«Les Valises pour Beyrouth », l’entraide qui marche «comme sur des roulettes»

Préparation des valises à envoyer depuis Paris jusqu'à Beyrouth. (Photo fournie)
Préparation des valises à envoyer depuis Paris jusqu'à Beyrouth. (Photo fournie)
Préparation des valises à envoyer depuis Paris jusqu'à Beyrouth. (Photo fournie)
Préparation des valises à envoyer depuis Paris jusqu'à Beyrouth. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 25 décembre 2020

«Les Valises pour Beyrouth », l’entraide qui marche «comme sur des roulettes»

  • Cette initiative spontanée née d’un impératif humanitaire au lendemain de la troisième plus grande explosion de l’Histoire, a connu une évolution fulgurante
  • Des bagages composés de produits hygiéniques, de médicaments, de denrées alimentaires, de vêtements et de jouets pour enfants sont préparés, expédiés puis réceptionnés à l’aéroport de Beyrouth tous les jours

BEYROUTH : Valise rime avec voyage, déménagement, déplacement professionnel… Mais pas que !

Suite à la double explosion meurtrière qui a secoué le Liban, les valises ont endossé un nouveau rôle et symbolisent désormais l’entraide entre la diaspora et ceux restés au pays.

Avec la crise sans précédents qui sévit dans le très sinistré Pays des Cèdres, les pénuries font dorénavant partie du quotidien de tout un chacun. Pour répondre à cette urgence, Youmna Geday, Aya Mcheimché et Jessica Nassif, trois jeunes femmes franco-libanaises se démènent sans relâche depuis la date fatidique du 4 Août pour aider leur pays à se relever de cette série de coups durs.

Aidées par une quarantaine de volontaires, elles collectent, trient et empactent plusieurs tonnes de donations pour ensuite les envoyer au Liban dans des valises transportées par des bénévoles qui embarquent pour Beyrouth depuis Paris. Afin de contourner la douane libanaise réputée pour son manque de transparence, les co-fondatrices ont souhaité privilégier le «main en main», plus rapide, plus fiable et moins couteux !

Les jeunes libanaises ont baptisé cette structure caritative «Les Valises pour Beyrouth» (VPB).

Une organisation bien rodée

Cette initiative spontanée née d’un impératif humanitaire au lendemain de la troisième plus grande explosion de l’Histoire, a connu une évolution fulgurante. En l’espace de cinq mois, «Les Valises Pour Beyrouth» est devenue une association à part entière, reconnue par le gouvernement français et soutenue par la mairie de Paris, qui met à disposition des volontaires un local tous frais payés.

Des bagages composés de produits hygiéniques, de médicaments, de denrées alimentaires, de vêtements et de jouets pour enfants sont préparés, expédiés puis réceptionnés à l’aéroport de Beyrouth tous les jours.

Organisation des kits à envoyer au Liban. (Photo fournie)

Ces dons en nature correspondent à des listes minutieusement préparées et mises à jour par des associations partenaires telles que Base Camp, Arc-en-ciel, Offre-Joie, Smile in a Box et Spark, dépendamment des besoins sur place.

Pour les fêtes de fin d’année, afin de mettre du baume au cœur aux plus jeunes, quelques cadeaux se sont glissés entre les produits de première nécessité. Ainsi, des voitures téléguidées, des poupées, des petites figurines et autres jeux d’enfants ont voyagé aux côtés des couches pour bébé, des sirops pour la toux, des antiseptiques et autres produits essentiels.

 «La charité a une date limite»

Aujourd’hui, les ONG au Liban redoutent les mois à venir, « la charité a une date limite, et les associations craignent un manque d’intérêt de la part de la communauté internationale à l’égard du Liban», confie Aya Mcheimché, co-fondatrice des VDP à Arab News en Français. En effet, suite à la pandémie de Covid-19, la situation socio-économique dans le monde va de mal en pis.

« Il est donc impératif d’aider aujourd’hui afin de pouvoir affronter les défis de demain», puisque le Liban ne restera pas la primo-préoccupation humanitaire. «Tant que l’Etat libanais n’agira pas en conséquences, l’aide apportée par la diaspora est essentielle» ajoute Aya. Dans les faits, la majorité des foyers libanais dans le besoin sont aidés par des organisations non-étatique portées par la société civile.

« Les Valises du Monde »

Actuellement, les VPB c’est plus de 400 bénévoles et volontaires transporteurs, une moyenne de 5 valises expédiées tous les jours depuis Paris, plus de 7 tonnes de produits de première nécessité et autres denrées acheminées par voie maritime.

« Lorsque la situation au Liban s’améliorera, les VDP compte s’agrandir ! » déclare fièrement Aya.

Dans un futur que les fondatrices espèrent proche, l’association aimerait venir en aide à tous les pays en proie à des catastrophes.

Indépendamment de ce que le futur réservera, ces jeunes bénévoles peuvent d’ores et déjà être fiers d’avoir joué un rôle majeur dans la reconstruction de la capitale libanaise.

Pour que cette mission puisse continuer, vous pouvez vous aussi faire des dons, ou les transporter.

Alors que les valises représentent souvent la nouvelle page d’une vie qui se tourne, le début de nouvelles aventures, les « valises pour Beyrouth » ont quant à elles été remplies avec soins afin de permettre à la vie de continuer… et aux libanais de reprendre leur souffle.

 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com