Frankly Speaking : Israël a-t-il le droit de se défendre ?

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'Homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, avec Katie Jensen, animatrice de l'émission «Frankly Speaking» (Photo AN).
Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'Homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, avec Katie Jensen, animatrice de l'émission «Frankly Speaking» (Photo AN).
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Publié le Lundi 30 octobre 2023

Frankly Speaking : Israël a-t-il le droit de se défendre ?

  • Francesca Albanese déclare que l'assaut d'Israël sur Gaza est sans fondement juridique car «la légitime défense ne peut s'appliquer dans un contexte d'occupation militaire»
  • Elle souhaite que les alliés d'Israël demandent à Netanyahou ce qu'il entend par changer le Moyen-Orient, car cela «ferait émerger une autre forme de résistance»

DUBAÏ : Israël n'a pas le droit à l'autodéfense qu'il revendique dans la bande de Gaza en raison de son statut de puissance occupante, selon le rapporteur spécial de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés.

Francesca Albanese, qui a été nommée à ce poste en mai 2022 pour un mandat de trois ans, estime également que la réponse militaire d'Israël à l'attaque protéiforme du Hamas le 7 octobre est allée au-delà de la simple défense de son propre territoire et de ses citoyens.

«Le droit à l'autodéfense invoqué par Israël au titre de l'article 51 de la Charte des Nations unies est très clair. Il autorise un État à repousser une attaque provenant d'un autre État. L'action nécessaire pour la repousser doit donc être basée sur son intensité et sa portée. Sans compter qu’elle doit être proportionnelle», a-t-elle dit lors de l'émission d'actualité d'Arab News « Frankly Speaking ».

Mme Albanese a ajouté : «la Cour internationale de justice a établi une jurisprudence selon laquelle la légitime défense ne peut s'appliquer dans un contexte d'occupation militaire comme, dans c’est le cas ici, où Israël occupe un autre État et un autre peuple».

En décrivant le concept de «proportionnalité» dans sa réponse, elle a indiqué qu'Israël avait repris le contrôle de son territoire en vingt-quatre ou trente heures. Par conséquent, le droit à l'autodéfense sur son propre territoire, s'il peut être qualifié d'autodéfense, était devenu non applicable».

«Est-ce à dire qu'Israël devait rester les bras croisés après ce que le Hamas lui avait infligé? Non, comme je l'ai précisé, la priorité était de protéger les citoyens israéliens et de contrer la présence militaire du Hamas, ce qui a été accompli», ajoute-t-elle.

Alors que le sort de 2,3 millions de Palestiniens reste incertain en raison de l'intensification des opérations militaires israéliennes et de l'augmentation rapide du nombre de victimes, Francesca Albanese, universitaire italienne et avocate internationale spécialisée dans les droits de l'Homme, s'est exprimée sur la dynamique sous-jacente du conflit, et sur la question de savoir si des poursuites allaient être engagées pour crimes de guerre des civils tout en se demandant si l'ONU avait une fois de plus failli à sa mission auprès du peuple palestinien.

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Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, a expliqué que les représailles d'Israël avaient été aveugles, provoquant la destruction de plus de 42 % des habitations à Gaza, ciblant des zones civiles, y compris des hôpitaux, et causant la mort de milliers de Palestiniens. (Photo AN)

Les combats ont éclaté lorsque le Hamas a lancé des roquettes depuis Gaza sur le territoire israélien avant de s'infiltrer à la frontière et de tuer des civils et des militaires dans plusieurs villes frontalières, des kibboutzim et même dans un festival de musique le 7 octobre.

Des centaines de citoyens et de soldats israéliens, ainsi que de nombreuses personnes originaires d'autres pays, ont également été emmenés à Gaza et sont retenus en otage.

Après avoir débarrassé son territoire des militants du Hamas, Israël a mené des opérations de représailles à Gaza, déclarant officiellement la guerre au groupe armé.

Selon Albanese, le fait qu'Israël ait bombardé l'ensemble de la bande de Gaza sans objectif militaire précis soulève d'importantes questions. «Un objectif militaire clair pourrait être le démantèlement de la capacité militaire du Hamas. Mais ce n'est pas ce qui a été dit. Ce n'était pas l'intention exprimée», a-t-elle déclaré.

«L'objectif a été d'éradiquer le Hamas dans son ensemble. Mais le Hamas est aussi une entité politique. Alors, qu'est-ce que cela signifie en pratique?»

«Des déclarations de politiciens et de dirigeants israéliens ont affirmé que tous les Palestiniens de Gaza étaient responsables des actions du Hamas et qu'il fallait donc leur briser l’échine. Le langage utilisé est extrêmement dangereux. Un langage génocidaire a été employé et des centaines d'universitaires ont tiré la sonnette d'alarme.»

