Algérie: après une réduction de peine, le chercheur Raouf Farrah libéré jeudi

 La Cour d'appel de Constantine en Algérie a réduit jeudi de deux ans ferme à 20 mois dont 8 ferme les peines de prison prononcées contre le journaliste algérien Mustapha Bendjama et le chercheur algéro-canadien Raouf Farrah, libérable immédiatement, a indiqué son avocat. (AFP)
La Cour d'appel de Constantine en Algérie a réduit jeudi de deux ans ferme à 20 mois dont 8 ferme les peines de prison prononcées contre le journaliste algérien Mustapha Bendjama et le chercheur algéro-canadien Raouf Farrah, libérable immédiatement, a indiqué son avocat. (AFP)
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Publié le Jeudi 26 octobre 2023

Algérie: après une réduction de peine, le chercheur Raouf Farrah libéré jeudi

  • "Raouf sera libéré à l'instant même", a déclaré à l'AFP Me Kouceila Zerguine en précisant que M. Bendjama, qui a "une autre affaire en cours", connaîtra son sort "le 31 octobre"
  • L'avocat a souligné que pour les deux co-accusés, emprisonnés depuis huit mois, il y a eu en appel "modification des peines prononcées à huit mois ferme et 12 mois avec sursis"

ALGER: La Cour d'appel de Constantine en Algérie a réduit jeudi de deux ans ferme à 20 mois dont 8 ferme les peines de prison prononcées contre le journaliste algérien Mustapha Bendjama et le chercheur algéro-canadien Raouf Farrah, libérable immédiatement, a indiqué son avocat.

"Raouf sera libéré à l'instant même", a déclaré à l'AFP Me Kouceila Zerguine en précisant que M. Bendjama, qui a "une autre affaire en cours", connaîtra son sort "le 31 octobre".

L'avocat a souligné que pour les deux co-accusés, emprisonnés depuis huit mois, il y a eu en appel "modification des peines prononcées à huit mois ferme et 12 mois avec sursis".

Le défenseur de M. Farrah a annoncé néanmoins le dépôt d'un "pourvoi en Cassation" dans le but de "prouver l'innocence" de son client. Selon lui, le chercheur peut "sortir d'Algérie le plus normalement du monde dès jeudi" et retourner en Tunisie où "il vit depuis quatre ans" avec sa femme canadienne et leur fille de quatre ans.

Chercheur de l'organisation Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), M. Farrah, 36 ans et son ami le journaliste Bendjama, 32 ans, avaient été condamnés en août en première instance à deux ans de prison ferme.

Ils avaient fait appel, espérant être acquittés, mais la semaine passée, en appel, le parquet avait requis l'aggravation des peines.

Ils ont été jugés coupables de "publication d'informations et de documents dont le contenu est classé partiellement ou intégralement secret, sur un réseau électronique ou d'autres moyens technologiques de médias".

M. Farrah a également été condamné pour "réception de fonds d'institutions étrangères ou intérieures dans l'intention de commettre des actes pouvant porter atteinte à l'ordre public". Pour ce motif, son père Sebti, 67 ans, a été condamné à un an d'emprisonnement avec sursis.

Raouf Farrah avait été interpellé le 14 février chez ses parents à Annaba (est).

« Indicateur », « indic »

Selon plusieurs avocats et médias, l'affaire a démarré lorsque les services de sécurité ont eu accès au téléphone de Mustapha Bendjama après son arrestation le 8 février dans les locaux du journal Le Provincial, basé à Annaba, dont il est le rédacteur en chef.

Il était soupçonné d'avoir aidé la militante franco-algérienne Amira Bouraoui à quitter l'Algérie via la Tunisie deux jours plus tôt, alors qu'elle était interdite de sortie.

L'"affaire Bouraoui", qualifiée d'"exfiltration illégale" par Alger, avait provoqué une brouille diplomatique avec la France.

Mustapha Bendjama a été l'un des acteurs phares à Annaba du mouvement de protestation prodémocratie en 2019.

L'analyse du téléphone du journaliste a montré des contacts entre MM. Bendjama et Farrah ainsi que l'ONG anti-corruption Global Integrity Index (GII).

Devant le juge, le journaliste a expliqué avoir compilé, pour le compte de GII et à la demande de son ami chercheur, "un rapport déclinant 54 indicateurs socio-économiques en contrepartie de 1.500 dollars".

Selon des médias, les enquêteurs auraient confondu le terme "indicateur" économique avec celui ("indic") utilisé par la police pour les personnes leur fournissant des informations.

M. Bendjama n'ayant pas de compte en devises, l'argent a été versé sur le compte de M. Farrah, qui a fait remettre la somme convertie en dinars à M. Bendjama, d'où une infraction à la réglementation des changes reconnue par M. Bendjama.


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com