Gaza: Des milliers de civils fuient le nord, pourparlers tripartites sur une trêve

De la fumée s'élève alors que des Palestiniens déplacés s'abritent à l'hôpital Al Shifa, dans le cadre du conflit entre le Hamas et Israël, dans la ville de Gaza, le 8 novembre 2023. (Reuters)
De la fumée s'élève alors que des Palestiniens déplacés s'abritent à l'hôpital Al Shifa, dans le cadre du conflit entre le Hamas et Israël, dans la ville de Gaza, le 8 novembre 2023. (Reuters)
Des Palestiniens déplacés se rassemblent à l'hôpital Al Shifa où ils ont trouvé refuge, dans le cadre du conflit entre le Hamas et Israël, dans la ville de Gaza, le 8 novembre 2023. (Reuters)
Des Palestiniens déplacés se rassemblent à l'hôpital Al Shifa où ils ont trouvé refuge, dans le cadre du conflit entre le Hamas et Israël, dans la ville de Gaza, le 8 novembre 2023. (Reuters)
Une femme palestinienne déplacée, qui a fui sa maison à cause des frappes israéliennes, est assise avec ses petits-enfants dans un abri de fortune à l'hôpital Shifa, dans la ville de Gaza, le 5 novembre 2023. (Reuters)
Une femme palestinienne déplacée, qui a fui sa maison à cause des frappes israéliennes, est assise avec ses petits-enfants dans un abri de fortune à l'hôpital Shifa, dans la ville de Gaza, le 5 novembre 2023. (Reuters)
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Publié le Vendredi 10 novembre 2023

Gaza: Des milliers de civils fuient le nord, pourparlers tripartites sur une trêve

  • Plusieurs centaines de milliers de civils, selon l'ONU, restent piégés dans une situation humanitaire désastreuse dans le nord de la bande de Gaza
  • Les chefs du Mossad israélien David Barnea et de la CIA américaine Bill Burns ont discuté avec les responsables qataris à Doha d'une «éventuelle trêve humanitaire»

JÉRUSALEM: Des milliers de civils palestiniens ont une nouvelle fois fui jeudi le nord de la bande de Gaza en ruines où bombardements et combats au sol entre l'armée israélienne et le Hamas font rage, au moment où des pourparlers pour une trêve humanitaire ont lieu au Qatar.

Après plus d'un mois de frappes israéliennes, en représailles à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, plusieurs centaines de milliers de civils, selon l'ONU, restent piégés dans une situation humanitaire désastreuse dans le nord de la bande de Gaza.

En Israël, au moins 1.400 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, selon les autorités, en majorité des civils tués le jour de l'attaque, d'une violence et d'une ampleur inédites depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948. En outre, 239 personnes ont été enlevées et sont retenues à Gaza.

Dans la bande de Gaza, les bombardements israéliens ont fait 10.812 morts, essentiellement des civils, parmi lesquels 4.412 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de nouveau exclu un cessez-le-feu jeudi soir, sur la chaîne américaine Fox News. "Un cessez-le-feu avec le Hamas signifie une reddition", a-t-il dit.

Affirmant que l'armée israélienne se comportait "exceptionnellement bien" dans son offensive à Gaza, il a aussi dit qu'Israël n'envisage pas de réoccuper le territoire palestinien.

"Nous ne cherchons pas à gouverner Gaza. Nous ne cherchons pas à l'occuper, mais nous cherchons à lui donner, ainsi qu'à nous, un avenir meilleur", a-il-dit.

Les chefs du Mossad israélien David Barnea et de la CIA américaine Bill Burns ont discuté avec les responsables qataris à Doha d'une "éventuelle trêve humanitaire" dans le territoire, selon un responsable au fait des pourparlers.

Les discussions portent aussi sur "la libération des otages et davantage d'aide entrant à Gaza", a dit à l'AFP ce responsable, sous couvert d'anonymat, précisant qu'elles avaient "bien progressé vers un accord".

Une source proche du Hamas à Gaza avait indiqué mercredi à l'AFP que des négociations menées par le Qatar portaient sur la libération de douze otages, incluant six Américains, en échange d'une trêve humanitaire de trois jours.

Le Jihad islamique, allié au Hamas à Gaza, a indiqué dans une vidéo jeudi qu'il était prêt à libérer deux otages israéliens, une femme septuagénaire et un adolescent, "si les conditions sécuritaires sont réunies".

