KSrelief et le PAM vont fournir de la nourriture aux réfugiés syriens en Jordanie

Le superviseur général adjoint du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief), Ahmed al-Bayez, et le représentant du PAM dans le CCG, Mageed Yahia, ont signé l’accord par vidéoconférence (Photo, SPA)
Le superviseur général adjoint du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief), Ahmed al-Bayez, et le représentant du PAM dans le CCG, Mageed Yahia, ont signé l’accord par vidéoconférence (Photo, SPA)
Le superviseur général adjoint du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief), Ahmed al-Bayez, et le représentant du PAM dans le CCG, Mageed Yahia, ont signé l’accord par vidéoconférence (Photo, SPA)
Le superviseur général adjoint du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief), Ahmed al-Bayez, et le représentant du PAM dans le CCG, Mageed Yahia, ont signé l’accord par vidéoconférence (Photo, SPA)
Short Url
Publié le Mercredi 30 août 2023

KSrelief et le PAM vont fournir de la nourriture aux réfugiés syriens en Jordanie

  • KSrelief accordera une subvention au PAM pour distribuer une aide alimentaire à 54 000 réfugiés syriens du camp de Zaatari
  • Le PAM a urgemment besoin de 23 millions de dollars supplémentaires pour continuer à fournir une aide alimentaire jusqu’à la fin de l’année

RIYAD: Le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) a conclu un accord de 6,8 millions de dollars (1 dollar = 0,92 euro) avec le Programme alimentaire mondial (PAM) afin de fournir une aide alimentaire aux réfugiés syriens en Jordanie.

KSrelief accordera une subvention au PAM pour distribuer une aide alimentaire à 54 000 réfugiés syriens du camp de Zaatari sous forme de bons électroniques mensuels à utiliser dans les magasins et les boulangeries du camp.

Dans un communiqué, le PAM indique que cette subvention permettrait de fournir un soutien indispensable aux réfugiés syriens vivant dans les camps et «arrive juste à temps pour éviter de nouvelles réductions imminentes de l’aide alimentaire».

Le superviseur général adjoint de KSrelief, Ahmed al-Bayez, et le représentant du PAM dans le CCG, Mageed Yahia, ont signé l’accord par vidéoconférence.

«C’est avec beaucoup d’optimisme que nous espérons que cette troisième phase d’aide aux réfugiés syriens réalisera ses objectifs et aura un impact considérable sur la réduction de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition auxquelles sont confrontés les réfugiés syriens», a déclaré M. Al-Bayez. 

«La contribution opportune du Royaume nous permettra de continuer à fournir une aide alimentaire essentielle aux réfugiés syriens dans les camps dans un contexte de manque pressant de fonds», a souligné le représentant du PAM et directeur de pays en Jordanie, Alberto Correia Mendes.

«Cette contribution témoigne du partenariat solide entre le Royaume et le PAM, qui s’est toujours efforcé d’aider les réfugiés à satisfaire leurs besoins alimentaires et de lutter contre la faim», a-t-il ajouté.

Malgré ce nouveau financement, le PAM a précisé qu’il avait urgemment besoin de 23 millions de dollars supplémentaires pour continuer à fournir une aide alimentaire jusqu’à la fin de l’année.

«En l’absence d’un financement supplémentaire en temps voulu, le PAM sera contraint de suspendre l’aide aux réfugiés à l’intérieur et à l’extérieur des camps en octobre», prévient l’agence onusienne dans un communiqué.

L’Arabie saoudite avait déjà octroyé une aide aux réfugiés syriens vivant dans les camps jordaniens en 2021 et 2022, à hauteur de 12,8 millions de dollars et de 6 millions de dollars, respectivement.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Short Url
  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.