Albanese a déclaré que la campagne militaire israélienne avait été extrêmement destructrice et aveugle, provoquant la destruction de plus de 42% des habitations à Gaza, ciblant des zones civiles, y compris des hôpitaux, des lieux de culte et des marchés publics.

Les autorités sanitaires palestiniennes ont déclaré que plus de 8 000 personnes avaient été tuées par les frappes aériennes de représailles d'Israël jusqu’à ce jour.

En réponse à la question de savoir si le dernier conflit à Gaza avait changé son point de vue, Mme Albanese a déclaré que «la seule manière de faire valoir une voix juridique et morale forte, claire et indiscutable en ce moment est de condamner sans équivoque les attaques contre des civils, quels qu’ils soient».

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Des Palestiniens récupèrent des sacs de léguminueuses séchées dans un centre d'aide géré par l'ONU, distribuant de la nourriture aux Palestiniens locaux et aux personnes déplacées suite à l'appel d'Israël demandant à plus d'un million d'habitants du nord de Gaza de se déplacer vers le sud pour leur sécurité, à Deir al-Balah, dans le cadre des batailles en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)

«Ce que le Hamas a fait le 7 octobre dépasse le champ d’une résistance légitime, car le massacre de civils ne saurait en aucun cas être justifié», a-t-elle déclaré à Katie Jensen, animatrice de l'émission «Frankly Speaking».

Mme Albanese a poursuivi: «Le Hamas est à blâmer pour le meurtre brutal de civils, car dans un contexte d'hostilités, alors que les cibles militaires sont légitimes et que tuer un soldat est une tragédie, tuer un civil est un crime de guerre. Il est absolument interdit d’éliminer des civils.»

D'autre part, elle a affirmé que le conflit israélo-palestinien n'a pas commencé le 7 octobre.  «L'occupation qu'Israël maintient en Cisjordanie, y compris à Jérusalem et dans la bande de Gaza, est illégale pour de nombreuses raisons. Cette occupation s'est transformée en un apartheid de facto, servant à coloniser les terres palestiniennes, à déplacer des populations manu militari, à procéder à des arrestations arbitraires d’adultes et d’enfants, à imposer la loi martiale à des millions de Palestiniens, y compris dans la bande de Gaza déjà soumise à un blocus», a-t-elle déclaré.

«Gaza subit un blocus illégal depuis seize ans au cours desquels cinq guerres ont déjà eu lieu à Gaza – en 2008, en 2012, en 2014, en 2021, en 2022 – ayant causé la mort de 4 200 personnes, dont 1 100 enfants.»

Les opinions de Mme Albanese sur le droit d'Israël à l'autodéfense et sur les actions menées à Gaza ont suscité la controverse; des médias, des organismes de surveillance d'ONG et des responsables israéliens l'ont accusée d'antisémitisme.

En avril de cette année, un ministre israélien a adressé une demande d'exclusion de Mme Albanese au Secrétaire général des Nations unies et au Haut-Commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies pour exprimer ses préoccupations quant à son maintien en fonction, l'accusant de continuer à propager la haine, l'antisémitisme et à inciter à la violence.

Mme Albanese estime que les efforts déployés pour la démettre de ses fonctions actuelles visent à détourner l'attention des événements qui se déroulent à Gaza et en Palestine en général. «Ce n'est pas nouveau. Ce type d'attaques personnelles a été utilisé contre tous ceux qui ont osé critiquer les politiques et les pratiques israéliennes à l'égard des Palestiniens», a-t-elle déclaré.

«Je n'ai donc pas été particulièrement surprise. Oui, ils sont très véhéments, mais encore une fois, plus le message est fort, plus la dénonciation est forte, et plus la réponse est violente».

Soutenant que les données sur lesquelles ses détracteurs tentent de détourner l'attention sont bien plus importantes que leurs accusations, elle a affirmé : «Rien de ce que j'ai dit dans mes trois rapports sur l'autodétermination et les violations commises par Israël la privation arbitraire, généralisée et systématique de liberté dans les territoires palestiniens occupés, les violations commises à l'encontre des enfants palestiniens n'a jamais été contesté. La substance de mon analyse factuelle et juridique reste valable, et c'est pourquoi je demande instamment à la communauté internationale d'en tenir compte avant tout».

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Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, a déclaré dans l'émission Frankly Speaking que la réponse militaire d'Israël à l'attaque meurtrière du 7 octobre menée par le Hamas allait bien au-delà de la simple défense de son territoire et de ses citoyens. (Photo AN)

Alors que les statistiques de l'ONU indiquent que plus de 1,6 million de Palestiniens ont été contraints de fuir leur domicile à la date de samedi, Albanese a déclaré qu’il semble que Gaza ait atteint le point de non-retour.

