Al-Sissi et Erdogan entendent relancer la coopération économique après des années de tensions

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, assiste à une réunion entre l'Union africaine et l'Union européenne lors du sommet des dirigeants du G20 à New Delhi, le 9 septembre 2023 (Photo, AFP).
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, assiste à une réunion entre l'Union africaine et l'Union européenne lors du sommet des dirigeants du G20 à New Delhi, le 9 septembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 11 septembre 2023

Al-Sissi et Erdogan entendent relancer la coopération économique après des années de tensions

  • Les deux pays ont nommé des ambassadeurs respectifs au Caire et à Ankara, mettant ainsi fin à des années de tensions qui avaient terni leurs relations diplomatiques
  • Selon un expert, l'Egypte et la Turquie peuvent contribuer à renforcer la stabilité politique en Libye

ANKARA: Les dirigeants turcs et égyptiens se sont rencontrés officiellement dimanche pour la première fois depuis plus de dix ans, en marge du sommet du G20.

La rencontre dans la capitale indienne, New Delhi, entre le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a marqué une étape historique dans le dégel récent des relations entre les deux pays.

En juillet dernier, les deux pays ont nommé des ambassadeurs respectifs au Caire et à Ankara, mettant ainsi fin à des années de tensions qui avaient terni leurs relations diplomatiques.

Au cours des entretiens de dimanche, Erdogan et Al-Sissi ont souligné l'importance de relancer la coopération économique, notamment dans le domaine de l'énergie, tout en promouvant les échanges culturels entre les deux pays.

Erdogan a fait part de la volonté de la Turquie de renouer des liens dans des secteurs vitaux tels que le gaz naturel liquéfié et l'énergie nucléaire.

Le processus de réconciliation s'est déroulé de manière progressive, les deux pays prenant des mesures modérées pour ouvrir la voie à un réengagement diplomatique.

Depuis quelques années, la Turquie a montré sa volonté d'améliorer les relations avec l'Égypte à travers plusieurs initiatives, notamment en cessant de diffuser les chaînes de télévision de l'opposition égyptienne et en arrêtant des dissidents égyptiens sur le sol turc qui utilisent les réseaux sociaux pour soutenir les manifestations antigouvernementales en Égypte.

Par ailleurs, la chaîne de télévision égyptienne par satellite Mekameleen TV, proche des Frères musulmans, s'est installée l'année dernière en Turquie.

Dalia Ziada, directrice du Centre d'études du Moyen-Orient et de la Méditerranée orientale (MEEM), basé au Caire, et membre de DiplomedsThe Council for Mediterranean Diplomacy, a déclaré à Arab News que les Égyptiens étaient déjà préoccupés par la coopération sur les problèmes régionaux.

«Cette préoccupation a été clairement exprimée dans la déclaration officielle de la présidence égyptienne, qui a souligné l'importance du renforcement de la coopération régionale en tant qu'approche stratégique solide pour maintenir la sécurité et la stabilité en Méditerranée orientale», a-t-elle expliqué.

Toutefois, elle a noté que les deux délégations devaient encore se mettre d'accord sur l'organisation d'un sommet présidentiel dans l'une de leurs capitales.

«Il s'agit là d'un élément essentiel pour impliquer les citoyens dans le processus de réconciliation afin d'en assurer la viabilité à long terme», a ajouté Mme Ziada.

Pinar Akpinar, professeure adjointe du programme d'études du Golfe à la faculté des arts et des sciences de l'université du Qatar, a indiqué à Arab News que le rapprochement turco-égyptien pourrait aboutir à des résultats durables à court terme en se concentrant sur la collaboration économique, la coopération régionale, les partenariats énergétiques, les liens sécuritaires et la participation de la société civile.

«Engager le public et s'éloigner des lignes rouges telles que les idéologies politiques pour se tourner vers des intérêts communs sont également des éléments essentiels à la réussite», a-t-elle précisé.

Mme Akpinar a souligné que les projets énergétiques pourraient être au cœur de la collaboration entre les deux pays, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables, comme les parcs solaires et éoliens.

