Selon un astronaute émirati, le jeune public du monde arabe «aspire à en savoir davantage sur l’espace»

Le monde arabe fourmille de jeunes «assoiffés d'en savoir plus sur l'espace» et «il est de notre responsabilité de leur transmettre les connaissances d'une manière intéressante», a déclaré samedi l'astronaute émirati Sultan al-Neyadi à The Guardian (WAM).
Le monde arabe fourmille de jeunes «assoiffés d'en savoir plus sur l'espace» et «il est de notre responsabilité de leur transmettre les connaissances d'une manière intéressante», a déclaré samedi l'astronaute émirati Sultan al-Neyadi à The Guardian (WAM).
Short Url
Publié le Lundi 04 septembre 2023

Selon un astronaute émirati, le jeune public du monde arabe «aspire à en savoir davantage sur l’espace»

  • M Al-Neyadi affirme qu’il s’est senti responsable, au cours de sa mission, d'apporter un peu de la culture arabe dans l'espace
  • Les images prises par l’astronaute émirati avec son propre appareil photo depuis la Station spatiale internationale et publiées en ligne ont suscité beaucoup d’enthousiasme

ABU DHABI: Le monde arabe fourmille de jeunes «assoiffés d'en savoir plus sur l'espace» et «il est de notre responsabilité de leur transmettre les connaissances d'une manière intéressante», a déclaré samedi l’astronaute émirati Sultan al-Neyadi à The Guardian.

Cité par l’agence de presse Emirates, à la suite de son entretien accordé au journal britannique, M. Al-Neyadi, 42 ans, soutient que le monde arabe espère en apprendre plus sur l’espace et il affirme qu’il était de son devoir de «transmettre au public ces découvertes sur l’espace de manière simple… en particulier aux jeunes. J’aimerais être une source d’information et d’inspiration pour eux. Il s’agit donc vraiment d’une grande responsabilité.»

The Guardian écrit: «Profondes et émouvantes, les chansons de la défunte icône égyptienne Oum Kalthoum ont été jouées d’innombrables fois dans les taxis et les cafés du monde arabe. Désormais, grâce aux goûts musicaux d’un astronaute émirati pionnier, elles ont trouvé leur chemin vers les salles blanches et stériles de la Station spatiale internationale.»

en bref

The Guardian indique que plus de la moitié des centaines de personnes qui se sont aventurées à travers les frontières de l’espace étaient des Américains. En effet, les voyages célestes ont été dominés, pendant des décennies, par des astronautes formés par la Nasa ou des cosmonautes russes.

Sultan al-Neyadi affirme qu’il s’est senti responsable, au cours de sa mission, d'apporter un peu de la culture arabe dans l'espace. «Tout le monde nous regarde; l’idée de l’espace enchante tout le monde. J’ai entendu nombre de mes collègues dire qu’il était vraiment agréable d’entendre une autre langue dans la station», aurait confié M. Al-Neyadi au journal.

Selon The Guardian, plus de la moitié des centaines de personnes qui se sont aventurées à travers les frontières de l’espace étaient des Américains. En effet, les voyages célestes ont été dominés, pendant des décennies, par des astronautes formés par la Nasa ou des cosmonautes russes. 

«Jusqu’à présent, il n’y a eu que six visiteurs arabes dans l’espace, désormais connus sous le nom de “najmonautes”, d’après le mot arabe “najm” signifiant “étoile”

The Guardian précise que Sultan al-Neyadi «a publié, sur les réseaux sociaux, des mises à jour régulières sous forme de vidéos en arabe se rapportant à la vie au sein de la station spatiale. Il y fait part de son quotidien inhabituel – manger de la nourriture spatiale emballée sous vide et rester en forme dans un environnement en apesanteur en utilisant un appareil de musculation qui crée sa propre résistance.»

Dans l’article publié samedi, le journal met en lumière la perspective que M. Al-Neyadi a offerte à la communauté mondiale d’observation de l’espace, en prenant des photographies de villes du Moyen-Orient et de lieux connus qui «célèbrent une région souvent stéréotypée négativement en Occident».

L’article décrit Beyrouth comme «une ville qui respire l’art, la culture et la beauté», tandis que le canal de Suez est le «cœur du commerce mondial… qui rapproche les continents depuis plus de cent cinquante ans».

Les images prises par l’astronaute émirati avec son propre appareil photo depuis la Station spatiale internationale et publiées en ligne ont suscité beaucoup d’enthousiasme.

The Guardian mentionne en outre que deux najmonautes saoudiens – Rayyanah Barnawi, la première Arabe dans l’espace, et Ali al-Qarni – ont rejoint Sultan al-Neyadi pour une mission de huit jours.

C’est la première fois que trois Arabes se retrouvent ensemble dans l’espace au même moment.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Short Url
  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Short Url
  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Short Url
  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com