L’OCI condamne le bombardement de l’hôpital Al-Ahli de Gaza par Israël

La réunion ministérielle extraordinaire du comité exécutif de l’OCI condamne le bombardement de l’hôpital baptiste Al-Ahli de Gaza par l’État d’Israël. (Photo fournie)
La réunion ministérielle extraordinaire du comité exécutif de l’OCI condamne le bombardement de l’hôpital baptiste Al-Ahli de Gaza par l’État d’Israël. (Photo fournie)
La réunion ministérielle extraordinaire du comité exécutif de l’OCI condamne le bombardement de l’hôpital baptiste Al-Ahli de Gaza par l’État d’Israël. (Photo fournie)
La réunion ministérielle extraordinaire du comité exécutif de l’OCI condamne le bombardement de l’hôpital baptiste Al-Ahli de Gaza par l’État d’Israël. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Mercredi 18 octobre 2023

L’OCI condamne le bombardement de l’hôpital Al-Ahli de Gaza par Israël

  • Le massacre brutal à l’hôpital Al-Ahli constitue un crime de guerre qui mérite d’être puni, selon le secrétaire général de l’OCI
  • Hussein Ibrahim Taha a réitéré son appel à la communauté internationale, en particulier à l’ONU, pour qu’elle intervienne d’urgence pour mettre un terme aux crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Gaza

RIYAD: Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hussein Ibrahim Taha, a fermement condamné mercredi l’horrible massacre perpétré par les forces d’occupation israéliennes à l’hôpital baptiste Al-Ahli de Gaza, qui a fait des centaines de victimes.

Il a déclaré que les forces israéliennes devraient être tenues pleinement responsables des conséquences de leur terrorisme et de leurs attaques brutales contre le peuple palestinien, qui, selon lui, contredisent toutes les valeurs humaines et constituent une violation flagrante du droit humanitaire international. Il a également réitéré son appel à la communauté internationale, en particulier à l’ONU, pour qu’elle intervienne d’urgence afin de mettre un terme aux crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Gaza et d’assurer la protection du peuple palestinien.

S’exprimant lors de la réunion ministérielle extraordinaire de l’OCI consacrée à l’agression israélienne contre Gaza, M. Taha a affirmé que le dernier incident constituait un crime de guerre. Il a ajouté qu’il était incompatible avec toutes les valeurs humaines et a souligné que le terrorisme d’État organisé méritait d’être sanctionné.

Dans le discours qu’il a prononcé lors de la réunion extraordinaire à participation non limitée du comité exécutif au siège de l’OCI à Djeddah, le secrétaire général a fait part de son entière solidarité avec le peuple palestinien. Il s’est par ailleurs engagé à soutenir fermement leur lutte légitime pour obtenir le droit à l’autodétermination et la création d’un État indépendant et souverain.

M. Taha a ensuite insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts pour mettre un terme à cette agression israélienne sans précédent et pour garantir la mise en place de couloirs humanitaires afin de faciliter la livraison de médicaments, de nourriture et de produits de première nécessité dans la bande de Gaza.

Il a précisé que l’OCI avait mis en garde à plusieurs reprises contre la gravité des répercussions de la poursuite de la guerre contre le peuple palestinien. Le secrétaire général estime que ces avertissements n’auraient pas été réitérés si la communauté internationale avait été en mesure d’exercer un effet dissuasif sur les plans juridique et politique. Il a ajouté que la primauté du droit international n’avait pas été respectée et que les actions d’Israël n’avaient pas été sanctionnées.

«L’occupation ne rend pas de comptes et n’est pas sanctionnée pour ses politiques fondées sur la colonisation, les déplacements forcés, le nettoyage ethnique, les meurtres, le terrorisme organisé, les attaques contre les lieux saints et d’autres pratiques à l’encontre du peuple palestinien», a-t-il observé.

Le secrétaire général a ajouté que l’agression en cours sur la bande de Gaza avait enfreint tous les principes et valeurs légitimes en tuant et blessant des milliers de Palestiniens, y compris des enfants, des femmes et des personnes âgées. Il a ajouté que le déplacement forcé de familles et la destruction aveugle d’installations résidentielles, éducatives, sanitaires et médiatiques, y compris celles de l‘Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), ainsi que d’infrastructures civiles, constituaient des violations flagrantes du droit international.

«J’espère que cette réunion permettra de prendre des mesures efficaces pour mettre fin à l’agression israélienne, protéger le peuple palestinien et l’aider dans cette épreuve», a déclaré le secrétaire général de l’OCI. «Nous insistons sur le fait qu’il n’y aura ni paix ni stabilité dans la région si l’on ne trouve pas une solution juste et globale à la question palestinienne, si l’on ne met pas fin à l’occupation coloniale israélienne et si l’on ne consacre pas le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant et souverain selon les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions pertinentes de l’ONU et à l’initiative de paix arabe.»

