Trois prisonniers décèdent dans un incendie déclenché par une émeute dans une prison libanaise

Au moins trois prisonniers sont décédés et d'autres ont été blessés dans une prison de l'est du Liban vendredi, suite à un incendie survenu lors d'une émeute, a déclaré un responsable de la sécurité à l'AFP. (X/@ElDjazair_Daily)
Au moins trois prisonniers sont décédés et d'autres ont été blessés dans une prison de l'est du Liban vendredi, suite à un incendie survenu lors d'une émeute, a déclaré un responsable de la sécurité à l'AFP. (X/@ElDjazair_Daily)
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Publié le Samedi 07 octobre 2023

Trois prisonniers décèdent dans un incendie déclenché par une émeute dans une prison libanaise

  • La police a indiqué que l'incendie s’est déclaré dans plusieurs cellules du deuxième étage du bâtiment principal de la prison
  • Une source sécuritaire a déclaré que les prisonniers n'ont relâché le personnel que lorsque l'incendie est devenu hors de contrôle

BEYROUTH : Trois prisonniers sont décédés et 16 autres ont été blessés dans la prison de Zahlé, dans l'est du Liban, vendredi, lorsque des détenus ont mis le feu à leurs cellules après la découverte d'une tentative présumée d'évasion.

Selon la police, l'incendie s’est déclaré dans plusieurs cellules du deuxième étage du bâtiment principal de la prison après que les gardiens de prison ont découvert un tunnel en construction dissimulé dans un mur.

Suite à cette découverte, les détenus ont tenté de prendre en otage plusieurs membres du personnel de sécurité avant de mettre le feu à des matelas et des couvertures dans leurs cellules.

Une source sécuritaire a déclaré que les détenus n'ont relâché le personnel que lorsque l'incendie est devenu hors de contrôle, se propageant rapidement aux étages supérieurs du bâtiment de la prison.

Des brigades de la Défense civile ont été appelées pour éteindre l'incendie.

Trois détenus sont décédés asphyxiés, tandis que d'autres ont été soignés pour des blessures mineures et des difficultés respiratoires.

La prison de Zahlé qui abrite 620 détenus est l'une des plus grandes prisons du Liban.

L'avocat et activiste carcéral Rabih Qais a déclaré à Arab News que la prison de Zahlé est surpeuplée, à l’instar de toutes les prisons libanaises.

En outre, plus de 60 % des personnes incarcérées sont de nationalité syrienne ou étrangère, a-t-il ajouté.

Un autre avocat, Ashraf Al-Moussaoui, a déclaré que toute communication avec la prison avait été coupée, «et il est difficile de connaître ce qui s’y passe».

Cependant, les détenus ont exprimé à maintes reprises leur mécontentement concernant la surpopulation et les retards judiciaires dans le traitement des dossiers en instance, a-t-il dit.

L’armée libanaise a été dépêchée sur les lieux après que le ministre de l'Intérieur par intérim, Bassam Maoulaoui, a sollicité le Commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, pour demander le soutien de la troupe aux équipes de la Défense civile qui luttaient pour maîtriser l'incendie et évacuer les détenus.

Les familles des prisonniers se sont rassemblées à l'extérieur de l'établissement pénitentiaire, tandis que des véhicules de la Défense civile et de la Croix-Rouge arrivaient sur les lieux. Aucun blessé n'a été signalé parmi le personnel de sécurité de la prison.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban/Finul: réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies mardi

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. (AFP)
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  • La Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence à la demande de la France après la mort de Casques bleus de la FINUL au Liban
  • Paris condamne fermement les tirs, appelle à protéger le personnel onusien et pointe des incidents impliquant Israël dans un contexte de tensions avec le Hezbollah

Nations unies, États-Unis: Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra mardi à 10H00 (14H00 GMT) une réunion d'urgence demandée par la France après la mort de plusieurs Casques bleus au Liban, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé plus tôt dans la journée cette requête de la France à la suite des "incidents gravissimes subis par les Casques bleus de la Finul", la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban.

La France "condamne avec la plus grande fermeté les tirs" qui ont causé dimanche et lundi la mort de trois Casques bleus de la Finul, a-t-il ajouté sur X.

Cette force, qui compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays, est prise en étau entre Israël et le groupe chiite pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part, et l'Iran d'autre part, à la suite d'une attaque le 2 mars.

Depuis, la Finul a essuyé des tirs à plusieurs reprises.

"La France condamne également les graves incidents subis hier (dimanche) par le contingent français de la Finul dans la zone de Naqoura", a ajouté le ministre français.

"Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l'armée israélienne à l'encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d'autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées", a-t-il estimé, soulignant que ces condamnations avaient "été signifiées avec la plus grande fermeté à l'ambassadeur d'Israël à Paris".

Jean-Noël Barrot a enfin exhorté toutes les parties à respecter la sécurité du personnel onusien.

Lors de la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël à l'automne 2024, la Finul avait déjà accusé les troupes israéliennes de tirs "répétés" et "délibérés" sur ses positions.

La Finul est déployée entre le fleuve Litani et la frontière libano-israélienne, et son quartier général est installé à Ras al-Naqoura, près de la frontière avec Israël.

Un Casque bleu indonésien a été tué dimanche par l'explosion d'un projectile d'origine inconnue près de la ville frontalière d'Adchit Al Qusayr. Lundi, deux autres soldats ont été tués dans "une explosion d'origine inconnue" près de Bani Hayyan, autre ville frontalière, et plusieurs autres ont été blessés.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.