Le gaz lacrymogène israélien blesse un député libanais lors d'une altercation à la frontière

Une capture d'écran d'une vidéo montrant le député libanais Qassem Hachem et quelques journalistes souffrant de brûlures mineures (Photo, Twitter).
Une capture d'écran d'une vidéo montrant le député libanais Qassem Hachem et quelques journalistes souffrant de brûlures mineures (Photo, Twitter).
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Publié le Dimanche 16 juillet 2023

Le gaz lacrymogène israélien blesse un député libanais lors d'une altercation à la frontière

  • Qassem Hachem déclare qu'Israël nous empêche «d'accéder à des terres qui appartiennent à nos ancêtres»
  • L'armée libanaise s'est mise en état d'alerte à la suite de l'attentat, tandis que des patrouilles de maintien de la paix de l'ONU se sont précipitées sur les lieux pour calmer la situation

BEYROUTH : Un député libanais et plusieurs journalistes ont subi des brulures légères après que les troupes israéliennes ont lancé des grenades fumigènes et lacrymogènes sur le groupe lors d'une visite à la frontière des fermes de Chebaa, une bande de territoire contestée près du plateau du Golan occupé par Israël, samedi.

La délégation des médias, accompagnée du député Qassem Hachem, s'est avancée jusqu'à quelques mètres des troupes israéliennes avant que les soldats ne se mettent en position de combat et n'avertissent le groupe de ne pas s'approcher davantage.

L'armée libanaise s'est mise en état d'alerte à la suite de l'attaque, tandis que des patrouilles de maintien de la paix de l'ONU se sont précipitées sur les lieux pour calmer la situation.

Hachem a ensuite déclaré à Arab News : «Nous nous trouvions sur le territoire libanais, mais les forces israéliennes, agressives de nature, n'ont épargné personne et ont utilisé toutes sortes de bombes d'intimidation pour nous repousser.»

«J'ai été touché à la jambe et à la main, mais les brûlures et les blessures sont mineures», a-t-il indiqué.

Le député a déclaré qu'il avait crié aux soldats israéliens : «Cette terre est la nôtre et vous êtes des agresseurs. C'est notre droit et nous n'y renoncerons pas.»

Il a signalé que la délégation des médias s'est rendue dans la région pour rappeler à Israël que «c'est notre terre et qu'elle n'est pas susceptible d'être annexée».

La visite n'a rien à voir avec le renouvellement du mandat des forces de la Finul le mois prochain, a affirmé le député.

Hachem, qui est originaire des fermes de Chebaa, a révélé que sa famille a hérité des terres dans la région qui ont été inscrites au cadastre libanais en 1943, avant même la création d'Israël.

«Ce droit n'est pas négociable», a-t-il insisté.

Il a poursuivi que ni les fermes de Chebaa ni la zone située au nord de la ville de Ghajar ne sont incluses dans la démarcation de la ligne bleue ou dans la ligne de retrait, et que le Liban considère cette zone comme un territoire libanais.

Israël a établi des stations de sports d'hiver sur ces terres fertiles et productives, a-t-il ajouté.

Les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchuba et le plateau du Golan forment un triangle stratégique entre le Liban, la Palestine et la Syrie.

Candice Ardell, directrice adjointe du bureau d'informations publiques de la Finul, a déclaré que des dizaines de personnes avaient franchi la Ligne bleue sud près de Bustra tôt samedi, et que l'armée israélienne avait riposté par des tirs de gaz lacrymogènes.

Les forces de maintien de la paix de la Finul, ainsi que les troupes libanaises et israéliennes, étaient toutes présentes sur le site, et la situation est désormais calme, a-t-elle indiqué.

Le général Aroldo Lazaro, chef de la mission de la Finul et commandant de la force, s'est entretenu avec les autorités des deux côtés de la Ligne bleue, a-t-elle mentionné.

Ardell a signalé que plusieurs incidents avaient fait monter la tension ces derniers jours.

«Grâce à l'engagement des parties de part et d'autre de la ligne bleue, ces incidents n'ont pas dégénéré», a-t-elle reconnu.

«Nous encourageons tout le monde à continuer à faire preuve du même niveau de retenue dans les heures et les jours à venir», a-t-elle espéré.

Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait renouveler le mandat des forces de la Finul dans le sud du Liban pour une année supplémentaire, d'ici la fin du mois d'août.

Le ministère libanais des Affaires étrangères a soutenu samedi que le ministre des Affaires étrangères «n'a pas demandé d'amendement à la mission de la Finul dans la prochaine résolution concernant la liberté de mouvement de ces forces».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

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Le Conseil des ministres saoudien condamne les attaques iraniennes et affirme le droit du Royaume à se défendre

La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
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  • Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles

RIYAD : Le Conseil des ministres d’Arabie saoudite a fermement condamné mardi les attaques iraniennes visant le Royaume, les États du Golfe et d’autres pays de la région, affirmant qu’elles menacent la sécurité régionale et violent le droit international.

La session du Conseil, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence, a réaffirmé le droit de l’Arabie saoudite de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles et des drones ayant tenté de viser des sites et des installations dans le pays.

Le prince héritier a informé le Conseil des récents entretiens téléphoniques qu’il a eus avec les dirigeants de plusieurs pays dans le cadre de consultations en cours sur les évolutions régionales et leurs répercussions sur la stabilité régionale et internationale.

Dans une déclaration à l'agence de presse saoudienne, le ministre de l’Information Salmane bin Yousef Al-Dossari a indiqué que le Conseil avait également examiné les efforts de l’Arabie saoudite pour renforcer la coordination et la coopération avec ses partenaires du Golfe et du monde arabe afin de faire face aux défis régionaux actuels.

Le Conseil a salué les déclarations issues des récentes réunions entre le Conseil de coopération du Golfe et l’Union européenne, ainsi que celles de la Ligue arabe, qui ont condamné les attaques iraniennes. 

Le Conseil a également évoqué la prochaine Journée du drapeau saoudien, célébrée le 11 mars, la décrivant comme un symbole de l’histoire du Royaume, de son identité nationale et de ses principes fondateurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth et sa banlieue

La fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de la capitale libanaise, Beyrouth, le 10 mars 2026. (AFP)
La fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de la capitale libanaise, Beyrouth, le 10 mars 2026. (AFP)
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  • Israël a mené de nouvelles frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, visant des infrastructures du Hezbollah Depuis début mars, près de 500 personnes ont été tuées et environ 760.000 déplacées au Liban. Depuis début mars, près de 500 personnes ont été tuée
  • Pour la deuxième fois depuis le début de la guerre début mars, le centre de la capitale a été touché, un appartement dans la zone d'Aïcha Bakkar ayant été frappé

BEYROUTH: Israël a mené mercredi de nouvelles frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, bastion du Hezbollah pro-iranien, alors que son offensive a fait quelque 760.000 déplacés au Liban.

Pour la deuxième fois depuis le début de la guerre début mars, le centre de la capitale a été touché, un appartement dans la zone d'Aïcha Bakkar ayant été frappé, a indiqué l'agence officielle Ani.

Cet organe a par ailleurs fait état d'un "raid violent" sur la banlieue sud de la capitale, régulièrement visé depuis dix jours. Des images en direct d'AFPTV ont montré des colonnes de fumée s'élevant des sites touchés.

L'armée israélienne avait annoncé plus tôt une vague de frappes sur Beyrouth, disant cibler "des infrastructures du Hezbollah".

Près de 500 personnes ont été tuées par les opérations israéliennes depuis le 2 mars, selon des chiffres officiels.

Et au moins 759.300 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée début mars en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

La représentante du HCR au Liban, Karolina Lindholm Billing, a averti mardi à Genève que "le nombre de personnes déplacées continue d'augmenter".

"La plupart ont fui précipitamment, presque sans rien, et cherchent refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans la région du nord du Liban et dans certaines parties de la Békaa", a-t-elle expliqué.

Dans l'immense Cité sportive à Beyrouth, un camp de toile a été installé pour accueillir les déplacés fuyant les bombes.

"Nous avons fui à pied à deux heures du matin et avons passé la première nuit dehors", sur le front de mer, a raconté mardi à l'AFP Fatima Chehadé, une habitante de la banlieue sud âgée 35 ans, mère de quatre enfants dont un bébé.