Il a remercié l’Arabie saoudite pour son invitation à tenir la réunion, durant laquelle le soutien du Royaume aux nations islamiques, et plus particulièrement à la cause palestinienne, a été approuvé.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré lors de la réunion: «Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures pour établir des couloirs humanitaires sûrs.»

Il a assuré que le Royaume faisait tout son possible pour communiquer avec toutes les parties internationales et régionales afin de mettre fin à l’escalade en cours. Le prince Faisal a également exprimé sa profonde inquiétude quant à la gravité de la situation humanitaire à Gaza et aux préjudices causés à des personnes innocentes.

Il a réaffirmé le soutien ferme du Royaume aux efforts déployés pour parvenir à une paix juste  et globale garantissant au peuple palestinien l’exercice de ses droits légitimes. Les 57 pays membres de l’OCI ont été invités à participer à la réunion.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Qatar affirme que les pays du Golfe sont «unis» dans leur appel à la désescalade

Short Url
  • "Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari
  • Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février

DOHA: Les pays du Golfe sont "unis" dans leur appel à une désescalade dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi le Qatar, alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles contre ses voisins de la région.

"Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.

Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tandis que leurs exportations d'hydrocarbures sont affectées par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.

Lundi, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce détroit stratégique par lequel passait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le détroit a été "fermé en raison d'une opération militaire", et son avenir est "une question que l'ensemble de la région et les partenaires internationaux doivent décider collectivement", a déclaré le responsable qatari.

"Je pense que nous avons pris une décision collective, dans le Golfe, pour traiter cela comme une menace collective", a-t-il insisté.

Pays le plus visé par les attaques iraniennes, les Emirats arabes unis se sont démarqués ces derniers jours de leurs voisins en adoptant un ton plus offensif à l'égard de Téhéran.

"Un simple cessez-le-feu n'est pas suffisant. Nous avons besoin d'un résultat concluant qui réponde à l'ensemble des menaces iraniennes: capacités nucléaires, missiles, drones, mandataires terroristes et blocages des voies maritimes internationales", a écrit leur ambassadeur à Washington, Yousef Al Otaiba, la semaine dernière dans une tribune du Wall Street Journal.

Le diplomate émirati a affirmé que son pays était prêt "à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert".


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Short Url
  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.


Israël occupera une partie du sud du Liban après la guerre, déclare son ministre de la Défense

 Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
Short Url
  • "Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties"
  • "Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza"

JERUSALEM: Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz.

"A la fin de cette opération, Tsahal (l'armé israélienne, NDLR) s'installera dans une zone de sécurité à l'intérieur du Liban, sur une ligne défensive contre les missiles antichars, et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu'au Litani", fleuve qui s'écoule à une trentaine de kilomètres au nord de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, a déclaré M. Katz, dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties", a ajouté M. Katz.

"Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza, afin d'éliminer une fois pour toutes les menaces le long de la frontière qui pèsent sur les habitants du nord", a encore ajouté M. Katz en référence à deux villes de la bande de Gaza dévastées par les opérations militaires d'Israël dans sa guerre contre le Hamas après le 7 octobre 2023.

Le Liban a été entraîné dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part et l'Iran d'autre part par une attaque le 2 mars du mouvement islamiste Hezbollah contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit.

Depuis lors, les frappes israéliennes massives sur le pays du Cèdre ont tué plus de 1.200 personnes et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. L'armée israélienne affirme elle avoir éliminé "850 terroristes" au Liban.

M. Katz ne cesse de multiplier les déclarations martiales à l'encontre du Liban et des Libanais.

Dimanche, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a indiqué lui avoir écrit pour exprimer ses "vives préoccupations concernant (des propos tenus récemment par des responsables israéliens) qui sapent le respect du droit international humanitaire" et dénotent selon elle une volonté de s'y soustraire.

Dans une copie de la lettre publiée par HRW, cette dernière lui reproche nommément ses propos du 16 mars, dans lesquels il menaçait déjà d'empêcher le retour des personnes ayant fui la région au sud du Litani.

"Utiliser le refus du retour des civils comme outil de négociation constitue un déplacement forcé, ce qui est interdit par les lois de la guerre et peut constituer un crime de guerre", écrit l'ONG.

Depuis le 2 mars, le Hezbollah a tiré "entre 4.000 et 5.000 roquettes, drones et missiles, ainsi que des mortiers (...) en direction d'Israël, certains en direction de nos troupes, d'autres vers des communautés civiles", a déclaré mardi le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée israélienne.