Il est «vraisemblable» que des «aides» aient été apportées au Hamas, selon Macron

Le chancelier allemand Olaf Scholz, à droite, et le président français Emmanuel Macron s'expriment à l'issue d'une réunion gouvernementale de deux jours à Hambourg, le 10 octobre 2023 (Photo, AP).
Le chancelier allemand Olaf Scholz, à droite, et le président français Emmanuel Macron s'expriment à l'issue d'une réunion gouvernementale de deux jours à Hambourg, le 10 octobre 2023 (Photo, AP).
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Publié le Jeudi 12 octobre 2023

Il est «vraisemblable» que des «aides» aient été apportées au Hamas, selon Macron

  • «Il est vraisemblable qu’il y ait eu des aides apportées au Hamas et des coopérations», a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier allemand Olaf Scholz
  • Emmanuel Macron a par ailleurs dénoncé «l'insupportable chantage» exercé par le Hamas qui a menacé d'exécuter des otages israéliens en réaction aux frappes

HAMBOURG: Le président français Emmanuel Macron a estimé "vraisemblable" mardi que le Hamas ait bénéficié d'"aides" dans son opération contre Israël, tout en soulignant ne pas avoir de "trace de manière formelle" d'une "implication directe" de l'Iran.

"Il est vraisemblable qu’il y ait eu des aides apportées au Hamas et des coopérations", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier allemand Olaf Scholz à Hambourg dans le Nord de l'Allemagne.

En l'état, "je n’ai pas de commentaire à faire sur une implication directe de l’Iran dont nous n'avons pas la trace de manière formelle", a-t-il ajouté.

"Je resterai prudent sur ce point tant que nous n’avons pas stabilisé des éléments de renseignement complètement sûrs", a-t-il également souligné.

L'ayatollah Ali Khamenei, la plus haute autorité d'Iran, a démenti de son côté mardi toute implication de son pays dans l'attaque massive lancée samedi par le Hamas, tout en réaffirmant le soutien iranien "à la Palestine".

Un haut responsable américain avait indiqué samedi qu'il était "trop tôt pour dire" si l'Iran était "directement impliqué" dans l'offensive lancée par le Hamas. Il a toutefois ajouté qu'il n'y avait "pas de doute" sur le fait que le Hamas était "financé, équipé et armé" entre autres par le régime de Téhéran.

«Horreurs»

Les présidents américain Joe Biden, français Emmanuel Macron, le chancelier Olaf Scholz ainsi que les Premiers ministres britannique Rishi Sunak et italienne Giorgia Meloni ont insisté lundi soir dans une déclaration commune sur "le fait qu'aucun acteur hostile à Israël ne doit chercher à tirer avantage de ces attaques".

Dans une première version du communiqué diffusée par la présidence française, ils avaient plus directement cité l'Iran, l'exhortant à ne "pas étendre le conflit au-delà de Gaza".

"Nous condamnons avec beaucoup de clarté tous les pays qui se sont félicités des horreurs perpétrées par le Hamas, ce qui est le cas de l’Iran", a relevé Emmanuel Macron.

"Il est clair que les propos publics tenus par les autorités iraniennes sont inacceptables et ne correspondent ni à nos valeurs ni à nos intérêts", a-t-il insisté.

Le président français a par ailleurs dénoncé "l'insupportable chantage" exercé par le Hamas qui a menacé d'exécuter des otages israéliens en réaction aux frappes qui se multiplient sur la bande de Gaza.


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.