Irak: le drone qui a frappé les forces Kurdes venait de Turquie

Les locaux d'un aérodrome utilisé par les forces kurdes irakiennes sont photographiés à Arbat, près de Sulaymaniyah, dans le Kurdistan irakien, après que trois membres d'une unité antiterroriste kurde ont été tués lors d'une frappe de drone qui a touché l'aérodrome. (Photo, AFP)
Les locaux d'un aérodrome utilisé par les forces kurdes irakiennes sont photographiés à Arbat, près de Sulaymaniyah, dans le Kurdistan irakien, après que trois membres d'une unité antiterroriste kurde ont été tués lors d'une frappe de drone qui a touché l'aérodrome. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

Irak: le drone qui a frappé les forces Kurdes venait de Turquie

  • Le bombardement de lundi représente une rare attaque contre les forces de sécurité du Kurdistan, même si dans cette région, Turquie et Iran sont souvent pointés du doigt pour des frappes de drone visant leurs oppositions respectives
  • La mission de l'ONU en Irak a aussi condamné la frappe d'Arbat, estimant que "les problèmes sécuritaires devaient être résolus par le dialogue et la diplomatie – et non par des bombardements"

BAGDAD: Le drone qui a tué trois membres des services antiterroristes du Kurdistan d'Irak venait de Turquie voisine, a annoncé mardi un haut responsable militaire dans un communiqué, dénonçant "des attaques répétées incompatibles avec le principe de bon voisinage".

Le bombardement a visé lundi l'aérodrome d'Arbat, près de Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, d'où décollent des avions utilisés pour l'épandage de pesticides. La frappe a fait trois morts et trois blessés parmi les forces des services antiterroristes du Kurdistan.

Aux environs de 17H00 (14H00 GMT) "le drone est entré dans l'espace aérien irakien, via la frontière avec la Turquie, et a bombardé l'aéroport d'Arbat", a indiqué le général Yehya Rassoul, porte-parole du Commandant en chef des forces armées.

"Cette agression constitue une violation de la souveraineté irakienne", a-t-il fustigé dans un communiqué, assurant que "l'Irak se réservait le droit de mettre un terme à ces violations."

"Ces attaques répétées sont incompatibles avec le principe de bon voisinage entre états. Elles menacent de saper les efforts de l'Irak visant à construire des relations politiques, économiques et sécuritaires positives et équilibrées avec ses voisins", a ajouté le général.

Le bombardement de lundi représente une rare attaque contre les forces de sécurité du Kurdistan, même si dans cette région, Turquie et Iran sont souvent pointés du doigt pour des frappes de drone visant leurs oppositions respectives, implantées dans le secteur depuis des décennies.

La mission de l'ONU en Irak a aussi condamné la frappe d'Arbat, estimant que "les problèmes sécuritaires devaient être résolus par le dialogue et la diplomatie – et non par des bombardements."

La Turquie a installé depuis 25 ans plusieurs dizaines de bases militaires au Kurdistan irakien pour lutter contre le PKK, classé groupe "terroriste" par Ankara et plusieurs pays occidentaux.

Dimanche, au moins quatre membres du Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK turc, ont été tués par une frappe de drone menée par l'armée turque dans le nord de l'Irak, selon les autorités du Kurdistan autonome.

En avril, l'Irak avait accusé la Turquie d'avoir mené un "bombardement" aux abords de l'aéroport de Souleimaniyeh.

Cette frappe avait eu lieu au moment où des soldats américains se trouvaient à l'aéroport ainsi que le commandant d'une coalition syrienne dominée par les Kurdes et alliée à Washington, les Forces démocratiques syriennes (FDS).


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.