Netanyahou se soucie-t-il des Palestiniens de Cisjordanie qui subissent la violence des colons juifs ?

Cette photo prise le 27 février 2023 montre une vue aérienne d'une casse où des voitures ont été incendiées pendant la nuit lors d'une attaque par des colons juifs sur la ville palestinienne de Huwara, près de Naplouse, en Cisjordanie occupée (Photo, AFP).
Cette photo prise le 27 février 2023 montre une vue aérienne d'une casse où des voitures ont été incendiées pendant la nuit lors d'une attaque par des colons juifs sur la ville palestinienne de Huwara, près de Naplouse, en Cisjordanie occupée (Photo, AFP).
Des maisons et des véhicules ont été incendiés et des villages attaqués au milieu d'une vague de violence des colons juifs visant les Palestiniens en Israël et en Cisjordanie (Photo, AFP).
Des maisons et des véhicules ont été incendiés et des villages attaqués au milieu d'une vague de violence des colons juifs visant les Palestiniens en Israël et en Cisjordanie (Photo, AFP).
Des maisons et des véhicules ont été incendiés et des villages attaqués au milieu d'une vague de violence des colons juifs visant les Palestiniens en Israël et en Cisjordanie (Photo, AFP).
Des maisons et des véhicules ont été incendiés et des villages attaqués au milieu d'une vague de violence des colons juifs visant les Palestiniens en Israël et en Cisjordanie (Photo, AFP).
Des policiers anti-émeutes israéliens entourent Itamar Ben-Gvir, membre de la Knesset et chef du parti d'extrême droite Force Juive (Otzma Yehudit), alors qu'il dirige des colons construisant des maisons illégales dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, annexée par Israël, le 10 mai 2021 (Photo, AFP).
Des policiers anti-émeutes israéliens entourent Itamar Ben-Gvir, membre de la Knesset et chef du parti d'extrême droite Force Juive (Otzma Yehudit), alors qu'il dirige des colons construisant des maisons illégales dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, annexée par Israël, le 10 mai 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 31 août 2023

Netanyahou se soucie-t-il des Palestiniens de Cisjordanie qui subissent la violence des colons juifs ?

  • Selon les experts, la rhétorique raciste et les crimes de haine sont aujourd'hui non seulement tolérés, mais aussi encouragés par l'État
  • Le cabinet de Netanyahou est composé d'hommes politiques d'extrême droite qui ont toujours milité en faveur de la suppression des droits des Palestiniens

DUBAÏ: Les violences anti-palestiniennes commises par les colons israéliens en Cisjordanie sont montées en flèche au cours de l'année passée, avec plus de 100 incidents signalés par les Nations unies rien que ce mois-ci et plus de 400 personnes chassées de leurs domiciles depuis le début de l'année.

Alors que des propriétés sont détruites et que de jeunes hommes sont victimes d'attaques armées de colons, la question que se posent de nombreux Palestiniens et leurs sympathisants internationaux est la suivante : le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s'en préoccupe-t-il ?

Le Cabinet israélien étant désormais rempli de politiciens d'extrême droite et hyper-religieux qui ont déjà milité pour la suppression des droits des Palestiniens, les analystes et les observateurs affirment que la violence des colons n'est pas seulement tolérée, mais qu'elle est en fait encouragée par l'État.

L'agression des colons contre les Palestiniens en Cisjordanie a été encouragée par le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qui a rempli son cabinet d'extrémistes juifs, selon les critiques (Photo, AFP).

Le journaliste et commentateur politique Osama al-Charif, basé à Amman, met en garde contre un avenir sombre pour les Palestiniens à mesure que le gouvernement israélien penche vers la droite.

«L'extrême droite est désormais au centre de la politique israélienne après avoir été en marge pendant des décennies», a déclaré Al-Charif à Arab News.

«Le nationalisme juif, dans sa forme extrême, est désormais maître de la situation et défend ouvertement son programme, sans aucun regret. Nous pouvons donc nous attendre à voir des actes de violence encore plus graves de la part des colons soutenus par le gouvernement dans les prochains jours», a-t-il poursuivi.

«Cela pourrait aller jusqu'à refuser aux Palestiniens le droit de conduire leurs véhicules sur certaines routes, certains jours, voire indéfiniment. Ce gouvernement franchit toutes les lignes rouges et le monde entier l'observe», a-t-il averti.

La dernière flambée de violence des colons en Cisjordanie a commencé peu après l'avènement du nouveau gouvernement nationaliste d'extrême droite d'Israël en décembre 2022.

