«Nous savons où la violence aboutit et quelles en sont les conséquences», avertit le président somalien

Hassan Cheikh Mohamoud est président de la Somalie depuis mai 2022, après avoir occupé le même poste de 2012 à 2017 (Photo, AN/Abdulrahman Bin Shalhoub)
Hassan Cheikh Mohamoud est président de la Somalie depuis mai 2022, après avoir occupé le même poste de 2012 à 2017 (Photo, AN/Abdulrahman Bin Shalhoub)
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Publié le Mardi 14 novembre 2023

«Nous savons où la violence aboutit et quelles en sont les conséquences», avertit le président somalien

  • Pour Hassan Cheikh Mohamoud, seule une solution à deux États permettra de résoudre le conflit israélo-palestinien
  • Le président somalien a salué le resserrement des liens avec le Royaume à la suite du sommet saoudo-africain tenu à Riyad

RIYAD: La Somalie sait d'expérience que la violence ne permet pas d'atteindre un objectif politique, a déclaré le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, évoquant la violence qui se poursuit entre Israël et les Palestiniens.

Après des décennies d'instabilité politique, de violence terroriste et d'intervention étrangère, ce pays de la Corne de l'Afrique s'est progressivement stabilisé, comme en témoigne sa récente ouverture aux voisins africains et au monde arabe.

M. Mohamoud a déclaré à Arab News que la violence entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas ne s'attaque pas aux causes profondes du conflit, ce qui ne peut être réalisé que par un accord politique sous la forme d'une solution à deux États.

«En tant que Somaliens, nous vivons depuis longtemps dans un environnement de violence. Nous savons où la violence aboutit, quelles en sont les conséquences et quel est le résultat de cette violence. Personne ne peut parvenir à une fin politique par la violence. Ce n'est pas possible», a-t-il ajouté.

«Il existe une solution acceptée dans le monde entier. Deux États, la Palestine et Israël, vivant côte à côte, pacifiquement. Cela peut arriver. C'est possible. Pourquoi ne pas aller de l'avant dans ce sens?» 

Depuis plus d'un mois, la bande de Gaza est soumise à d'intenses bombardements israéliens en représailles à l'attaque transfrontalière sans précédent lancée le 7 octobre par le Hamas contre le sud d'Israël, qui a fait 1400 morts, pour la plupart des civils, et 240 otages.

Les bombardements israéliens et les opérations terrestres qui ont suivi ont fait plus de 11 000 morts, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, et provoqué le déplacement de plus de la moitié de la population de Gaza.

Le président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, s'est entretenu avec la rédactrice en chef adjointe d'Arab News, Noor Nugali, après le premier sommet saoudo-africain et le cinquième sommet arabo-africain (Photo, AN/Abdulrahman bin Shalhoub).

«Ce qui se passe en Palestine, en particulier aujourd'hui à Gaza, est un cas particulier, quelque chose qui contrevient à toutes les valeurs humaines au sens moral du terme.»

«Il ne s'agit pas seulement de religion, ni du caractère arabe, ni de régionalisme. Il s'agit d'humanité. Des enfants meurent. Des mères souffrent. Des civils innocents souffrent», a ajouté M. Mohamoud.

Le président s'est entretenu avec Arab News à la suite du premier sommet saoudo-africain et du cinquième sommet arabo-africain, qui ont eu lieu à Riyad les 11 et 12 novembre et qui ont rassemblé des représentants des deux régions pour discuter de commerce et de coopération.

Il s'est félicité du resserrement des liens entre la Somalie et l'Arabie saoudite, soulignant leur histoire commune, leurs liens religieux et leurs intérêts communs en matière de sécurité.

«La Somalie et l'Arabie saoudite entretiennent des relations historiques très anciennes en raison de la proximité géographique et des valeurs communes que nous partageons: la religion islamique, le mode de vie, les valeurs et la culture arabes, bien sûr. De nombreuses questions nous lient donc à l'Arabie saoudite», a indiqué M. Mohamoud.