«Il existe un potentiel pour les investissements du secteur privé dans les infrastructures énergétiques et la création d'un triangle géoéconomique impliquant l'Égypte, Israël et la Turquie afin d'attirer les investissements européens dans le secteur de l'énergie», a-t-elle ajouté.

Selon Mme Akpinar, ce rapprochement pourrait renforcer la dynamique régionale en améliorant la sécurité énergétique, en stabilisant les marchés et en promouvant l'interdépendance économique.

«Les efforts de collaboration dans les projets d'énergie renouvelable et le développement des infrastructures peuvent fournir aux deux pays des sources d'énergie diversifiées et une plus grande résilience contre les perturbations de l'approvisionnement, ce qui aura également un impact positif sur les nations voisines.»

«En outre, leur participation conjointe à des initiatives énergétiques régionales peut positionner l'Égypte et la Turquie comme des acteurs influents dans les négociations et les conflits régionaux, contribuant ainsi à la stabilité diplomatique et à l'atténuation des conflits tout en répondant aux besoins énergétiques partagés dans la région.»

«Ils pourraient également tirer parti de leurs relations avec les pays du Golfe à cet égard», a-t-elle ajouté.

Autre membre de Diplomeds, Mme Akpinar a récemment rédigé avec Mme Ziada un document d'orientation intitulé «Fostering Egypt Turkiye Rapprochement through Sustainable Cooperation: A Strategic Policy Approach» (Favoriser le rapprochement entre l’Égypte et la Turquie par une coopération durable : Une approche politique stratégique).

Dans ce document, elles notent que l'amélioration des relations entre l’Égypte et la Turquie pourrait permettre aux pays «de s'appuyer sur leur coopération économique fructueuse, de relancer la collaboration militaire et de se concentrer sur des projets futurs qui favorisent la prospérité bilatérale et régionale».

Mme Ziada a déclaré que la coopération dans le domaine du commerce du gaz naturel liquéfié, qui a débuté en décembre 2021, pourrait être renforcée par l'inclusion d'autres acteurs régionaux, tels qu'Israël.

«Compte tenu de la coopération fructueuse entre l'Égypte et Israël, depuis 2015, pour l'extraction et la liquéfaction du gaz dans leurs bassins respectifs au sud de la Méditerranée, cette coopération peut être renforcée», a-t-elle ajouté.

Groupe multinational de soutien politique

La chaîne de télévision israélienne i24NEWS a récemment rapporté que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avait chargé une équipe interministérielle d'examiner des alternatives aux exportations actuelles de gaz d'Israël, y compris un moyen de le diriger vers la Turquie et, par conséquent, vers les pays du sud de l'Europe afin de réduire leur dépendance à l'égard du gazoduc russe.

Le gazoduc proposé «vise à relier l'important gazoduc turco-européen aux abondantes réserves de gaz d'Israël et des régions voisines telles que l'Égypte et les Émirats arabes unis», a rapporté i24NEWS.

Selon Mme Ziada, l'Égypte pourrait adopter un mécanisme lui permettant de coopérer avec la Turquie sur la question du gaz, sans nécessairement couper les liens avec la Grèce et Chypre ou porter atteinte aux accords qu'elle a conclus avec ces pays. Il ne s'agit pas d'une équation du type «soit l'un, soit l'autre. L'Égypte peut faire les deux», a-t-elle ajouté.

Mme Ziada a par ailleurs rappelé la nécessité de stabiliser la Libye pour préserver la stabilité en Méditerranée orientale.

La Libye, a-t-elle précisé, est «une plaie qui saigne dans cette région économiquement vitale». L'Égypte et la Turquie peuvent parfaitement coopérer pour assurer la stabilité politique en Libye grâce à leurs liens étroits avec les parties en conflit dans le pays et à l'influence qu'elles exercent sur elles.

Le processus de rapprochement a également été soutenu par des initiatives civiles récentes telles que Diplomeds, un groupe politique à but non lucratif. D'éminents experts de la région méditerranéenne collaborent depuis 2022 pour faire progresser le rapprochement entre l'Égypte et la Turquie et renforcer les liens entre les pays méditerranéens par la promotion de la paix et de la coopération régionale.