En plus de déclarer publiquement que la culture, l'histoire et le peuple palestiniens «n'existent pas», le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich (au centre), a encouragé la construction, l'expansion et la protection des colonies illégales en Cisjordanie (Photo, AFP).

Un grand nombre des nouveaux membres du Cabinet, tous nommés par Netanyahou, sont eux-mêmes des colons de Cisjordanie, notamment le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.

En outre, ces personnes ont joué un rôle actif dans la promotion de la construction, de l'expansion et de la protection des colonies illégales en Cisjordanie.

Au début de ce mois, Smotrich aurait prévu de demander au Cabinet un financement d'environ 180 millions de dollars (1 dollar = 0,91 euro) pour l'expansion et le soutien des communautés de colons en Cisjordanie. Il a également déclaré publiquement que la culture, l'histoire et le peuple palestiniens «n'existent pas».

Ben-Gvir a des antécédents encore plus flagrants de participation directe à la violence anti-arabe. En 2021, il a eu une altercation physique avec un membre arabe de la Knesset, Ayman Odeh, après que le premier a accusé le second de soutenir le terrorisme lors d'une visite à un agent détenu du Hamas.

Itamar Ben-Gvir, membre de la Knesset et chef du parti d'extrême droite Force Juive (Otzma Yehudit), se dispute avec un Palestinien dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, annexée par Israël, le 10 mai 2021 (Photo, AFP).

Deux mois plus tard, le futur ministre a été filmé en train de braquer une arme de poing sur des gardiens de parking arabes qui lui avaient demandé de déplacer son véhicule à Tel-Aviv.

L'année dernière, Ben-Gvir a participé à des affrontements entre des colons juifs israéliens et des résidents palestiniens dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, où il a été vu brandissant une arme et tentant d'inciter les forces de sécurité à tirer sur des Palestiniens qui lançaient des pierres.

Cette année, deux attaques de colons particulièrement violentes ont eu lieu en Cisjordanie. La première a été le carnage de Huwara, au cours de laquelle une foule de colons israéliens armés a attaqué le village palestinien de Huwara en représailles à l'assassinat de deux colons israéliens plus tôt dans la journée.

L'attaque a fait un mort et des centaines de blessés parmi les Palestiniens. Il s'agit de l'une des pires violences commises par des colons en Cisjordanie depuis des décennies. Pourtant, à la suite de l'incident, Smotrich a déclaré que le village devrait être «anéanti» par l'État israélien.

Quatre mois plus tard, en représailles au meurtre de quatre colons par le Hamas dans la colonie d'Eli en Cisjordanie, des centaines de colons ont attaqué la ville palestinienne de Turmus Ayya, faisant un mort et 12 blessés, et incendiant des dizaines de maisons et de véhicules.

Des soldats israéliens ont été accusés de favoriser l’appropriation des terres par les colons juifs en empêchant les Palestiniens lorsqu'ils tentent de protéger leurs terres (Photo, AFP).

«Les colons juifs israéliens opèrent librement en Cisjordanie, souvent avec l'autorisation, la protection et, parfois, la participation de l'armée et de la police israéliennes», a indiqué Ramzi Baroud, auteur et commentateur palestinien, à Arab News.

«Le gouvernement de Netanyahou leur laisse la possibilité de commettre des violences individuelles ou collectives dans de nombreuses régions de Cisjordanie, dans l'espoir d'apaiser des personnes comme Ben-Gvir et de préserver ainsi la stabilité de la coalition gouvernementale», a-t-il expliqué.

«Maintenant qu'ils sont au sommet de leur pouvoir, ils n'hésitent pas à exprimer cette nouvelle influence par une violence quotidienne», a ajouté Baroud.

EN CHIFFRES

  • Plus de 100 citoyens palestiniens d'Israël assassinés au cours des six premiers mois de 2023.
  • 591 incidents liés aux colons ayant fait des victimes palestiniennes, des dégâts matériels ou les deux au cours des six premiers mois de 2023.
  • 399 cas documentés de personnes issues de 7 communautés d'éleveurs palestiniens déplacées par la violence des colons.

(Source : UN OCHA & Abraham Initiatives)

Meir Javedanfar, commentateur des affaires israéliennes pour divers médias en langue persane, estime que les paroles et les actions du gouvernement Netanyahou nuisent considérablement aux relations d'Israël avec le monde arabe.

«Ce gouvernement est de loin le plus raciste de l'histoire d'Israël. Ses représentants ont à plusieurs reprises fait des déclarations racistes à l'encontre des Arabes. Ces déclarations nuisent aux relations d'Israël avec les pays arabes avec lesquels Israël a conclu des accords de paix et avec les voisins palestiniens d'Israël», a-t-il déclaré à Arab News.

