Israël-Gaza: polémique en France autour de la réaction de la gauche radicale

La Première ministre française Elisabeth Borne à Bordeaux le 8 octobre 2023. (AFP).
La Première ministre française Elisabeth Borne à Bordeaux le 8 octobre 2023. (AFP).
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Publié le Dimanche 08 octobre 2023

Israël-Gaza: polémique en France autour de la réaction de la gauche radicale

  • La France insoumise a estimé que «l'offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas intervient dans un contexte d'intensification de la politique d'occupation israélienne à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem Est»
  • Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part jugé que «toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose: la violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même»

PARIS : La Première ministre française Elisabeth Borne a évoqué une "forme d'antisémitisme" de la part du parti de la gauche radicale, La France insoumise, au lendemain de propos de cette formation, dénoncés comme des justifications à l'attaque du Hamas contre Israël par le reste de la classe politique.

Samedi, la France insoumise a estimé dans un communiqué que "l'offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas intervient dans un contexte d'intensification de la politique d'occupation israélienne à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem Est".

Le leader de ce parti, Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part jugé que "toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza ne prouve qu'une chose: la violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même".

Des prises de position encore appuyées par le député LFI Louis Boyard, pour qui cela fait "trop longtemps que la France ferme les yeux sur la colonisation et les exactions en Palestine. Trop longtemps que la France renvoie dos à dos la violence de l'Etat israélien et celle de groupes armés palestiniens".

Dans le même temps, le reste de la classe politique a unanimement condamné les attaques du Hamas.

"Je pense que les positions de La France insoumise sont bien connues, avec beaucoup d'ambiguïté" et avec de l'"antisionisme", qui est "parfois aussi une façon de masquer une forme d'antisémitisme", a estimé la Première ministre dans une interview au média BFMTV.

"A l’extrême gauche, la violence verbale est assumée, la recherche du chaos revendiquée", avait-elle également déclaré auparavant.

La cheffe du gouvernement également dénoncé les "méthodes" de l'extrême droite: "désigner des boucs émissaires, faire de la démagogie à tout crin, et dresser les Français les uns contre les autres".

Pour elle "les deux extrêmes ont cela en commun: ils ne cherchent pas la cohésion, mais la confrontation. Ils ne cherchent pas l’apaisement, mais l’embrasement".

Israël: un député français affirme qu'un Franco-Israélien pourrait être détenu par le Hamas

Un Franco-Israélien de 26 ans pourrait avoir été enlevé par le Hamas samedi dans le sud d'Israël, a affirmé dimanche le député français Meyer Habib, "une information prématurée", a toutefois précisé dans la foulée la Première ministre française Elisabeth Borne.

"Un Français de 26 ans, Avidan T, originaire de Bordeaux, a sans doute été enlevé dans le Sud d’Israel par le Hamas alors qu’il participait au festival de musique", une rave party dans le désert prise pour cible par les assaillants, a indiqué sur la plateforme X le député LR de la circonscription des Français de l'étranger qui comporte Israël.

"Il pourrait être détenu par les terroristes. Sa famille, son père, avec qui je me suis longuement entretenu, n'ont plus de nouvelles de lui" depuis samedi matin, a-t-il ajouté.

Meyer Habib a précisé à l'AFP avoir informé les autorités françaises des inquiétudes concernant ce ressortissant français qui vivait en Israël et qui avait pu envoyer "un message de détresse" à sa famille samedi matin.

"C'est prématuré de confirmer cette information", a commenté dimanche matin la Première ministre, Elisabeth Borne, lors d'un entretien sur le média BFMTV.

"Notre ambassade, notre consulat général, suit de très près la situation (et) veille à ce que la sécurité de nos ressortissants soit assurée en Israël", a-t-elle ajoutée.

Interrogée sur d'éventuels rapatriements, la cheffe du gouvernement a fait valoir qu'il existait toujours "des liaisons aériennes, même si Air France a suspendu ses vols dans l'immédiat".

De son côté, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) appelle à un rassemblement lundi soir à Paris à 18H30 (16H30 GMT) place d'Israël.

"Le Crif, les institutions juives et tous les amis d'Israël appellent à un rassemblement en solidarité avec Israël et les Israéliens frappés par le terrorisme du Hamas", écrit le Conseil sur X (anciennement Twitter).


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.