Israël utilise pour la première fois son système de défense antimissile Arrow 3

Un panache de fumée s'élève au-dessus de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'une frappe israélienne le 9 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le mouvement palestinien Hamas (Photo, AFP).
Un panache de fumée s'élève au-dessus de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'une frappe israélienne le 9 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le mouvement palestinien Hamas (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 10 novembre 2023

Israël utilise pour la première fois son système de défense antimissile Arrow 3

  • Un drone d'origine inconnue s'est par ailleurs abattu jeudi sur une école dans la station balnéaire d'Eilat sur la mer Rouge, dans le sud d'Israël, sans faire de victime
  • L'armée israélienne a également dit avoir intercepté jeudi soir «un projectile suspect» dans le sud du pays grâce à des batteries anti-aériennes Patriot

EILAT: L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir utilisé pour la première fois son système antimissile Arrow 3 pour intercepter un projectile tiré "depuis la région de la mer Rouge", les rebelles Houthis au Yémen affirmant de leur côté avoir lancé des missiles balistiques contre Israël.

Un drone d'origine inconnue s'est par ailleurs abattu jeudi sur une école dans la station balnéaire d'Eilat sur la mer Rouge, dans le sud d'Israël, sans faire de victime, selon l'armée.

"Les soldats des réseaux de défense aérienne israéliens ont lancé avec succès un intercepteur Arrow 3 pour la première fois ce soir" ont indiqué l'armée israélienne et le ministère de la Défense dans un communiqué.

Cet intercepteur a détruit "une cible lancée vers Israël depuis la région de la mer Rouge", ont-ils ajouté.

C'est la première fois que le système Arrow 3, développé et produit conjointement par Israël et les Etats-Unis et déployé en 2017, intercepte une cible dans des conditions opérationnelles.

Selon Israël, ce système à très longue portée est conçu pour intercepter "des missiles balistiques exo-atmosphériques".

L'armée israélienne a également dit avoir intercepté jeudi soir "un projectile suspect" dans le sud du pays grâce à des batteries anti-aériennes Patriot. Elle a précisé que le projectile n'était "pas entré au-dessus du territoire israélien".

Au Yémen, les rebelles Houthis ont de leur côté affirmé avoir lancé jeudi "une salve de missiles balistiques visant diverses cibles sensibles" dans la région d'Eilat, selon le porte-parole de leurs forces armées, Yahya Sari.

"L'opération a atteint ses objectifs avec succès, provoquant des dommages directs aux cibles désignées malgré le mutisme de l'ennemi", a-t-il ajouté.

Drone contre une école

Ces dernières semaines, le groupe yéménite proche de l'Iran a affirmé avoir lancé plusieurs attaques de drone contre Israël, en réponse aux bombardements israéliens dans la bande de Gaza.

Selon l'armée israélienne, un drone s'est abattu jeudi "sur un bâtiment civil dans la ville d'Eilat". "L'identité du drone et les circonstances de l'incident sont en cours d'examen", a-t-elle écrit sur X (ex-Twitter).

Selon une porte-parole de l'armée sur place, le bâtiment d'une école, où se trouvaient des personnes au moment de l'explosion, a subi des dégâts. Les secours ont pris en charge sept personnes en état de choc.

Le drone a touché une école élémentaire d'Eilat, selon un journaliste de l'AFP sur place.

La ville balnéaire accueille actuellement des dizaines de milliers de personnes évacuées du nord d'Israël et de la région frontalière avec la bande de Gaza, où des combats font rage entre l'armée israélienne et le Hamas palestinien.

Jeudi dans la soirée, le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari a affirmé lors d'un point avec la presse que la menace n'était "pas que le Yémen". "Nous surveillons les menaces dans la région, y compris contre Eilat, ça peut venir de plusieurs endroits", a-t-il ajouté.

La guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre, fait craindre un embrasement régional.

Plus de 1.400 personnes ont péri côté israélien, la plupart des civils tués le jour de l'attaque, selon les autorités israéliennes.

En représailles, Israël pilonne la bande de Gaza, dirigée par le Hamas. Plus de 10.800 personnes, dont 4.412 enfants, ont été tuées, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.