«Pauses» quotidiennes

Jeudi, comme la veille, une foule d'hommes et de femmes à pied, portant leurs enfants dans les bras, les mains vides ou emportant de petits baluchons, ont envahi la route menant vers le sud, d'après un journaliste de l'AFP.

Selon Israël, 50.000 personnes fuyant les combats sont passées par "un couloir d'évacuation" sécurisé ouvert pendant plusieurs heures lors de "pauses tactiques" de l'armée, soit autant que la veille.

Le terminal de Rafah, entre Gaza et l'Egypte, a rouvert jeudi pour permettre l'évacuation d'étrangers, binationaux et blessés.

Israël bombarde sans répit le petit territoire depuis le 7 octobre et a juré "d'anéantir" le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël.

Les abords de plusieurs hôpitaux dans le nord ont été pilonnés dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont celui de al-Chifa, le plus grand de la bande de Gaza où sont réfugiés 60.000 personnes, celui pour enfants al-Rantissi et l'hôpital indonésien. Le Hamas a fait état de blessés mais pas de personnes tuées.

Des images de l'AFTV montrent des bombardements massifs jeudi soir près de l'hôpital indonésien à Beit Lahia, créant la panique dans l'établissement.

Selon la défense anti-aérienne israélienne, environ 9.500 roquettes ont été lancées vers Israël depuis le 7 octobre, la plupart interceptées. Mais leur nombre a "été réduit de manière importante" depuis le 27 octobre et le début des opérations terrestres de l'armée israélienne, qui resserre son étau sur Gaza-ville qui abrite, selon elle, le "quartier militaire" du Hamas retranché dans un vaste réseau de tunnels souterrains.

Un drone d'origine inconnue s'est abattu jeudi sur une école dans la station balnéaire d'Eilat sur la mer Rouge, dans le sud d'Israël, sans faire de victime.

Opérant depuis quelques jours au cœur de la ville, l'armée a affirmé jeudi avoir "éliminé plus de 50 terroristes lors de combats intenses". Des "entrées de tunnels, des ateliers de fabrication de missiles antichars et des sites de lancement de roquettes anti-aériennes ont été détruits", a-t-elle ajouté.

Médecins du Monde annonce la mort à Gaza d'un de ses urgentistes dans un bombardement

Un jeune médecin urgentiste travaillant pour l'organisation humanitaire française Médecins du Monde a été tué dimanche avec sa famille dans le bombardement de leur immeuble à Gaza, a-t-on appris jeudi à Paris auprès de l'ONG, "profondément inquiète" pour ses équipes encore sur place.

Maysara Rayyes, 28 ans, était médecin urgentiste et superviseur médical depuis deux ans chez Médecins du Monde (MDM), a précisé dans un communiqué l'association, qui emploie encore 18 collaborateurs dans la bande de Gaza.

Sa mort "est le reflet de ce que subit toute la population civile" dans le territoire palestinien, a commenté auprès de l'AFP Florence Rigal, la présidente de l'ONG.

Dans un communiqué, Médecins du monde "condamne depuis le début de ce conflit les bombardements incessants et aveugles de l'armée israélienne qui continue de tuer de très nombreux civils, nos collègues humanitaires et des soignants" et rappelle "à cette occasion tragique qu'un cessez-le-feu est une urgence vitale pour mettre fin à cette hécatombe".

"Nous demeurons profondément inquiets pour nos équipes sur place" car "il est quasiment impossible pour les travailleurs humanitaires et pour le personnel soignant d'accomplir leur mission", a souligné Médecins du Monde.

Lampes frontales

A Khan Younès (sud), des familles ont trouvé refuge dans l'hôpital al-Nasser après plusieurs jours de marche. Oum Alaa al-Hajin explique à l'AFP avoir quitté son village du nord de Gaza dès le 7 octobre. Elle est restée 15 jours à Jabaliya, dont 10 dans une clinique gérée par l'Agence onusienne pour les réfugiés (UNRWA) mais s'est décidée à partir vers le sud à cause des bombardements incessants.

Sa situation demeure difficile. "On n'a pas d'eau, pas de toilettes, pas de boulangerie", dit-elle. "On a une miche de pain tous les trois ou quatre jours, et il faut faire plusieurs heures de queue."

Un chirurgien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Tom Potokar, a décrit une situation "catastrophique" à l'hôpital européen de Khan Younès.

"Durant les dernières 24 heures, j'ai vu trois malades avec des asticots dans leurs blessures", a-t-il raconté à l'AFP.

Selon l'ONU, 1,5 million de personnes sur les 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont été déplacées par la guerre. Des centaines de milliers de réfugiés en détresse s'entassent dans le sud, où les réserves alimentaires baissent dangereusement, selon l'ONU.

Israël a cependant nié l'existence d'une "crise humanitaire" à Gaza, tout en reconnaissant les "nombreuses difficultés" auxquelles font face les civils alors que l'aide internationale arrive au compte-gouttes depuis l'Egypte via Rafah, dans le territoire privé d'eau, d'électricité, de nourriture et de médicaments par le siège total imposé par Israël depuis le 9 octobre.

Dans le nord du territoire, des centaines de milliers de personnes se trouvent toujours "dans une situation humanitaire désastreuse", selon l'ONU.

Les hôpitaux qui n'ont pas encore fermé manquent de médicaments et de carburant pour faire fonctionner les générateurs.

Ahmad Mhanna, médecin de l'hôpital Al-Awda de Jabaliya, décrit une situation "triste et tragique". Dans la maternité, "les médecins utilisent des lampes frontales", tout comme au bloc opératoire, où les chirurgiens opèrent "sous anesthésie locale".

«Crise de l'humanité»

C'est "plus qu'une crise humanitaire, c'est une crise de l'humanité", a affirmé jeudi l'UNRWA, dont le patron Philippe Lazzarini a participé à une conférence internationale humanitaire organisée à Paris par le président français Emmanuel Macron.

Cette conférence a permis d'atteindre un milliard d'euros d'engagements, destiné à répondre notamment aux besoins de l'ONU pour aider la population des Territoires palestiniens, estimés à 1,2 milliard de dollars jusqu'à fin 2023.

En Cisjordanie occupée, où les violences se multiplient, 18 Palestiniens ont été tués jeudi dans plusieurs localités, dont 14 lors d'un raid israélien dans la ville de Jénine, bastion des groupes armés, d'après le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.

Selon des journalistes de l'AFP à Jénine, "des combats intenses" ont eu lieu et le bruit des explosions et des rafales d'armes légères a duré toute la journée.

Au moins 170 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats ou de colons israéliens en Cisjordanie depuis le 7 octobre, d'après l'Autorité palestinienne.


L'ONU exige qu'Israël empêche un «génocide» à Gaza

Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
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  • Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza
  • Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites"

GENEVE: Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".

Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.

Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".

Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".

Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.

L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.

Meurtres "illégaux" 

Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.

Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".

Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".

Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.

Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".

"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.

Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.

Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".

Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.

"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".

 


Le président libanais promet de faire «l'impossible» pour arrêter la guerre avec Israël

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  • Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.
  • Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

BEYROUTH: Le président libanais a promis lundi de faire "l'impossible" pour arrêter la guerre avec Israël qui poursuit ses frappes, faisant plus de 3.000 morts depuis mars, malgré une trêve et de nouvelles négociations bilatérales en vue.

"Il est de mon devoir et de ma responsabilité de faire l'impossible (...) pour arrêter la guerre contre le Liban et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué.

Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.

Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

Et le département d'État américain a indiqué qu'il organiserait un nouveau cycle de discussions les 2 et 3 juin.

Malgré la trêve, Israël a poursuivi lundi ses frappes contre plusieurs localités dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a appelé à l'évacuation de trois localités dans les régions de Tyr et de Nabatiyé en prévision de bombardements, et réitéré plus tard son appel pour l'une de ces localités.

Dimanche, des frappes israéliennes près de Baalbeck, dans l'est du pays, ont tué sept personnes dont un chef du Jihad islamique palestinien, allié du Hezbollah.

La formation, qui rejette les négociations directes entre le Liban et son ennemi juré, a revendiqué lundi deux attaques contre des objectifs militaires en Israël.

"En riposte à la violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a visé "une plateforme du Dôme de fer", le système de défense aérienne israélienne, dans un camp militaire, "au moyen d'un drone d'attaque", a déclaré le mouvement dans un communiqué, ajoutant par ailleurs avoir visé un véhicule militaire dans le nord d'Israël.

Le Hezbollah a aussi revendiqué lundi des attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", avait déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Les négociations parrainées par Washington portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, que le groupe refuse.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban, dont 211 enfants ou mineurs et 116 membres du personnel médical, selon un nouveau bilan officiel lundi.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

 


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.