AG de l’ONU: Faisal ben Farhane participe aux réunions de l'OCI et de la Ligue arabe

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une réunion de coordination des ministres des Affaires étrangères de l'OCI à New York (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une réunion de coordination des ministres des Affaires étrangères de l'OCI à New York (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une session de dialogue interactif entre la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une session de dialogue interactif entre la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une session de dialogue interactif entre la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une session de dialogue interactif entre la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une session de dialogue interactif entre la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, participe à une session de dialogue interactif entre la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU (Photo, SPA).
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Publié le Vendredi 22 septembre 2023

AG de l’ONU: Faisal ben Farhane participe aux réunions de l'OCI et de la Ligue arabe

  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à une réponse collective aux défis communs auxquels est confrontée la communauté mondiale
  • Le ministre a mis en garde contre le rôle croissant des groupes armés en dehors du cadre de l'État dans l’émergence de ces crises

NEW YORK: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé jeudi à une réunion de coordination des ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Organisation de la coopération islamique en marge de la 78e session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, a indiqué le ministère des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite dans un communiqué.

Le ministre a exprimé les condoléances, la sympathie et la solidarité de l’Arabie saoudite avec le Maroc et son peuple à la suite du tremblement de terre qui a secoué ce pays d'Afrique du Nord, ainsi qu'avec la Libye et son peuple à la suite des inondations meurtrières de Derna.

Il a salué la réponse de l'OCI et des pays membres à l'appel lancé par Riyad pour la tenue d'une session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères afin d'aborder la question de la profanation et de l’autodafé d'exemplaires du Coran en Suède et au Danemark.

Le prince Faisal a mis l'accent sur la question palestinienne et sur la recherche d'une solution globale, conformément aux résolutions de la légitimité internationale et à l'initiative de paix arabe, ainsi que sur la création d'un État palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est comme capitale.

Il a également présidé la partie arabe d'une session de dialogue interactif informel de haut niveau entre la troïka du sommet arabe et le Conseil de sécurité des Nations unies.

Troïka du sommet arabe

Au cours de la session, le ministre saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la communauté internationale était confrontée à de nombreux défis communs qui nécessitaient une action collective, mais qu'aucun progrès ne serait possible sans un environnement régional et international sûr et stable qui permette aux pays de travailler ensemble.

La troïka du sommet arabe est un groupe de trois pays en rotation qui surveille la mise en œuvre des résolutions et des engagements adoptés par la Ligue arabe. Elle se compose des présidents sortant, actuel et entrant du sommet arabe, à savoir l'Algérie, l'Arabie saoudite et le Bahreïn.

D'autres pays appartenant au groupe arabe à l'ONU ont été invités à participer à la réunion, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Gheit.

Le prince Faisal a signalé que les questions arabes représentent une part importante des sujets abordés au Conseil de sécurité. Le renforcement de la coopération et du travail conjoint entre la Ligue arabe et le Conseil de sécurité pour instaurer la paix et la sécurité dans le monde arabe est d'une grande importance.

L’Arabie saoudite souhaite améliorer cette coopération afin de parvenir à une perspective commune dans le but de gérer les crises et d’élaborer des solutions pacifiques, a-t-il précisé.

Le prince Faisal a mis en garde contre le rôle croissant des groupes armés en dehors du cadre de l'État dans la création de ces crises qui menacent la paix et la sécurité internationales.

Il a ajouté que la facilité avec laquelle ces groupes ont accès aux technologies de pointe et aux armes leur permet de saper les institutions de l'État.

Il a appelé le Conseil de sécurité à prendre des mesures sévères et strictes contre ces groupes.

Le prince Faisal a salué les résultats des discussions sur une feuille de route pour soutenir le processus de paix au Yémen, qui ont réuni à Riyad, l'équipe saoudienne de communication et de coordination avec la délégation de Sanaa et la participation d'Oman.

Il a exprimé l'espoir de l’Arabie saoudite que le dialogue entre les parties yéménites ouvre la voie à la sécurité et à la stabilité dans ce pays déchiré par la guerre et garantisse un avenir dans lequel le Yémen connaîtra une renaissance globale et un développement durable.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".