Syrie: manifestations dans le sud, les femmes en première ligne

Manifestantes dans la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie, le 1er septembre 2023. (Photo Sam Hariri  AFP)
Manifestantes dans la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie, le 1er septembre 2023. (Photo Sam Hariri AFP)
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Publié le Vendredi 29 septembre 2023

Syrie: manifestations dans le sud, les femmes en première ligne

  • La province de Soueida est le théâtre de manifestations pacifiques depuis que le gouvernement a levé à la mi-août les subventions sur les carburants, affectant une population déjà éprouvée par plus de douze ans de guerre
  • Les femmes jouent un rôle grandissant dans les manifestations, selon des témoignages. «La différence aujourd'hui c'est que les femmes ne se bornent pas à manifester, elles planifient et organisent le mouvement», a affirmé une militante

SOUEIDA, Syrie : Quelque 2.000 personnes ont manifesté vendredi contre le gouvernement dans le sud de la Syrie, où un mouvement de contestation dure depuis plus d'un mois avec un rôle croissant joué par les femmes, selon un témoin et des militants.

La manifestation a eu lieu à Soueida, une ville restée largement à l'écart du conflit en Syrie qui a éclaté en 2011 après la répression de manifestations contre le pouvoir et fait plus d'un demi-million de morts.

La province de Soueida est le théâtre de manifestations pacifiques depuis que le gouvernement a levé à la mi-août les subventions sur les carburants, affectant une population déjà éprouvée par plus de douze ans de guerre.

Comme chaque jour, les manifestants se sont rassemblés sur la place al-Karama, scandant des slogans hostiles au président Bachar al-Assad et brandissant le drapeau multicolore des druzes, dont la province de Soueida est le fief.

Les femmes jouent un rôle grandissant dans les manifestations, selon des témoignages. «La différence aujourd'hui c'est que les femmes ne se bornent pas à manifester, elles planifient et organisent le mouvement», a affirmé Wajiha.

Cette militante, qui n'a pas donné son nom de famille pour des raisons de sécurité, marche tous les jours de sa maison à la place de Soueida, portant des banderoles.

«Les femmes jouent un rôle de premier plan», a ajouté cette femme, jointe au téléphone par l'AFP. Elles décident des slogans, fabriquent les banderoles et coordonnent leur action avec les villageois des environs qui organisent également des manifestations dans leurs localités.

Vendredi, le nombre de manifestants à Soueida oscillait entre 2.000 et 2.500 personnes, selon un militant et un témoin.

Un manifestant brandissait une pancarte énumérant les revendications des protestataires, dont la formation d'un gouvernement transitoire, «une nouvelle Constitution», la libération des détenus et le retour des déplacés.

Jusqu'à présent, le pouvoir a laissé les manifestations se tenir à Soueida, où les protestataires se sont attaqués à des symboles du pouvoir, déchirant des portraits du président Assad.

«Bachar doit partir», a affirmé vendredi à l'AFP une autre manifestante, Sana, 50 ans, qui a également refusé de donner son nom de famille.

Les druzes sont une secte ésotérique estimée à environ 3% de la population.

Des dizaines de milliers de jeunes hommes de Soueida ont refusé d'effectuer leur service militaire depuis 2011, et les forces de sécurité ont une présence limitée dans cette région.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.