«Les violences commises par des colons extrémistes à l'encontre de Palestiniens ont encore accru les tensions. La situation pourrait s'aggraver car le gouvernement a déclaré qu'il avait l'intention d'étendre considérablement les colonies en Cisjordanie.»

Javedanfar ne voit aucun effort de la part du Premier ministre pour mettre fin à ce comportement et à ces politiques. «Cela pourrait être dû à deux possibilités. Premièrement, si Netanyahou réprimande fermement ses partenaires de coalition et tente de réduire leurs déclarations et leurs activités, ils pourraient théoriquement quitter son gouvernement de coalition, provoquant ainsi son effondrement», a-t-il jugé.

«Deuxièmement, il est possible que Netanyahou soit d'accord avec eux. La bonne réponse est probablement une combinaison des deux.»

Que Netanyahou se préoccupe ou non de la violence des colons, le dirigeant israélien «a perdu le contrôle de la situation – les colons sont désormais son principal électeur et l'épine dorsale de son gouvernement», estime Baroud, le commentateur palestinien.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, montre une vue d'ensemble de la colonie israélienne de Har Homa (à l'arrière-plan), le 20 février 2020, au cours de laquelle il a annoncé son intention de construire des milliers de nouveaux logements pour les colons juifs dans la partie annexée de Jérusalem-Est (Photo, AFP).

Au-delà des attaques des colons et de la construction de colonies illégales en Cisjordanie, les Arabes vivant à l'intérieur des frontières convenues d'Israël, connus sous le nom de «Citoyens palestiniens d'Israël», connaissent une vague de violence intercommunautaire sans précédent, à laquelle l'État ne semble guère vouloir mettre un terme.

Selon Abraham Initiatives, une organisation à but non lucratif qui soutient la paix intercommunautaire et l'égalité des droits, plus de 100 citoyens palestiniens d'Israël ont été assassinés au cours des seuls six premiers mois de cette année, soit plus du double de la période correspondante de l'année dernière.

Baroud estime que l'autonomisation des colons et la montée de la violence «font partie d'une même stratégie», soulignant le fait que Ben-Gvir a demandé la formation de forces de la garde nationale – dont l'objectif est de réprimer les Palestiniens tant en Israël qu'en Palestine – qui relèveraient directement de son bureau.

«Tandis que le gouvernement israélien cherche des idées pour renforcer la surveillance, le maintien de l'ordre et la violence afin d'empêcher les Arabes palestiniens d'Israël de s'exprimer sur le plan politique, il n'a aucun plan pour contrôler la violence liée à la criminalité au sein de ces communautés», a-t-il signalé.

Selon les statistiques d'Abraham Initiatives, seuls 10 des meurtres de citoyens arabes signalés cette année ont fait l'objet d'une enquête de police. Baroud souligne que même ceux qui font l'objet d'une enquête sont rarement pris au sérieux par l'État.

«Les régions arabes palestiniennes d'Israël sont les moins bien financées par le budget de l'État dans tous les secteurs, notamment l'éducation, la santé, la création d'emplois, etc.»

Selon Baroud, de nombreuses initiatives locales ont essayé de réduire la violence criminelle au sein des communautés arabes, mais «la police de proximité n'est guère soutenue par l'État, et lorsque la majorité des délits ne font l'objet d'aucune enquête, et encore moins d'une résolution, il y a de grandes chances que la violence s'accroisse.

«Tout aussi important, la criminalité elle-même est le résultat de l'inégalité socio-économique et du manque d'investissement dans l'éducation et la création d'emplois», a -t-il expliqué.

Al-Charif qualifie la question de la criminalité dans les communautés arabes de «patate chaude pour Netanyahou», qui reconnaît le problème de la violence, «mais, en même temps, il doit assurer la coordination par l'intermédiaire de... Ben-Gvir, qui se soucie peu des Arabes et annonce ouvertement son racisme».

«Comme d'autres défis auxquels Israël est confronté, il faut une volonté politique de faire ce qu'il faut. Cela signifie que davantage de fonds seront alloués aux municipalités arabes et que davantage de policiers interviendront pour réprimer le crime organisé. Ces deux éléments constituent un problème pour son gouvernement de droite», a-t-il soutenu.

La réduction du taux de criminalité dans les zones arabes ne figure pas parmi les priorités de l'État israélien. Selon Al-Charif, la majorité du Cabinet israélien actuel a un objectif assez singulier à l'esprit.

«Ben-Gvir, Smotrich et d'autres membres du Cabinet ont un programme ouvert : annexer la Cisjordanie et acculer les Palestiniens au pied du mur», a-t-il précisé.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.