Mardi après-midi, de violentes frappes avaient déjà visé le sud de la capitale, pilonné depuis neuf jours.

Des images de l'AFPTV ont montré un nuage de fumée se dégager de ce quartier, qui abrite en temps normal entre 600.000 et 800.000 habitants.

Dans le sud du Liban, l'armée israélienne a également frappé mardi le secteur de Tyr, après avoir exhorté la population à évacuer.

Selon Ani, le maire et un conseiller municipal de la ville de Jwaya, près de Tyr, ont été tués.

Des raids "successifs" sur la ville de Qana, également près de Tyr, ont fait cinq morts et cinq blessés, selon le ministère de la Santé mercredi.

Près de la frontière avec Israël, des combattants du Hezbollah ont attaqué à plusieurs reprises des troupes israéliennes près des villes frontalières de Khiam et d’Odaisseh, a déclaré la formation libanaise dans un communiqué.

L’Ani a également fait état d'"affrontements entre le Hezbollah (...) et une force ennemie en périphérie de la localité d'Aitaroun", dans ce secteur.

Israël a enjoint à plusieurs reprises les habitants d'évacuer une vaste zone du sud, s'étendant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de km plus au nord.

Les derniers habitants d'un village chrétien frontalier avec Israël, Alma Al-Chaab, qui avaient résisté aux avertissements israéliens, ont été évacués mardi par les Casques bleus, selon une source de l'ONU et un correspondant de l'AFP.

"83 personnes sont parties, personne n'est resté parce qu'ils se sentaient en danger", a indiqué à l'AFP le maire du village, Chadi Sayah.

La plaine orientale de la Békaa, un bastion du Hezbollah frontalier de la Syrie, est également pilonnée par l'armée israélienne.

Mardi, les présidents libanais, Joseph Aoun, et syrien, Ahmad al-Chareh, sont convenus de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident frontalier, a annoncé la présidence à Beyrouth.

La Syrie avait dénoncé dans la nuit des tirs d'artillerie du Hezbollah pro-iranien vers son territoire.


L’Arabie saoudite intercepte des missiles balistiques visant la base aérienne Prince Sultan

Plusieurs missiles balistiques visant l’Arabie saoudite ont été interceptés. (REUTERS)
Plusieurs missiles balistiques visant l’Arabie saoudite ont été interceptés. (REUTERS)
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  • Le Conseil des ministres saoudien a fermement condamné mardi les attaques iraniennes visant le Royaume

RIYAD : L’Arabie saoudite a abattu sept missiles balistiques, a annoncé le ministère de la Défense tôt mercredi.

Six des missiles visaient la base aérienne Prince Sultan, tandis qu’un autre a été intercepté alors qu’il se dirigeait vers la Province orientale.

Cinq drones ont également été abattus alors qu’ils se dirigeaient vers le champ pétrolier de Shaybah, dans le Rub al-Khali (le Quart Vide).

Onze autres drones ont été détruits à Al-Kharj, Hafar Al-Batin et dans d’autres zones de la Province orientale, a indiqué le ministère.

La guerre, lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, s’est intensifiée, affectant la stabilité régionale et déclenchant une crise énergétique mondiale.

Mardi, le Conseil des ministres saoudien a fermement condamné les attaques iraniennes visant le Royaume, les États du Golfe et d’autres pays de la région, affirmant qu’elles menacent la sécurité régionale et violent le droit international.

La session du Conseil, présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane par visioconférence, a réaffirmé le droit de l’Arabie saoudite de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Le Brent a atteint un niveau historique de 120 dollars le baril lundi avant de redescendre à 90 dollars mardi.

Amin Nasser, directeur général de Saudi Aramco, le premier exportateur mondial de pétrole, a déclaré aux journalistes : « Les conséquences pour les marchés pétroliers mondiaux seraient catastrophiques, et plus la perturbation se prolongera… plus les conséquences pour l’économie mondiale seront graves. »

La Maison-Blanche a déclaré que les prix de l’essence chuteront une fois que les objectifs des États-Unis dans la guerre seront atteints.

Le conflit pourrait se prolonger pendant des mois, malgré les propos du président américain Donald Trump affirmant qu’il pourrait toucher à sa fin. Mais les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré qu’il prendra fin lorsqu’ils en décideront. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com