Mahmoud Abbas à Emmanuel Macron: il faut «faire cesser l'agression» contre Gaza

Le président français Emmanuel Macron (G) rencontre le président palestinien Mahmoud Abbas le 24 octobre 2023 dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie. (Photo AFP/ Christophe Ena)
Le président français Emmanuel Macron (G) rencontre le président palestinien Mahmoud Abbas le 24 octobre 2023 dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie. (Photo AFP/ Christophe Ena)
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Publié le Mardi 24 octobre 2023

Mahmoud Abbas à Emmanuel Macron: il faut «faire cesser l'agression» contre Gaza

  • Emmanuel Macron a affirmé que l'attaque du Hamas est «aussi une catastrophe pour les Palestiniens»
  • Le président palestinien a demandé à Emmanuel Macron d'oeuvrer pour «faire cesser l'agression sauvage» d'Israël sur la bande de Gaza

PARIS: Au 18e jour de la guerre entre Israel et le Hamas et après avoir rencontré les différents représentants israéliens ce matin, le président français s’est rendu à Ramallah, en Cisjordanie, pour échanger avec son homologue palestinien, Mahmoud Abbas. 

Le président palestinien a demandé à Emmanuel Macron d'oeuvrer pour "faire cesser l'agression sauvage" d'Israël sur la bande de Gaza.

"Nous vous exhortons, président Macron, à faire cesser cette agression", a dit M. Abbas dans des déclarations à la presse à l'issue de son entretien avec le président français, à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

M. Abbas a en outre appelé à la mise en place "d'une coalition internationale pour la paix" et à la tenue d'une "conférence de paix internationale", semblant répondre indirectement à la proposition faite plus tôt mardi par M. Macron de mettre sur pied une coalition internationale pour "lutter" contre le Hamas

Le président Macron a fait part de son souhait de reprendre "un processus politique" en Israël et en Palestine.

"La quête légitime de la sécurité demeurera une illusion tant qu’une paix juste ne sera pas établie. (...) La quête de sécurité sans recherche de la paix est condamnée à l’échec. Ceci suppose la reconnaissance des aspirations légitimes de chacun", a-t-il lancé

Emmanuel Macron a affirmé que "rien, nulle part, ne justifie la violence terroriste", devant Mahmoud Abbas, qui était "à nos côtés en 2015" quand la France a été touchée par des attaques terroristes.

Le président français a ainsi affirmé que l'attaque du Hamas est "aussi une catastrophe pour les Palestiniens".

Il a assuré à son homologue palestinien qu'"une vie palestinienne vaut une vie française qui vaut une vie israélienne". C'est pourquoi il a appelé à "protéger les civils partout et en tout lieu".

Selon lui, 170 Français vivent à Gaza "dans les conditions d'insécurité ".

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.