L'Iran «soutient la légitime défense de la nation palestinienne», déclare le président Raïssi

"L'Iran soutient la légitime défense de la nation palestinienne", a déclaré dimanche le président iranien Ebrahim Raïssi (Photo d'illustration, AFP).
"L'Iran soutient la légitime défense de la nation palestinienne", a déclaré dimanche le président iranien Ebrahim Raïssi (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Lundi 09 octobre 2023

L'Iran «soutient la légitime défense de la nation palestinienne», déclare le président Raïssi

  • L'Iran entretient des relations étroites avec les deux mouvements palestiniens et a été l'un des premiers pays à saluer l'offensive du Hamas
  • Le président de la République islamique conclut son message en saluant nommément le Hamas et le djihad islamique

TEHERAN: "L'Iran soutient la légitime défense de la nation palestinienne", a déclaré dimanche le président iranien Ebrahim Raïssi, en appelant "les gouvernements musulmans" à affirmer aussi leur soutien, au lendemain de l'attaque lancée par le Hamas.

Le président Raïssi a fait cette déclaration après s'être entretenu par téléphone séparément avec les chefs des mouvements armés palestiniens Hamas, Ismaïl Haniyeh, et Djihad islamique, Ziad al-Nakhala, qu'il avait accueillis séparément en juin à Téhéran.

L'Iran entretient des relations étroites avec les deux mouvements palestiniens et a été l'un des premiers pays à saluer l'offensive du Hamas lancée samedi.

"L'Iran soutient la légitime défense de la nation palestinienne. Le régime sioniste et ses partisans (...) doivent être tenus pour responsables dans cette affaire", a estimé le président Raïssi dans son message adressé "à la nation palestinienne".

"Les gouvernements musulmans devraient se joindre à la communauté musulmane pour soutenir la nation palestinienne", a-t-il ajouté.

Le président de la République islamique conclut son message en saluant nommément le Hamas et le Djihad islamique: "Salutations à la résistance de la Palestine, du Liban et de la Syrie, à l'Irak, à l'Afghanistan, salutations à Gaza héroïque et résistante, salutations au Hamas et au Djihad et à tous les groupes de résistance".

«Opération complexe»
Israël et la bande de Gaza sont en guerre après le déclenchement samedi matin d'une offensive militaire surprise et spectaculaire du Hamas, qui a tiré des milliers de roquettes, infiltré des combattants en territoire israélien et capturé des Israéliens. Plus de 600 personnes ont été tuées côté israélien et plus de 300 côté palestinien, selon des bilans provisoires.

Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Bagheri, a loué dimanche l'"opération complexe" lancée par des "groupes de combattants palestiniens".

Elle est le "produit de la sainte colère que l'ennemi sioniste a implantée dans la nation palestinienne opprimée et qu'il doit maintenant récolter", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Ali Akbar Velayati, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a de son côté prédit que "cette opération victorieuse" allait "accélérer la chute du régime sioniste".

Un haut responsable américain avait indiqué samedi qu'il était "trop tôt pour dire" si l'Iran était "directement impliqué" dans l'offensive lancée par le Hamas. Il a toutefois ajouté qu'il n'y avait "pas de doute" sur le fait que le Hamas était "financé, équipé et armé" entre autres par le régime de Téhéran.

Samedi soir, des manifestants s'étaient rassemblés sur la place Felestin (Palestine) à Téhéran, brandissant le drapeau palestinien. "La grande libération a commencé", proclamait en arabe une immense banderole déployée sur la façade d'un immeuble.

Sur une autre place de la capitale iranienne, un autre panneau géant a été installé, montrant le damier noir et blanc du keffieh palestinien recouvrir le drapeau blanc et bleu israélien, avec l'inscription "déluge Al-Aqsa", le nom de l'opération, selon le Hamas.

La République islamique d'Iran ne reconnaît pas l'Etat israélien et le soutien à la cause palestinienne est une constante de sa politique étrangère depuis la révolution de 1979.


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.