Maroc: plusieurs ONG demandent la libération du chef du «Hirak» du Rif

L'activiste marocain Nasser Zefzafi frappe sur une marmite lors d'une manifestation dans la ville d'al-Hoceima, dans le nord du pays, le 6 mai 2017 (Photo, AFP).
L'activiste marocain Nasser Zefzafi frappe sur une marmite lors d'une manifestation dans la ville d'al-Hoceima, dans le nord du pays, le 6 mai 2017 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 11 août 2023

Maroc: plusieurs ONG demandent la libération du chef du «Hirak» du Rif

  • Cinq organisations internationales de défense des droits humains ont appelé à la libération de Nasser Zefzafi
  • L'état de santé de l'activiste du Rif, âgé de 43 ans, «continue à se dégrader en prison», ont dénoncé les ONG

RABAT: Cinq organisations internationales de défense des droits humains ont appelé à la libération de Nasser Zefzafi, chef emprisonné du mouvement de contestation du "Hirak" qui a agité la région du Rif, dans le nord du Maroc, entre 2016 et 2017, a-t-on appris vendredi.

A l'occasion de la Journée internationale des populations autochtones mercredi, Amnesty International, Center for Victims of Torture, Freedom House, Human Rights Watch et POMED (Project on Middle East Democracy) ont réclamé dans un communiqué "la libération immédiate et inconditionnelle de Nasser Zefzafi" qui purge une peine de 20 ans de prison.

Amnesty a invité à écrire aux autorités marocaines pour qu'elles veillent "à ce que Nasser Zefzafi soit libéré immédiatement et sans condition et que sa condamnation soit annulée".

L'état de santé de l'activiste du Rif, âgé de 43 ans, "continue à se dégrader en prison", ont dénoncé les ONG.

Le "Hirak du Rif", région berbérophone historiquement frondeuse, a été déclenché par la mort à Al Hoceïma, en octobre 2016, d'un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en tentant de s'opposer à la saisie de sa marchandise.

Des centaines de militants de ce mouvement de contestation socio-économique ont été ensuite incarcérés, selon des estimations d'associations. La plupart ont purgé leur peine ou ont été graciés.

Huit membres du "Hirak" sont toujours détenus, dont M. Zefzafi et Najib Ahemjik, condamnés à 20 ans de prison en juin 2018 notamment pour "complot visant à porter atteinte à la sécurité de l'Etat", atteinte à la "fidélité que les citoyens doivent à l'Etat et aux institutions du peuple marocain" et "incitation à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume".

Selon Amnesty, le procès de M. Zefzafi a été entaché "d'irrégularités basées sur des 'aveux' dont Nasser a affirmé devant le tribunal qu'ils lui avaient été arrachés sous la torture et d'autres formes de mauvais traitements".

Des partis politiques et les défenseurs des droits humains au Maroc ont critiqué la sévérité des peines infligées aux militants rifains et appellent régulièrement à la libération des derniers détenus du "Hirak" de 2016-2017.

Les autorités marocaines, elles, ont toujours assuré que le processus judiciaire était conforme aux normes internationales.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.