Syrie: L'EI revendique un attentat autour d'un sanctuaire chiite près de Damas

Des personnes et des membres de la sécurité intérieure inspectent le site d'un attentat à la bombe, à l'extérieur de la ville sanctuaire de Sayeda Zeinab, au sud de la capitale Damas, le 27 juillet 2023 (Photo, Reuters).
Des personnes et des membres de la sécurité intérieure inspectent le site d'un attentat à la bombe, à l'extérieur de la ville sanctuaire de Sayeda Zeinab, au sud de la capitale Damas, le 27 juillet 2023 (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 29 juillet 2023

Syrie: L'EI revendique un attentat autour d'un sanctuaire chiite près de Damas

  • Jeudi soir, au moins six personnes ont été tuées et plus de 20 autres blessées dans l'explosion d'un engin près du sanctuaire chiite
  • Le groupe djihadiste a affirmé que certains de ses combattants avaient réussi à contourner les restrictions de sécurité et ont «pu garer et faire exploser une moto piégée»

BEYROUTH: Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué vendredi l'attaque à l'engin explosif survenue la veille au sud de Damas, près du mausolée de Sayeda Zeinab, un haut lieu de pèlerinage chiite en Syrie.

Jeudi soir, au moins six personnes ont été tuées et plus de 20 autres blessées dans l'explosion d'un engin près du sanctuaire chiite, selon les autorités syriennes.

Dans un communiqué diffusé sur l'application de messagerie Telegram vendredi soir, le groupe djihadiste a affirmé que certains de ses combattants avaient réussi à contourner les restrictions de sécurité et ont "pu garer et faire exploser une moto piégée jeudi lors d'un rassemblement de pèlerins chiites".

Ces derniers jours, les autorités avaient renforcé les mesures de sécurité dans la zone à la veille de l'Achoura, la plus importante fête musulmane chiite.

Dans son communiqué, l'EI a également revendiqué "un autre attentat à la bombe" visant cette fois "un bus transportant des pèlerins chiites dans le même secteur, faisant au moins deux blessés et détruisant le bus".

Avec sa mosquée aux céramiques turquoise et à la coupole d'or dans le style iranien, le complexe de Sayeda Zeinab est défendu, depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, par des miliciens chiites, notamment libanais et irakiens, aux côtés de l'armée de Damas.

En février 2016, un double attentat suicide revendiqué par l'EI et perpétré à 400 mètres du mausolée avait fait 134 morts, dont plus de 90 civils.

Quelques semaines plus tôt, l'EI avait également revendiqué une triple explosion près du sanctuaire, qui avait fait au moins 70 morts.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Syrie et en Irak, l'EI a vu son "califat" autoproclamé vaciller sous le coup d'offensives successives lancées dans ces deux pays avec le soutien d'une coalition internationale antidjihadiste.

La défaite de l'EI en Syrie a été proclamée en 2019, mais la coalition est restée dans le pays pour lutter contre des cellules djihadistes qui continuent d'y opérer.

La conflit en Syrie a fait depuis 2011 plus d'un demi-million de morts, ravagé les infrastructures et déplacé des millions de personnes.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.