Un premier camion de carburant venant d'Egypte entre à Gaza depuis le 7 octobre

Un premier camion de carburant venant d'Egypte est entré mercredi dans la bande de Gaza pour la première fois depuis le début de la guerre entre le mouvement palestinien Hamas et Israël, a rapporté le média d'Etat égyptien Al-Qahera News. (Reuters)
Un premier camion de carburant venant d'Egypte est entré mercredi dans la bande de Gaza pour la première fois depuis le début de la guerre entre le mouvement palestinien Hamas et Israël, a rapporté le média d'Etat égyptien Al-Qahera News. (Reuters)
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Publié le Mercredi 15 novembre 2023

Un premier camion de carburant venant d'Egypte entre à Gaza depuis le 7 octobre

  • L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a indiqué ne pas être en mesure de confirmer cette annonce
  • Des témoins à la frontière ont indiqué que deux autres camions chargés de carburant attendaient à la frontière de pouvoir passer côté palestinien

LE CAIRE: Un premier camion de carburant venant d'Egypte est entré mercredi dans la bande de Gaza pour la première fois depuis le début de la guerre entre le mouvement palestinien Hamas et Israël, a rapporté le média d'Etat égyptien Al-Qahera News.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a indiqué ne pas être en mesure de confirmer cette annonce.

L'ONU avait averti lundi que ses opérations humanitaires dans la bande de Gaza, où des combats font rage et où la situation humanitaire est désastreuse selon des ONG, allaient cesser, faute de carburant.

Le carburant sera livré à l'ONU "pour faciliter l'acheminement de l'aide après que les camions (de livraison d'aide) du côté palestinien sont à l'arrêt en raison de la pénurie de carburant" a précisé un responsable égyptien sous le couvert de l'anonymat.

L'organe du ministère de la Défense israélien supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat) avait indiqué plus tôt que des camions de l'ONU seraient "ravitaillés au point de passage de Rafah (entre la bande de Gaza et l'Egypte) à la demande des Etats-Unis".

Des témoins à la frontière ont indiqué que deux autres camions chargés de carburant attendaient à la frontière de pouvoir passer côté palestinien.

"L'Unrwa n'est pas en mesure de confirmer ces informations" sur le passage d'un camion mercredi, a déclaré à l'AFP Juliette Touma, directrice de communication de cette agence.

"Aucun carburant n'est entré à Gaza depuis le 7 octobre", a-t-elle dit, ajoutant que "s'il devait y avoir des changements, l'Unrwa communiquerait" sur le sujet.

"C'est incroyable que les agence humanitaires aient à mendier pour du carburant", avait indiqué mardi le patron de l'Unrwa, Philippe Lazzarini. "Depuis le début de la guerre, le carburant a été utilisé comme une arme de guerre et cela devrait s'arrêter immédiatement", a-t-il ajouté.

Dans le nord de la bande de Gaza, où se concentrent les combats les plus violents, tous les hôpitaux sont "hors service", faute d'électricité et de carburant, avait déclaré lundi le Hamas.

L'ONU ne cesse de réclamer l'envoi de carburant à Gaza mais Israël refuse, affirmant qu'il pourrait être utilisé par le Hamas pour ses activités militaires.

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza qu'il contrôle.

En représailles, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, pilonnant sans relâche le territoire assiégé où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens. L'armée israélienne y a lancé une opération terrestre le 27 octobre.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.