«Le XXIe siècle et le mondialisme constituent un autre défi qui nous incite à nous réunir. Nous avons un ennemi commun, les extrémistes, les terroristes, le fondamentalisme qui va dans la mauvaise direction.»

«Puisque nous avons tous l'Islam en commun, notre héritage a toujours été lié. C'est donc dans ce contexte que nous nous inscrivons», a-t-il ajouté.

M. Mohamoud a souligné qu'il était particulièrement reconnaissant envers le Royaume pour son aide humanitaire, son expertise en matière de lutte contre le terrorisme et son soutien diplomatique, alors que la Somalie a connu l'insurrection, l'instabilité et la crise économique.

«La Somalie se trouve dans une situation difficile depuis trois décennies. L'Arabie saoudite a toujours été aux côtés de la Somalie au cours de ces trois décennies en termes d'aide humanitaire, de sécurité, de politique internationale et de soutien diplomatique à la Somalie. Tel est le niveau de nos relations.»

«Aujourd'hui, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier, Mohammed ben Salmane, nous nous améliorons. Chaque jour, il y a un nouveau progrès dans nos relations, une nouvelle confiance, de nouvelles relations, de nouveaux domaines à ce sujet», a-t-il déclaré.

M. Mohamoud a noté que la sécurité et la lutte contre le terrorisme constituaient un domaine de coopération particulièrement solide.

«La Somalie est un pays qui sort d'un conflit de longue durée. Nous sommes entrés en guerre contre les terroristes, comme l'a fait l'Arabie saoudite dans le passé, et nous avons réussi. Il n'y a pas mieux que l'Arabie saoudite pour obtenir des conseils et profiter de son expérience dans la guerre contre le terrorisme», a-t-il ajouté.

Le sommet saoudo-africain a été organisé pour reconnaître l'importance croissante de l'Afrique en tant qu'acteur émergent dans la diplomatie et le commerce mondial.

«Au XXIe siècle, l'Afrique est la destination. Destination en termes de développement économique. Destination en termes de capital humain. Destination en termes de ressources. Destination en termes de stratégie, et j'en passe. Le monde entier est donc à l'affût», a déclaré M. Mohamoud.

«Si hier c'était le colonialisme, si c'était l'exploitation, au XXe siècle (un nouveau changement) est possible. Il s'agit d'un partenariat d'intérêts partagés.»

Il a fait remarquer que la Somalie, qui possède le plus long littoral du continent africain, une population jeune et dynamique, d'abondantes ressources naturelles inexploitées et le potentiel nécessaire pour devenir un centre logistique régional majeur, était prête à recevoir des investissements.

«Pendant longtemps, nous avons lutté pour stabiliser la Somalie. Faire de ce pays un endroit sûr et sécurisé. Ce n'est qu'alors que nous pouvons espérer que les investissements viendront. Nous y parvenons aujourd'hui. Nous en sommes aux dernières étapes», poursuit-il.

«Nous sommes en train de vaincre les groupes terroristes qui ont refusé ce droit au peuple somalien. Une fois que nous l'aurons fait, ce sera le bon moment – un environnement propice sera créé, permettant un environnement favorable à l'investissement.»

«La Somalie est un livre blanc. Chaque région est une opportunité. L'économie bleue est une opportunité. La sécurité alimentaire est une opportunité. La Somalie est riche en minéraux: or, uranium, cuivre, cobalt. Tous les types d'éléments naturels rares sont disponibles en Somalie.»

«La Somalie possède près de 9 millions d'hectares de terres arables, avec deux rivières permanentes tout au long de l'année et plusieurs saisons des pluies.  La Somalie possède l'un des cheptels les plus importants au monde», a rappelé M. Mohamoud.

«Donc, en Somalie, les domaines d'investissement sont illimités, inexploités et inoccupés», a-t-il ajouté.

Le faible développement du pays est dû en grande partie à ses décennies de guerre civile, qui ont été prolongées par l'implication de réseaux terroristes internationaux, dont Al-Shabaab.

