Nouvelles frappes aériennes turques contre des cibles en Syrie

Babasi, près d'al-Qahtaniya, dans une zone contrôlée par les kurdes en Syrie dans la province de Hasakeh, le 6 octobre 2023, après un raid aérien turc (Photo, AFP).
Babasi, près d'al-Qahtaniya, dans une zone contrôlée par les kurdes en Syrie dans la province de Hasakeh, le 6 octobre 2023, après un raid aérien turc (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 07 octobre 2023

Nouvelles frappes aériennes turques contre des cibles en Syrie

  • Le ministère turc de la Défense a indiqué avoir touché vendredi soir 15 cibles kurdes dans le nord de la Syrie
  • La Turquie a annoncé avoir lancé une nouvelle vague de frappes aériennes contre des cibles kurdes en Syrie en représailles à un attentat à la bombe à Ankara

ISTANBUL: Le ministère turc de la Défense a annoncé vendredi avoir lancé une nouvelle vague de frappes aériennes contre des cibles kurdes en Syrie en représailles à un attentat à la bombe à Ankara.

Cette annonce intervient quelques heures seulement après que le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan a discuté avec son homologue américaine Antony Blinken de la destruction par les Etats-Unis d'un drone de combat turc impliqué dans l'opération en Syrie.

Le ministère turc de la Défense a indiqué avoir touché vendredi soir 15 cibles kurdes dans le nord de la Syrie.

Les cibles comprenaient "des quartiers généraux et des abris" utilisés par les forces kurdes sur lesquelles les Etats-Unis s'appuient pour combattre le groupe Etat islamique en Syrie.

Lors d'un entretien téléphonique, M. Fidan a dit à M. Blinken que les frappes aériennes d'Ankara en Syrie se poursuivraient "avec détermination" malgré l'épisode de drones de jeudi, le premier du genre entre les alliés stratégiques de l'Otan.

La Turquie a intensifié ses raids aériens transfrontaliers contre des cibles kurdes dans le nord-est de la Syrie et le nord de l'Irak en représailles à un attentat à la bombe à Ankara qui a blessé deux policiers dimanche dernier.

Une branche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme groupe terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux, a revendiqué la responsabilité du premier attentat à la bombe visant la capitale turque depuis 2016.

La Turquie a conclu que les deux assaillants décédés lors de l'attaque d'Ankara venaient de Syrie. L'opération turque en Syrie vise principalement les installations pétrolières et autres installations énergétiques contrôlées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG).

Le groupe fait partie des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis – l'armée de facto des Kurdes dans la région – qui ont mené la bataille visant à déloger les jihadistes du groupe Etat islamique de la région en 2019.

Les FDS ont indiqué vendredi que huit civils figuraient parmi les 15 personnes tuées au cours des deux premiers jours des frappes turques.

Le soutien des Etats-Unis aux YPG a détérioré les liens d'Ankara avec Washington depuis la défaite des jihadistes.

Washington a déclaré qu'un avion F-16 avait abattu le drone turc après qu'il se soit approché des positions américaines soutenant les combattants kurdes suffisamment pour être considéré comme une menace pour la sécurité.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.