Liban: Le renouvellement du mandat de la Finul reporté

L’ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, et le conseiller principal des États-Unis pour la sécurité énergétique, Amos Hochstein, s’entretiennent avec le Premier ministre sortant du Liban, Najib Mikati, à Beyrouth, le 30 août 2023 (Photo, Reuters).
L’ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, et le conseiller principal des États-Unis pour la sécurité énergétique, Amos Hochstein, s’entretiennent avec le Premier ministre sortant du Liban, Najib Mikati, à Beyrouth, le 30 août 2023 (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 31 août 2023

Liban: Le renouvellement du mandat de la Finul reporté

  • L’envoyé américain a entamé une visite de deux jours au Liban afin d’assurer le suivi de l’accord historique sur la frontière maritime conclu en octobre dernier
  • L’envoyé américain des affaires énergétiques était accompagné de l’ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea, qui a qualifié la réunion avec M. Berri d’«excellente et constructive»

BEYROUTH: Le Liban s’est engagé à maintenir la sécurité intérieure, a déclaré mercredi le président du Parlement, Nabih Berri, à l’envoyé américain pour la sécurité énergétique, Amos Hochstein, quelques heures avant qu’un vote de l’ONU sur le renouvellement du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays ne soit reporté.

M. Berri a évoqué «la profondeur des relations avec la Finul depuis 1978 et la volonté du Liban de maintenir sa stabilité et sa souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais».

L’envoyé américain a entamé une visite de deux jours au Liban afin d’assurer le suivi de l’accord historique sur la frontière maritime conclu en octobre dernier et de discuter des domaines d’intérêt mutuel et régional.

M. Hochstein a supervisé la démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël par le biais de négociations indirectes menées avec la médiation des États-Unis. Le Liban attend les résultats de l’exploration du Bloc 9, initiée par TotalEnergies. On estime qu’il faudra soixante jours pour vérifier la viabilité de l’exploitation commerciale du gaz dans ce bloc.

L’envoyé américain pour les affaires énergétiques était accompagné de l’ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea, qui a qualifié la réunion avec M. Berri d’«excellente et constructive».

Parlement et Hezbollah

Le premier jour de sa visite, M. Hochstein s’est également entretenu avec le Premier ministre sortant, Najib Mikati, et le ministre de l’Énergie, Walid Fayad.

La visite de M. Hochstein a été organisée à l’invitation du consortium tripartite d’exploration pétrolière et gazière dans les eaux libanaises, composé de la société française TotalEnergies, de la société italienne Eni et de la société qatarie Qatar Energy. Elle intervient quelques jours après que TotalEnergies a lancé son exploration pétrolière dans le Bloc 9, et alors que des préparatifs sont en cours pour une mission liée à des campagnes d’exploration dans le Bloc 8.

L’envoyé américain, accompagné de M. Fayad et de responsables de TotalEnergies, devrait visiter une plate-forme pétrolière au cours de son séjour au Liban.

Quelques heures après l’arrivée de M. Hochstein, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, est arrivé au Liban pour une visite non programmée. Sa visite dans le pays fait suite à son dernier voyage à Riyad, au cours duquel il s’est entretenu avec les dirigeants saoudiens.

Le ministre iranien prévoit notamment des rencontres avec le président du Parlement, Nabih Berri, le Premier ministre sortant, Najib Mikati, ainsi qu’avec les dirigeants du Hezbollah.

L’ambassadeur iranien au Liban, Mojtaba Amani, a indiqué sur le réseau X (anciennement connu sous le nom de Twitter) que l’agenda de M. Abdollahian comprend «des entretiens et des réunions avec des responsables libanais concernant des questions d’intérêt commun». 

«Cette visite reflète la politique de l’Iran et son rôle constructif dans le soutien à la stabilité et à la prospérité du Liban», a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.