Visite de Blinken en Jordanie et en Israël dans le cadre de la crise au Moyen-Orient

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime au Département d'État à Washington, le mercredi 1er novembre 2023. (AP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime au Département d'État à Washington, le mercredi 1er novembre 2023. (AP)
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Publié le Jeudi 02 novembre 2023

Visite de Blinken en Jordanie et en Israël dans le cadre de la crise au Moyen-Orient

  • Une source diplomatique turque a indiqué que Blinken se rendrait en Turquie dimanche
  • Le conseiller du département d'État, Derek Chollet, se rendra en Israël mercredi

LONDRES: Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, retournera en Jordanie, dont les relations avec Israël se sont fortement détériorées à la suite de la guerre à Gaza, dans le cadre d'un nouveau voyage de crise, a annoncé mercredi le département d'État.

Le plus haut diplomate américain se rendra en Jordanie après des entretiens déjà annoncés vendredi en Israël, a déclaré le porte-parole du département d'État, Matthew Miller. Blinken devrait rencontrer les dirigeants du gouvernement israélien, notamment le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, pour faire le point sur leurs objectifs militaires.

«Il réitérera le soutien des États-Unis au droit d'Israël de se défendre conformément au droit humanitaire international et discutera de la nécessité de prendre toutes les précautions nécessaires afin de minimiser les pertes civiles, ainsi que de notre travail d'acheminement de l'aide humanitaire», a révélé Miller aux journalistes.

Blinken a également passé du temps en Jordanie lors d'un voyage effectué le mois dernier à la suite de l'attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre, et le président, Joe Biden, et lui-même se sont entretenus avec le roi Abdallah II.

La Jordanie, partenaire des États-Unis et deuxième pays arabe à avoir fait la paix avec Israël, a déclaré plus tôt mercredi qu'elle rappelait son ambassadeur en Israël pour protester contre la «catastrophe humanitaire sans précédent» causée par la «guerre israélienne en cours».

Interrogé sur la décision de la Jordanie, Miller a déclaré à propos des États-Unis: «Nous partageons les inquiétudes qu'ils ont exprimées au sujet de la situation humanitaire désastreuse à Gaza.»

«Mais en fin de compte, nous pensons qu'une diplomatie accrue est importante et que les mesures visant à réduire les canaux diplomatiques ne sont pas productives pour nos objectifs communs à long terme et pour la promotion d'une solution à long terme à cette crise», a précisé Miller.

Une source diplomatique turque a également indiqué que Blinken se rendrait en Turquie dimanche, mais le département d'État américain a signalé qu'il n'était pas en mesure de confirmer ses déplacements ultérieurs lorsqu'on lui a demandé s'il se rendrait à Ankara au cours d'une conférence de presse.

Par ailleurs, le conseiller du département d'État, Derek Chollet, se rendra en Israël mercredi pour réaffirmer «l'engagement des États-Unis à être solidaires d'Israël et à soutenir son droit à se défendre, conformément au droit humanitaire international», a indiqué son bureau dans un communiqué.

«Chollet s'engagera avec ses partenaires et alliés à poursuivre notre travail pour empêcher le conflit de s'étendre à d'autres parties de la région, contribuera à la libération de tous les otages, notamment les citoyens américains, et discutera des efforts pour aider les citoyens américains tout en assurant la protection des civils et la fourniture élargie de l'aide humanitaire à Gaza», a ajouté le communiqué.

Après sa première étape en Israël, Chollet se rendra en Jordanie et en Turquie, et d'autres étapes pourront être ajoutées, a indiqué son bureau.

 

(Avec l'AFP et Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.