Hamza Bennani Smires: quand la musique s’invite en entreprise

 Naviguant entre le monde des entreprises et sa passion musicale, Hamza a développé une perspective unique. (Photo, fournie)
Naviguant entre le monde des entreprises et sa passion musicale, Hamza a développé une perspective unique. (Photo, fournie)
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Publié le Lundi 14 août 2023

Hamza Bennani Smires: quand la musique s’invite en entreprise

  • «J'ai intégré le monde de l'entreprise en sachant déjà que j'allais y passer un temps relativement limité, puisque mon objectif, c'était de devenir musicien professionnel.»
  • Le rythme effréné du parcours de Bennani Smires reflète sa détermination à jongler entre le monde des entreprises et sa passion musicale

Casablanca: Au croisement de la mélodie musicale et des interactions humaines se trouve Hamza Bennani Smires, à la fois trompettiste et compositeur, familier de la scène culturelle marocaine. Professeur de musique à l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), il façonne un atelier musical novateur à destination des entreprises et des organisations publiques.

«Mon concept vise à définir une esthétique de musique marocaine moderne inspirée des traditions locales mais également teintée d'éléments de jazz et de musique classique issus de ma formation musicale», explique-t-il. Comment cette harmonie inattendue entre musique et ressources humaines revelle elle une nouvelle symphonie dans les dynamiques d'équipe en entreprise?

La mélodie du parcours

Le parcours de Bennani Smires, amorcé dans le cabinet de consulting RH Accenture à Paris, dévoile une dualité captivante. Naviguant entre le monde des entreprises et sa passion musicale, Hamza a développé une perspective unique. «J'avais déjà un plan en tête pendant mes études. Je voulais vraiment faire de la musique, mais avec mes propres moyens.»

Les études en sciences et en ressources humaines ont nourri sa curiosité pour les affaires tout en préservant son amour pour la musique. «J'ai intégré le monde de l'entreprise en sachant déjà que j'allais y passer un temps relativement limité, puisque mon objectif, c'était de devenir musicien professionnel.»

L'harmonie des mondes

C'est de cette fusion d'expériences qu'est né l'atelier musical pour les entreprises. L’artiste a perçu la synergie potentielle entre la musique et la gestion des ressources humaines, créant ainsi une approche unique pour le développement professionnel. «L'objectif était clair: offrir une expérience artistique immersive aux collaborateurs, stimulant leur créativité et renforçant leur cohésion.» Il s'agissait de combler un écart entre deux mondes: «Je trouvais dommage qu'il n'y ait pas de rapport entre les deux, que ce serait intéressant, que ce serait du win-win pour tout le monde d'apporter des prestations artistiques au sein de l'entreprise pour faire du bien aux collaborateurs, les valoriser, leur permettre d'ouvrir leur esprit sur des choses auxquelles ils ne s'intéressent pas particulièrement et d’être tout aussi efficaces dans le travail.»

«À travers cet atelier, je vise à unir les mondes de la musique et de l'entreprise, en créant des liens tangibles entre des univers en apparence différents. Chaque participant en ressort avec une perspective nouvelle sur la collaboration.»

Hamza Bennani Smires

Le rythme effréné du parcours de Bennani Smires reflète sa détermination à jongler entre le monde des entreprises et sa passion musicale. «Lors des trois années passées à Accenture, j'ai animé plusieurs événements pour mes collègues. J'étais en cabinet de consulting et, en même temps, je poursuivais mes études de musique le soir et les week-ends. C'était assez intense, je dormais peu, mais ça m'a énormément servi.» Cette dualité a nourri sa force et sa persévérance pour réaliser son rêve de devenir un musicien professionnel.

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Hamza Bennani Smires anime un atelier de musique à l'Université Mohammed VI Polytechnique. (Fournie)

La fusion des influences

«Lorsqu’il s’agit de composer de la musique, très souvent, ce qui te vient à l'esprit, c'est comme une espèce de synthèse un peu magique de tout ce que tu as écouté ou de tous les éléments musicaux qui t'ont plu.» Hamza Bennani Smires trouve l'inspiration dans un mélange instinctif de sa culture d'origine, la musique marocaine, et des éléments de sa formation en musique classique et en jazz.

Cette démarche de fusion entre influences multiples permet de comprendre la culture marocaine et sa musique, offrant ainsi une expérience humaine enrichissante. C’est pour cette raison que les ateliers de Hamza sont très sollicités par les cabinets de consulting qui traitent avec «des populations étrangères au Maroc désireuses de comprendre les éléments culturels du pays».

«Les interactions musicales servent de métaphore, reflétant les dynamiques d'une équipe en entreprise. Chacun a une fonction qui est plus ou moins définie. Il faut pouvoir travailler ensemble, respecter des règles, mais aussi avoir un espace de liberté pour l'improvisation, comme dans la musique.»

Hamza Bennani Smires

L'atelier se déroule en plusieurs phases, guidant les participants à travers une exploration immersive. Dès le départ, l’artiste explique les bases de la musique et son universalité. Par le chant et le rythme, les participants ressentent les éléments musicaux de manière concrète. «On chante des gammes, on chante des accords. Le fait de chanter des accords introduit le concept de polyphonie.» Le parallélisme entre la musique et l'entreprise se dessine alors, tout comme chaque membre d'une équipe a un rôle spécifique mais aussi un espace d'expression.

Une note finale

L'atelier culmine avec un concert privé de Hamza Bennani Smires, où il joue ses compositions accompagné de musiciens choisis avec soin. Bien plus qu'une simple représentation, ce concert renforce les concepts abordés pendant l'atelier, scellant l'expérience de chaque participant. «À chaque fois, j'ai été vraiment surpris de l'intérêt que ça suscitait auprès des collaborateurs et, à la fin, il y a un vrai échange avec tous les musiciens et non seulement avec moi.» Cette dynamique offre une chance rare aux participants d’interagir avec les artistes passionnés, d'enrichir leur compréhension de la musique et de plonger dans l'univers créatif qui anime Bennani Smires et son équipe.

Au-delà des titres et des rôles, cet atelier rappelle que chaque individu, qu'il soit mélodieux ou rythmique dans sa contribution, joue un rôle essentiel dans la symphonie collective de l'entreprise.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com