Le président égyptien et le roi de Jordanie s'entretiennent avant le sommet avec le dirigeant palestinien

Le roi Abdallah II de Jordanie, le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas lors d'un sommet trilatéral à El-Alamein, sur la côte nord de l'Égypte, le 14 août 2023 (Photo, Palais royal jordanien via AFP).
Le roi Abdallah II de Jordanie, le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas lors d'un sommet trilatéral à El-Alamein, sur la côte nord de l'Égypte, le 14 août 2023 (Photo, Palais royal jordanien via AFP).
Le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi accueille le roi de Jordanie Abdallah II à l'aéroport international d'El-Alamein le 14 août 2023 (Photo, Palais royal jordanien via AFP).
Le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi accueille le roi de Jordanie Abdallah II à l'aéroport international d'El-Alamein le 14 août 2023 (Photo, Palais royal jordanien via AFP).
Le roi Abdallah II de Jordanie, le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas lors d'un sommet trilatéral à El-Alamein, sur la côte nord de l'Égypte, le 14 août 2023 (Photo, Palais royal jordanien via AFP).
Le roi Abdallah II de Jordanie, le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas lors d'un sommet trilatéral à El-Alamein, sur la côte nord de l'Égypte, le 14 août 2023 (Photo, Palais royal jordanien via AFP).
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Publié le Mardi 15 août 2023

Le président égyptien et le roi de Jordanie s'entretiennent avant le sommet avec le dirigeant palestinien

  • Abdel Fattah el-Sissi et le roi Abdallah II discutent des relations bilatérales avant de participer à un sommet tripartite avec le président Mahmoud Abbas sur les développements de la cause palestinienne
  • Dans le communiqué final du sommet, El-Sissi et Abbas soulignent l'importance de la garde historique hachémite des lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, a reçu lundi la visite du roi Abdallah II de Jordanie. Leur rencontre a eu lieu avant un sommet tripartite le même jour entre l'Égypte, la Jordanie et la Palestine, dans la ville de New Alamein, sur la côte nord-ouest, pour discuter des derniers développements de la cause palestinienne.

Ahmed Fahmy, porte-parole de la présidence égyptienne, a déclaré que le président et le roi avaient discuté d'un certain nombre de questions et exprimé leur satisfaction quant aux relations privilégiées entre leurs pays.

Ils ont également fait part de leurs aspirations à renforcer leurs relations dans l'intérêt de leurs nations et de leurs peuples, au niveau bilatéral et dans le cadre d'un mécanisme de coopération tripartite avec l'Irak, en particulier aux niveaux économique et commercial, et ont examiné un certain nombre de questions régionales et internationales d'intérêt commun.

Les deux dirigeants ont également passé en revue les développements liés à la question palestinienne et sont convenus de renforcer les efforts de leurs nations pour apporter un soutien total aux «frères de Palestine et œuvrer à la relance du processus de paix» afin de contribuer à une solution juste et globale à la question palestinienne, conformément à la légitimité internationale.

Le roi Abdallah a remercié l'Égypte et El-Sissi d'avoir accueilli le sommet tripartite, puis les deux dirigeants ont rejoint le président palestinien, Mahmoud Abbas, pour la réunion.

Au cours d'une réunion tripartite, les dirigeants ont discuté du «développement de la cause palestinienne» et ont exprimé leur soutien à une «solution à deux États» au conflit israélo-palestinien, avec Jérusalem-Est comme future capitale palestinienne, a déclaré Fahmy dans un communiqué ultérieur.

Dans le communiqué final du sommet, El-Sissi et M. Abbas ont souligné l'importance de la tutelle historique hachémite sur les lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem et son rôle dans la préservation de leur identité arabe.

La semaine dernière, le Premier ministre égyptien, Moustafa Madbouli, a coprésidé la 31e session du comité supérieur jordano-égyptien avec son homologue jordanien, Bishr al-Khasawneh, au bureau de ce dernier à Amman.

Au cours de la réunion, ils ont assisté à la signature de 12 accords visant à renforcer la coopération bilatérale dans un certain nombre de secteurs dont un protocole d'accord pour la coopération dans le domaine des politiques économiques et de développement, et d'autres relatifs aux contrôles financiers, à un programme exécutif de protection de l'environnement et au domaine des affaires sociales.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.