En photos, le 40e jour de la guerre entre Israël et le Hamas

Des enfants palestiniens pleurent lors des funérailles de la famille Faojo, tuée dans les bombardements israéliens sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 novembre 2023. (AFP)
Des enfants palestiniens pleurent lors des funérailles de la famille Faojo, tuée dans les bombardements israéliens sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 novembre 2023. (AFP)
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Publié le Mercredi 15 novembre 2023

En photos, le 40e jour de la guerre entre Israël et le Hamas

  • La guerre entre Israël et le Hamas est entrée dans son 40e jour mercredi
  • L'armée israélienne bombarde sans répit la bande de Gaza et ses chars resserrent désormais leur étau sur la ville de Gaza, notamment autour des hôpitaux

BEYROUTH: La guerre entre Israël et le Hamas est entrée dans son 40e jour mercredi.

Depuis l'attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza qu'il contrôle, au moins 11 320 Palestiniens ont été tués dans les bombardements israéliens a annoncé le Hamas, dont 4 650 enfants et 3 145 femmes. 

L'attaque a fait environ 1 200 morts côté israélien, en majorité des civils, selon les autorités israéliennes. Israël, qui a juré d'"anéantir" le Hamas, pilonnant sans relâche le territoire assiégé où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens, estime qu'environ 240 personnes ont été prises en otage lors de l'attaque initiale du Hamas. 

Depuis le 7 octobre, l'armée israélienne bombarde sans répit la bande de Gaza et ses chars resserrent désormais leur étau sur la ville de Gaza, notamment autour des hôpitaux, utilisés selon Israël comme des bases logistiques et militaires par le Hamas.

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Des palestiniens blessés suite à des bombardements israéliens sur la bande de Gaza sont transportés à l'hôpital de Deir El Balah, le mardi 14 novembre. (AP)
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Des fusées éclairantes sont tirées alors que des éclairs illuminent le ciel lors du bombardement militaire israélien du nord de la bande de Gaza le 14 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)
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Un enfant réagit alors que des gens récupèrent leurs biens au milieu des décombres d'un bâtiment endommagé suite aux frappes sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 novembre 2023. (AFP)
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Une femme réagit en touchant les corps des membres de la famille Faojo, tués dans les bombardements israéliens sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors de leurs funérailles le 11 novembre 2023. (AFP)

 

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De la fumée s'élève lors d'un bombardement militaire israélien sur le nord de la bande de Gaza, le 15 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)

 

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Un membre des forces de sécurité israélienne en congé rejoint les fidèles au Mur Occidental, le lieu le plus saint pour les Juifs, dans la vieille ville de Jérusalem, le mardi 14 novembre 2023. (AP)
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Des soldats de la garde d'honneur israélienne assistent aux funérailles du sergent-chef Raz Abulafia, soldat de réserve israélien, lors de ses funérailles dans le village de Rishpon, Israël, le mardi 14 novembre 2023. Abulafia, 27 ans, a été tué lors d'une opération militaire terrestre dans la bande de Gaza. (Photo AP/Ariel Schalit)

 

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L'enfant palestinien Mujahid Abu Jazar, blessé lors l'un bombardement israélien sur le camp de réfugiés de Rafah, se tient sur les décombres de sa maison dans le sud de la bande de Gaza le 15 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)
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Des soldats israéliens abaissent le cercueil du soldat de réserve israélien, le sergent-chef Raz Abulafia, lors de ses funérailles dans le village de Rishpon, en Israël, le mardi 14 novembre 2023. (AFP)
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Des Palestiniens recherchent des survivants après une frappe israélienne contre un bâtiment la nuit dernière dans le camp de réfugiés de Jebaliya, dans la bande de Gaza, le mardi 14 novembre 2023. (AP)
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Une femme cuisine sur un feu ouvert pour les enfants et leurs familles vivant actuellement dans un grand magasin de céramique à Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 14 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)
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Des taches de sang dans une chambre de la résidence des travailleurs thaïlandais du kibboutz Nir Oz, dans le sud d'Israël, après l'attaque du 7 octobre par le mouvement palestinien Hamas, le 14 novembre 2023 (Photo de Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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Des gens passent devant des bâtiments détruits suite au bombardement israélien sur Gaza, à Bureij, au centre de la bande de Gaza, le 14 novembre 2023. (AFP)
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Des gens en deuil se tiennent derrière une barrière métallique près des corps des victimes tuées dans les bombardements israéliens avant leur enterrement, devant l'hôpital Nasser à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 novembre 2023. (AFP)
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Des soldats de l'armée israélienne à la recherche des restes humains le long de la frontière avec le sud d'Israël, le 12 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. (AFP)
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Des civils et des secouristes recherchent des survivants au milieu des décombres d'un bâtiment détruit suite à un bombardement israélien à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 novembre 2023. (AFP)

 


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.