Nimrod Goren, cofondateur de Diplomeds et chercheur principal à l'Institut du Moyen-Orient, et Camille Limon, coordinatrice de Diplomeds, ont déclaré à Arab News: «Nous travaillons sur cette question parce que nous sommes convaincus qu'il est possible et bénéfique pour les deux pays et leurs peuples, mais aussi pour l'ensemble des pays voisins, de faire progresser les relations entre les deux pays.»

«L'année dernière, alors que les perspectives d'un rapprochement entre l'Égypte et la Turquie se dessinaient, Diplomeds a constitué un groupe multinational de soutien politique, composé de plusieurs ambassadeurs, universitaires et analystes politiques égyptiens, turcs et d'autres pays méditerranéens à la retraite.»

«Le groupe a collaboré pour évaluer les changements dans les liens et les efforts de rapprochement, pour formuler des recommandations destinées à améliorer les relations bilatérales et pour identifier les nouvelles opportunités régionales qui pourraient émerger une fois que l'Égypte et la Turquie seront de nouveau en bons termes.»

Hesham Youssef, chercheur principal à l'Institut américain de la paix, cofondateur de Diplomeds et membre de son groupe de soutien politique sur le sujet, a noté que les relations égypto-turques étaient importantes pour la stabilité de la région.

«La stabilité de la région peut être renforcée si la coopération entre l'Égypte, la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Iran est possible, et cette stabilité peut être considérablement renforcée pour atteindre la prospérité avec la fin du conflit israélo-palestinien et un partenariat solide avec d'autres pays de la Méditerranée orientale et du Moyen-Orient», a-t-il déclaré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.

 


Le haut-représentant du «Conseil de paix» pour Gaza met en garde contre un «point de non-retour»

Des Palestiniens observent un entrepôt d'aide alimentaire endommagé lors d'une frappe aérienne israélienne qui visait une maison voisine à Deir Al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 26 août 2026. (AP)
Des Palestiniens observent un entrepôt d'aide alimentaire endommagé lors d'une frappe aérienne israélienne qui visait une maison voisine à Deir Al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 26 août 2026. (AP)
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  • "Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace imminente, et chaque incident pour lequel le mécanisme de coordination n'a pas été sollicité, coûtent à ce processus quelque chose qu’il sera très difficile de regagner"
  • Il a également regretté que le Hamas poursuive de son côté les entorses au cessez-le-feu

NATIONS-UNIES: Le haut-représentant du "Conseil de paix" pour Gaza, Nikolaï Mladenov, a mis en garde mercredi contre un "point de non-retour" en cas d'échec du plan de paix pour le territoire palestinien, actuellement dans l'impasse.

"Gaza n'a plus les moyens de supporter une nouvelle catastrophe. Si le cessez-le-feu s'effondre et que la bande replonge dans une nouvelle escalade généralisée, il n'y aura plus de feuille de route sur laquelle revenir, plus d'administration à déployer et plus rien sur le terrain à reconstruire", a-t-il déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les Etats-Unis ont fait approuver par le Hamas fin juillet une feuille de route prévoyant son désarmement et le retrait de l'armée israélienne, qui occupe plus de 60% de la bande de Gaza.

Mais Israël a rejeté le texte, exigeant un désarmement total et vérifiable du Hamas.

La poursuite des frappes israéliennes fait peser un risque pour le cessez-le-feu, a estimé Nikolaï Mladenov.

"Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace imminente, et chaque incident pour lequel le mécanisme de coordination n'a pas été sollicité, coûtent à ce processus quelque chose qu’il sera très difficile de regagner", a-t-il dit.

Il a également regretté que le Hamas poursuive de son côté les entorses au cessez-le-feu.

"Chaque arme encore portée, chaque tunnel dont les travaux se poursuivent et chaque convoi encore entravé fait reculer le processus et fournit un argument à ceux qui veulent reprendre la guerre", a déclaré Nikolaï Mladenov.

"Et comme l'expérience l'a montré, ce sont les civils palestiniens, les femmes et les enfants, qui en subiront les conséquences", a-t-il conclu.