La BBC critiquée pour avoir qualifié le Hamas de «combattants» et non de «terroristes»

La BBC a été critiquée pour avoir qualifié les membres du Hamas de «combattants» et non de terroristes dans sa couverture des attaques contre Israël samedi matin (Photo, Reuters).
La BBC a été critiquée pour avoir qualifié les membres du Hamas de «combattants» et non de terroristes dans sa couverture des attaques contre Israël samedi matin (Photo, Reuters).
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Publié le Lundi 09 octobre 2023

La BBC critiquée pour avoir qualifié le Hamas de «combattants» et non de «terroristes»

  • Selon la BBC, ce sont des «militants» qui ont lancé une attaque surprise contre Israël
  • «C'est le reflet d'un malaise plus profond qui affecte une grande partie de nos médias audiovisuels: l'idée qu'il y a toujours deux facettes à chaque histoire», affirme le Jewish Chronicle

LONDRES: La BBC a été critiquée pour avoir décrit les membres du Hamas comme des «combattants» plutôt que des terroristes dans sa couverture des attaques contre Israël samedi matin, a rapporté le Telegraph.

La BBC a en effet indiqué que des «militants», en référence au Hamas, avaient lancé une attaque surprise contre Israël, qui a fait des centaines de morts et des milliers de blessés.

L'Arabie saoudite, le Royaume-Uni et les États-Unis considèrent officiellement  le Hamas comme une organisation terroriste.

«Ils s'introduisent dans des maisons de civils et assassinent des enfants. Il est incroyable que le seul endroit où l'on cherche l'équilibre, la BBC, ne fournisse pas une couverture juste, équilibrée ou raisonnable», a déclaré Lord Eric Pickles, l'envoyé spécial du Royaume-Uni pour les questions relatives au post-holocauste.

«Il ne s'agit pas d'un incident isolé. La BBC doit se ressaisir.»

Parti pris journalistique

Stephen Pollard, rédacteur en chef de Jewish Chronicle, a déclaré que le refus de la BBC de qualifier les combattants du Hamas de «terroristes» était «plus qu’embêtant».

«C'est le reflet d'un malaise plus profond qui affecte une grande partie de nos médias audiovisuels: l'idée qu'il y a toujours deux facettes à chaque histoire», a-t-il ajouté.

«Nous entendons beaucoup parler du parti pris de la BBC (et d'autres chaînes) à l'égard d'Israël. Mais ce n'est pas la bonne façon de voir les choses. Ils n'ont pas l'intention de présenter des reportages qui condamnent Israël.»

«Le problème est pire que cela. Parce qu'ils ne voient pas qu'il peut y avoir un côté à une description – qu'appeler un terroriste un terroriste est plus juste que de l'appeler un militant – alors ils ne voient pas le problème de fournir, comme cela s'est produit aujourd'hui, une plateforme à un défenseur du terrorisme pour expliquer pourquoi ce dernier est justifié.»

Les attaques, lancées par le Hamas aux premières heures, samedi matin, ont été les plus meurtrières contre Israël depuis la guerre du Kippour, il y a 50 ans, lorsque l'Égypte et la Syrie ont lancé une attaque surprise.

La télévision israélienne a fait état de 500 à 600 morts et de plus de 2 000 blessés.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".