Ce groupe terroriste, basé en Somalie mais actif ailleurs en Afrique de l'Est, est affilié à Al-Qaïda depuis 2012 et soupçonné d'entretenir des liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique et Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Avec le soutien de la communauté internationale, la Somalie lutte contre Al-Shabaab avec des moyens militaires conventionnels et des campagnes de lutte contre la radicalisation, et en bloquant les moyens de financement des activités du groupe.

«Le gouvernement somalien et le monde qui soutient la Somalie, les partenaires internationaux, la communauté internationale, les organisations internationales, tous ceux qui ont soutenu la Somalie dans la lutte contre le terrorisme, nous leur en sommes très reconnaissants», a affirmé M. Mohamoud.

Le président s'est entretenu avec Arab News à l'issue du premier sommet saoudo-africain et du cinquième sommet arabo-africain, qui se sont tenus à Riyad les 11 et 12 novembre (Photo, SPA).

«Al-Shabaab n'est pas une organisation locale.  C'est une organisation mondiale et régionale. Elle s'est retrouvée par hasard en Somalie, parce qu'il y avait en Somalie un grand espace qui n'a pas été gouverné pendant longtemps. C'est ce qui les incite à y rester.»

«Deuxièmement, nous avons combattu Al-Shabaab, les terroristes, avec une seule méthode, qui est la méthode militaire. Nous avons toujours lutté avec eux sur le plan militaire. Nous avons renforcé et élargi le front militaire, mais nous sommes sur un autre front. Nous sommes en guerre idéologique.»

«L'idéologie qu'ils utilisent est l'islam. Et ils ne l'utilisent pas de la bonne manière. Personne n'est donc mieux placé que nous pour exprimer et expliquer à notre peuple le droit chemin de l'islam. Et c'est ce que nous faisons.»

«La troisième question est celle de l'économie. Al-Shabaab collecte d'énormes sommes d'argent auprès de notre peuple. Ils l'appellent zakat (taxe) ou tabaro'at (charité). Ils lui donnent tant de noms. Mais en fin de compte, il s'agit de nos ressources locales.»

«Nous avons restreint ces ressources, en fermant les robinets qui les alimentaient. C'est donc ce qui fait le succès que nous recherchons et que nous obtenons actuellement», a-t-il ajouté.

Malgré les exigences de sa fonction, M. Mohamoud est déterminé à continuer à servir les intérêts du peuple somalien, à mesure que la nation se dirige vers un avenir plus stable et plus prospère.

«Bien sûr, je ne suis pas jeune, mais grâce à Dieu, je suis en bonne santé. Je ne fume pas, je ne bois pas. Je ne me couche pas tard. Je travaille suffisamment, pas seulement mentalement, je fais aussi de l'exercice. Je suis le père d'une bonne famille et j'ai servi la Somalie toute ma vie», a-t-il confié.

M. Mohamoud est président depuis mai 2022, après avoir occupé le même poste de 2012 à 2017. Avant d'entrer en politique, il était militant des droits civiques et professeur et doyen de l'université Simad à Mogadiscio.

En 2013, il a été nommé dans le Time 100, la liste annuelle des 100 personnes les plus influentes du monde établie par le magazine Time, pour ses efforts visant à faire progresser la réconciliation nationale, les mesures de lutte contre la corruption et les réformes socio-économiques et sécuritaires en Somalie.

