Amnesty: «Les frappes sur Gaza illustrent un mépris flagrant pour la vie des Palestiniens»

Cette photo prise depuis Rafah montre de la fumée et des incendies s'élevant au-dessus des bâtiments lors des frappes israéliennes sur l'est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 novembre 2023 (Photo, AFP).
Cette photo prise depuis Rafah montre de la fumée et des incendies s'élevant au-dessus des bâtiments lors des frappes israéliennes sur l'est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 novembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 23 novembre 2023

Amnesty: «Les frappes sur Gaza illustrent un mépris flagrant pour la vie des Palestiniens»

  • Amnesty a recueilli des informations sur deux attaques distinctes les 19 et 20 octobre, au cours desquelles 46 personnes, dont 20 enfants, ont perdu la vie
  • Les attaques ont visé un édifice religieux à Gaza, où des centaines de civils déplacés s'étaient réfugiés, ainsi qu'une maison dans le camp de réfugiés de Nuseirat

RABAT: Amnesty International a accusé Israël de commettre des crimes de guerre dans la bande de Gaza. L'organisation de défense des droits de l'homme a recueilli des informations sur deux attaques distinctes les 19 et 20 octobre, au cours desquelles 46 personnes, dont 20 enfants, ont perdu la vie.

Les attaques ont visé un édifice religieux à Gaza, où des centaines de civils déplacés s'étaient réfugiés, ainsi qu'une maison dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza. Parmi les victimes, un bébé de trois mois et une femme de 80 ans ont été tués lors d'une frappe contre une église. Ces attaques, selon Amnesty International, doivent faire l'objet d'une enquête en tant que crimes de guerre.

Amnesty International, qui a mené des enquêtes sur le terrain, a recueilli des témoignages poignants de survivants et de proches des victimes, soulignant l'impact dévastateur des bombardements incessants de l'armée israélienne. Erika Guevara-Rosas, directrice de la recherche à Amnesty International, a déclaré: «Ces attaques meurtrières et illégales s’inscrivent dans des pratiques établies caractérisées par le mépris à l’égard des civils palestiniens».

«Le bilan effroyable à Gaza – plus de 11 000 Palestiniens tués, dont plus de 4 600 enfants, en à peine six semaines – montre à lui seul à quel point les vies palestiniennes sont négligeables aux yeux des forces israéliennes qui ordonnent et exécutent ces attaques», a ajouté Guevara-Rosas.

L'organisation a appelé le procureur de la Cour pénale internationale à accélérer l'enquête sur les crimes de guerre et autres violations du droit international ouverte en 2021. Les autorités israéliennes n'ont présenté aucune preuve crédible justifiant ces frappes, soulignant le caractère inconsidéré de ces attaques contre des civils et des biens de caractère civil, estime l'ONG.

Les attaques, décrites comme «sans précédent» en raison de leur intensité et de leur cruauté, soulèvent des préoccupations graves quant au respect du droit international humanitaire, a encore estimé l'ONG.

Amnesty International a également souligné le besoin urgent d'un cessez-le-feu immédiat pour éviter de nouvelles pertes humaines et garantir l'accès à l'aide humanitaire dans une région confrontée à une catastrophe humanitaire sans précédent.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.