Casques bleus blessés à Chypre: la Turquie juge la déclaration de l'ONU «déconnectée de la réalité»

L’incident s'est produit à Pyla, le seul village où vivent côte à côte des Chypriotes grecs et turcs, sur la ligne verte surveillée par l'ONU (Photo, AFP).
L’incident s'est produit à Pyla, le seul village où vivent côte à côte des Chypriotes grecs et turcs, sur la ligne verte surveillée par l'ONU (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 22 août 2023

Casques bleus blessés à Chypre: la Turquie juge la déclaration de l'ONU «déconnectée de la réalité»

  • «La déclaration du Conseil de Sécurité des Nations unies est complètement déconnectée des réalités du terrain», a affirmé le ministère qui met en cause les Casques bleus dans l'incident
  • L'incident, l'un des plus graves depuis plusieurs années, a suscité des condamnations internationales

ANKARA: Le ministère turc des Affaires étrangères a jugé mardi "déconnectée de la réalité" la condamnation par l'ONU de l'incident survenu vendredi à Chypre, où, selon l'organisation, des forces chypriotes-turques ont attaqué des Casques bleus tentant de bloquer la construction d'une route controversée.

"La déclaration du Conseil de Sécurité des Nations unies est complètement déconnectée des réalités du terrain. Plutôt que d'apporter une contribution positive au problème, cette déclaration rend le processus plus difficile", a affirmé le ministère qui met en cause les Casques bleus dans l'incident.

"La notification concernant les travaux routiers a été faite longtemps à l'avance. L'intervention physique des Casques bleus (...) a provoqué les tensions", a-t-il ajouté.

L'incident, l'un des plus graves depuis plusieurs années, a suscité des condamnations internationales. Il s'est produit à Pyla (Pile en turc), le seul village où vivent côte à côte des Chypriotes grecs et turcs, sur la Ligne verte surveillée par l'ONU.

La Ligne verte, ou zone tampon, divise l'île entre la République de Chypre, membre de l'Union européenne et exerçant son autorité au sud, et la République turque de Chypre-Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue uniquement par la Turquie, qui a envahi le tiers nord de l'île en 1974 en réponse à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs souhaitant rattacher le pays à la Grèce.

L'ONU a indiqué que quatre Casques bleus avaient été blessés et que ses véhicules avaient été endommagés alors qu'ils tentaient de bloquer "des travaux de construction non autorisés" près de Pyla.

Tentative de rapprochement Ankara-UE

A l'issue d'une réunion à huis clos lundi, le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné les attaques, qui pourraient "constituer un crime en vertu du droit international".

"Cette action est contraire aux résolutions du Conseil de sécurité et constitue une violation du statu quo dans la zone tampon de l'ONU", ont insisté les 15 membres du Conseil.

L'incident est survenu alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan tente de renouer avec ses alliés occidentaux, en espérant une réouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

"Nous attendons que l'UE puisse réviser sa position endurcie" à propos de la Turquie, a affirmé mardi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan.

"Résoudre la question de Chypre conformément aux résolutions des Nations Unies sera la clé du réengagement avec la Turquie", a cependant affirmé en juillet le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borell.

Les négociations pour l'adhésion de la Turquie, démarrées en 2005, sont profondément enlisées, au point que l'UE les a déclarées en 2018 "au point mort" en raison d'une politique jugée contraire aux intérêts européens et d'un "recul continu" des droits fondamentaux.

Les relations s'étaient très fortement tendues après la tentative manquée de putsch de juillet 2016 et la répression touchant opposants et journalistes qui a suivi.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.