«Je suis quelqu'un qui a été formé par l'éducation et l'humanité et qui a servi la vie et les intérêts des gens. Et je crois que je suis toujours au service du peuple. Ce qui me rend heureux, ce qui me rend satisfait de moi-même, c'est de savoir à quel point j'aide un être humain», a ajouté M. Mohamoud.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: l'armée israélienne procède à des explosions massives près du château de Beaufort

L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
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  • L'armée israélienne affirme avoir détruit des tunnels du Hezbollah près de la forteresse de Beaufort, classée au patrimoine mondial en péril de l'Unesco, à l'aide de 700 tonnes d'explosifs
  • L'opération est présentée comme une réponse à une violation du cessez-le-feu imputée au Hezbollah

BEYROUTH: Les forces israéliennes ont procédé à des explosions massives dans la nuit près de la forteresse de Beaufort dans le sud du Liban, classée par l'Unesco, a rapporté un média officiel libanais vendredi, Israël affirmant détruire des tunnels du Hezbollah pro-iranien.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Ce château fort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a indiqué avoir entendu d'énormes explosions et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région de Beaufort", à l'aide de quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que ces explosions étaient intervenues après la "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah d'avoir violé le cessez-le-feu en lançant un drone explosif contre un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

La formation chiite avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin. 


L'Arabie saoudite et 13 autres pays mettent en place une coalition de défense maritime

L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
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  • Les 14 pays participants ont publié une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime
  • La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun

RIYAD : L’Arabie saoudite et 13 autres pays ont créé jeudi une coalition de défense maritime visant à protéger la navigation dans les voies navigables stratégiques du Moyen-Orient.

Cette annonce fait suite à une réunion à Riyad de responsables militaires de dizaines de pays venus discuter de cette alliance.

La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun.

L’alliance servira de cadre à la coopération en matière de défense maritime, « visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger la liberté de navigation, à sécuriser les voies commerciales internationales et les voies d’approvisionnement en énergie, et à préserver les intérêts maritimes communs dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden, conformément aux dispositions du droit international, des conventions des Nations unies et de la coutume internationale », précise le communiqué.

Parmi les membres fondateurs de la coalition figurent les États du Golfe, ainsi que le Pakistan, la Turquie, l’Égypte et la Jordanie. 

Cette alliance s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger les voies maritimes internationales et à faire face aux menaces pesant sur la navigation maritime et le commerce mondial, a déclaré le ministère de la Défense du Royaume.

Les chefs d’état-major et leurs représentants de 43 pays, ainsi que la délégation de l’Union européenne auprès du Royaume, ont participé à la réunion. 

Plus de 50 pays et organisations ont été invités et ont participé soit en personne, soit par visioconférence.

Cela reflète l’intérêt international croissant pour le renforcement de la coopération en matière de défense maritime et souligne l’importance d’unir les efforts pour faire face aux menaces communes qui pèsent sur la sécurité des voies maritimes internationales, a déclaré le ministère.

Les participants ont examiné les menaces croissantes pesant sur la sécurité maritime, notamment les attaques contre les navires commerciaux, les pétroliers et les infrastructures maritimes critiques, ainsi que les risques qu’elles font peser sur la sécurité de la navigation, les chaînes d’approvisionnement mondiales et la stabilité de l’économie internationale. Ils ont souligné la nécessité de renforcer la coopération multilatérale en matière de défense afin de dissuader et de contrer ces menaces et de protéger les voies maritimes internationales.

Les participants ont également examiné le projet de charte de la coalition multinationale de défense maritime, ainsi que ses documents de référence, son cadre organisationnel, ses modalités de commandement et de contrôle, ses mécanismes opérationnels et les prochaines étapes proposées. 

Les discussions ont porté sur la mise en place d’un cadre institutionnel solide visant à renforcer la coopération en matière de défense maritime entre les pays participants et à coordonner les réponses aux menaces communes dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

La réunion a également porté sur les dispositions fondatrices de la coalition, notamment la désignation du Royaume d’Arabie saoudite comme État fondateur et chef de file, ainsi que comme pays hôte de son quartier général. 

Cela souligne la confiance de la communauté internationale dans le leadership du Royaume et son rôle central dans la promotion de la sécurité maritime collective, a déclaré le ministère.

Les participants ont convenu que les responsables de la planification militaire des pays souhaitant rejoindre la coalition poursuivraient leurs travaux afin de finaliser la charte et les documents de référence de la coalition, d’établir sa structure organisationnelle, ses modalités de commandement et de contrôle ainsi que ses mécanismes opérationnels, et de mettre en place les cadres techniques et les équipes spécialisées nécessaires. 