De nombreux organes de presse ont rapporté qu'à la suite de l'ordre d'évacuation, des frappes aériennes ont tué des dizaines de Palestiniens qui tentaient de fuir la ville de Gaza. Les Palestiniens ne peuvent pas se réfugier sur leur propre territoire ou dans un autre pays; l'Égypte, qui borde Gaza, n'a pas ouvert de corridors qui permettraient aux Palestiniens de s'y réfugier.

«Israël a ordonné l'évacuation de 1,1 million de personnes, soit la moitié de la population du nord de la bande de Gaza», a précisé Albanese.

«Comment cela peut-il être considéré comme légal alors que des personnes se trouvent hospitalisées, sans compter le femmes, les enfants et les personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer? Parce que le sud, où les gens ont reçu l'ordre de se rendre, est bombardé. Il a été bombardé et est détruit. Il n’offre aucune capacité d'accueil pour ces gens.»

Mme Albanese a par ailleurs condamné les tentatives des médias visant, selon elle, à désinformer ou à propager de fausses informations, ce qui a été très courant tout au long du conflit en cours.

«Chaque journaliste doit vérifier les informations avant de les diffuser, mais aussi rapporter tous les faits, toutes les circonstances afin de fournir une information complète. J'ai constaté qu'il y avait beaucoup de parti pris», a-t-elle affirmé.

L'un des événements les plus controversés en termes de couverture médiatique a été l'explosion de l'hôpital Al-Ahli Arab dans la ville de Gaza le 17 octobre. Les circonstances entourant l'explosion varient considérablement et l'entité à l'origine de l'attaque fait l'objet d'un débat acharné.

Plusieurs agences de renseignement affirment que l'explosion a été provoquée par une roquette mal tirée du groupe palestinien Jihad islamique, tandis que le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a affirmé qu'une frappe aérienne israélienne en était responsable.

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Des chars israéliens manœuvrent à l'intérieur de la bande de Gaza, vus d'Israël, le 29 octobre 2023. (Reuters)

«J'ai été témoin de récits contradictoires, car au début, l'armée israélienne a lancé de nombreux avertissements à l'hôpital pour qu'il soit évacué. Le personnel médical responsable de l'hôpital a fait savoir qu'il n'était pas en mesure de procéder à l'évacuation parce qu'il y avait des blessés graves entre autres patients», a poursuivi Albanese.

Immédiatement après l'attentat, des messages rapidement effacés sur les réseaux sociaux ont suggéré que l'armée israélienne avait frappé l'hôpital parce que des agents du Hamas s’y trouvaient à l'intérieur.

Lorsqu'on lui a demandé si ces suppressions avaient éveillé des soupçons dans son esprit, Mme Albanese a répondu: «Une commission d'enquête examine actuellement tous les actes de violences et tous les crimes qui ont été commis depuis le 7 octobre. Il s'agit de la commission d'enquête nommée par le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies en mai 2021. J'attendrai les conclusions de leur enquête.»

Étant donné que la communauté internationale n'a pas réussi à forcer Israël à accepter un cessez-le-feu, nombreux sont ceux qui affirment que l'ONU a une fois de plus failli à ses obligations envers le peuple palestinien.

Toutefois, Mme Albanese estime que l'ONU manque à ses obligations envers le peuple palestinien et le peuple israélien «car tous deux méritent la paix et la stabilité, ce qui relève de la responsabilité du Conseil de sécurité de l'ONU».

«Ce qui se produit est une catastrophe politique et humanitaire aux proportions incommensurables», a-t-elle déclaré.

Enfin, Albanese a souligné que les alliés d'Israël devraient demander au Premier ministre Benjamin Netanyahou de s’expliquer sur ses propos tenus dans une allocution télévisée après l'assaut du Hamas du 7 octobre, lorsqu’il a déclaré que «ce que nous ferons à nos ennemis se répercutera sur plusieurs générations».

Albanese a ajouté: «Je suis préoccupée par ce que cela sous-entend,  car, certes, vous pouvez éliminer tous les partisans et militants du Hamas, mais en maintenant la population sous oppression, comme Israël l'a fait avec les Palestiniens pendant des décennies, une autre forme de résistance réapparaîtra forcément», a expliqué Albanese.

«Je crains vraiment que la situation ne s'étende à toute la région, qui est déjà gravement touchée. Les rues et les places des villes arabes sont remplies de gens qui protestent. Ils manifestent parce qu'ils pensent que les Palestiniens méritent justice».

En ce qui la concerne, Mme Albanese a déclaré qu'elle adoptait une «approche claire et centrée sur l'être humain» dans son travail.

«Il n'y a pas de vie plus importante qu'une autre», a-t-elle affirmé. «Dans l'intérêt des Palestiniens et des Israéliens, les hostilités actuelles doivent cesser. Une solution réaliste, axée sur le droit international, doit être trouvée dès à présent, car demain, il sera peut-être trop tard.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.