L'armée israélienne diffuse des images d'armes qui auraient été trouvées à l'hôpital Al-Chifa de Gaza

L'armée israélienne affirmé que des armes avaient été trouvées à l'hôpital Al-Shifa, dans la ville de Gaza, après que leurs troupes ont entamé une opération terrestre sur le site mercredi (Capture d'écran/ FDI).
L'armée israélienne affirmé que des armes avaient été trouvées à l'hôpital Al-Shifa, dans la ville de Gaza, après que leurs troupes ont entamé une opération terrestre sur le site mercredi (Capture d'écran/ FDI).
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Publié le Vendredi 17 novembre 2023

L'armée israélienne diffuse des images d'armes qui auraient été trouvées à l'hôpital Al-Chifa de Gaza

  • Selon Times of Israel, des fusils d'assaut, des grenades et des uniformes découverts dans l'unité d'IRM d'un établissement assiégé
  • Le ministère de la Santé de Gaza dément ces affirmations alors que l'attaque contre le plus grand hôpital de l'enclave

LONDRES: L'armée israélienne a affirmé que des armes avaient été trouvées à l'hôpital Al-Chifa, dans la ville de Gaza, après que ses troupes ont entamé une opération terrestre sur le site mercredi.

Le Times of Israel a rapporté qu'un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré à l'Agence France-Presse que l'équipement avait été trouvé après des fouilles pièce par pièce de l'installation, qui, selon Israël, est utilisée comme base par le Hamas et le Jihad islamique, dissimulant des infrastructures militaires souterraines et utilisant des médecins et des patients comme boucliers humains.

L'armée a également publié des images et des photos montrant des armes trouvées à l'intérieur du plus grand centre médical de Gaza.

La vidéo comprenait des fusils d'assaut, des grenades et des uniformes du Hamas, qui, selon l'armée, ont été trouvés dans une unité d'IRM.

«Dans l'hôpital, nous avons trouvé des armes, du matériel de renseignement, de la technologie et des équipements militaires», a déclaré le porte-parole militaire Daniel Hagari aux journalistes. «Nous avons également trouvé un quartier général opérationnel avec du matériel de communication... appartenant au Hamas», a-t-il ajouté.

«Ces découvertes prouvent sans équivoque que l'hôpital a été utilisé à des fins de terrorisme, en violation totale du droit international», a-t-il expliqué.

Dans la vidéo, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, un autre porte-parole des FDI, a déclaré que les découvertes n'étaient que «la partie émergée de l'iceberg», ajoutant que «ces armes n'ont absolument rien à faire à l'intérieur d'un hôpital». 

Jusqu'à présent, les forces israéliennes n'ont pas publié de preuves de l'existence de tunnels, de bases ou d'autres caches d'armes, mais le gouvernement américain a soutenu mardi l'affirmation d'Israël selon laquelle l’hôpital Al-Chifa est utilisé par le Hamas et d'autres groupes «pour dissimuler et soutenir leurs opérations militaires et pour détenir des otages».

Inquiétudes de l’OMS et de la Croix Rouge

Ce mercredi, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a déclaré aux journalistes qu'Al-Chifa est «un hôpital légitime et opérationnel... Nous voulons que ses patients soient aussi protégés que possible».

Mais il a ajouté: «Ce que fait le Hamas en installant son quartier général dans un hôpital, est une violation du droit de la guerre.»

L'opération menée par l'armée israélienne a été condamnée par une partie de la communauté internationale, notamment par l'ONU, qui a déclaré qu'au moins 2 300 patients, membres du personnel et autres Palestiniens déplacés se trouvaient à l'intérieur de l'hôpital lorsque les forces israéliennes l'ont envahi.

Des dizaines de milliers de personnes qui étaient soignées ou qui cherchaient un abri ont été forcées de fuir à l'approche des forces de défense israéliennes, a indiqué l'ONU.

L'Organisation mondiale de la santé et le Comité international de la Croix-Rouge ont exprimé leur inquiétude pour les patients et le personnel encore présents à l'hôpital, tandis que le gouvernement jordanien et l'Autorité palestinienne ont également condamné le raid.

Ni le Hamas ni l'armée israélienne n'ont indiqué que des combats avaient eu lieu à l'intérieur d'Al-Chifa, bien que les forces israéliennes aient déclaré avoir tué cinq militants du Hamas alors qu'elles s'approchaient de l'installation.

Bien que protégés par le droit international, les hôpitaux peuvent perdre leur statut de protection si des combattants les utilisent à des fins militaires, à condition que les civils qui s'y trouvent aient suffisamment de temps pour fuir et que toute attaque soit jugée proportionnée à l'objectif militaire.

Le Times of Israel a également rapporté que le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a remis en question les images diffusées par Israël, affirmant que les FDI «n'ont trouvé aucun équipement ni aucune arme dans l'hôpital».

Ce mercredi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a rencontré une délégation américaine dirigée par les hauts diplomates Brett McGurk et Barbara Leaf.

Le Times of Israel a mentionné qu'au cours de la réunion, Netanyahou a déclaré que l'opération de l'armée visait à «libérer» l'hôpital «du contrôle du groupe terroriste du Hamas». La question de la libération des otages israéliens et étrangers détenus par le Hamas à Gaza a également été abordée.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".