Les États membres potentiels mèneront à bien leurs procédures nationales respectives, ouvrant ainsi la voie à la signature de la charte, au lancement officiel de la coalition et au début de ses opérations, a précisé le ministère. 

La coalition multinationale de défense maritime est une initiative internationale ouverte accueillant tous les pays qui partagent ses objectifs et ses principes, a déclaré le ministère. 

La participation sera soumise aux procédures nationales de chaque pays et contribuera à renforcer la sécurité maritime collective, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à faire respecter le principe de responsabilité internationale partagée face aux menaces communes.

Cette initiative reflète la ferme conviction du Royaume selon laquelle la sécurité des voies maritimes internationales relève d’une responsabilité collective nécessitant une coopération internationale efficace, durable et coordonnée.

L’un des principaux résultats de cette réunion a été la publication par les 14 pays participants d’une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime et saluant le consensus atteint sur ses modalités de fondation.

Les signataires étaient l’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie, le Yémen, le Bangladesh, le Nigeria, le Soudan, Djibouti et la Somalie.

D’autres pays participants ont également exprimé leur soutien à cette initiative et sont en train de mener à bien les procédures et autorisations nationales requises pour adhérer à la déclaration commune. 

La déclaration restera ouverte à ces pays, ainsi qu’à d’autres pays intéressés, dès l’achèvement de leurs procédures nationales respectives.

La réunion s’est conclue par un engagement unanime à mener à bien les procédures de création de la coalition multinationale de défense maritime.

Une fois mise en place, la coalition renforcera les capacités collectives visant à dissuader et à contrer les menaces pesant sur la sécurité maritime, à protéger les voies de navigation internationales, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à promouvoir la sécurité et la stabilité régionales et internationales.


Négociations sur Gaza: des avancées sur un désarmement du Hamas 

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
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  • Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier
  • Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation

JERUSALEM: Des avancées ont été enregistrées dans les négociations au Caire au sujet du désarmement du Hamas, ont indiqué jeudi à l'AFP une source diplomatique et une autre au sein du mouvement islamiste palestinien.

Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre dans la bande de Gaza.

Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

La source au sein du Hamas a souligné une "grande convergence" sur plusieurs points liés aux armes, disant avoir transmis aux médiateurs des amendements à la feuille de route proposée par Washington et attendre la réponse d'Israël.

"Nous continuons à faire avancer la feuille de route", a indiqué de son côté la source diplomatique informée des négociations qui a requis l'anonymat.

Elle a rappelé que celle-ci prévoit le "démantèlement de toutes les armes" - précisant qu'il n'y aura "pas d'exception" - afin de "remettre l'ensemble de l'autorité au gouvernement technocratique".

La gestion quotidienne de Gaza durant la période post-conflit doit être, selon le plan de paix, assurée par une instance de technocrates palestiniens, le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG).

La remise des armes au NCAG doit être opérée, selon la source diplomatique, en coordination avec la Force internationale de stabilisation (ISF), une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du Conseil de paix proposé par Donald Trump.

La source au sein du Hamas a affirmé qu'une formule avait été "élaborée mettant l'accent sur le stockage des armes lourdes, le démantèlement des groupes armés et un retrait israélien simultané".

Coté israélien, une source politique a déclaré à l'AFP qu'il "n'y aura aucun retrait israélien de la +ligne jaune+ dans la bande de Gaza tant que le Hamas n'aura pas été totalement désarmé et que la bande de Gaza n'aura pas été entièrement démilitarisée".

La "ligne jaune" est le nom donné par Israël à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Israël affirme contrôler actuellement plus de 60% de ce territoire palestinien.

La première phase du cessez-le-feu a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 lors de son attaque en Israël qui a déclenché la guerre, en échange de Palestiniens détenus par Israël.

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi.