Loi immigration: Des LR tendent la main au gouvernement, le bout du tunnel?

La majorité a sans surprise accueilli favorablement cette tribune de députés LR (Photo, AFP).
La majorité a sans surprise accueilli favorablement cette tribune de députés LR (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 27 novembre 2023

Loi immigration: Des LR tendent la main au gouvernement, le bout du tunnel?

  • A la veille du début de l'examen du projet de loi en commission, ces 17 députés se disent prêts à voter le texte
  • Sur le flan droit de la majorité, le président du groupe Horizons a estimé que le texte confortait la stratégie consistant à rechercher un accord avec la droite

PARIS: L'horizon s'éclaircirait-il pour la majorité sur le projet de loi immigration? Dix-sept députés LR tendent la main au gouvernement dans une tribune parue dimanche, donnant corps à l'hypothèse d'une adoption du texte grâce à un compromis avec la droite.

A la veille du début de l'examen du projet de loi en commission, ces 17 députés emmenés par Jean-Louis Thiériot se disent prêts à voter le texte pour autant qu'il reste proche de la version adoptée par le Sénat le 14 novembre.

"Le détricotage du texte du Sénat est évidemment la principale menace pour l'avenir de cette loi. Nous ne pourrons y apporter nos suffrages que si prévaut l'esprit du projet voté par le Sénat", écrivent-ils dans La Tribune Dimanche, soulignant que "la balle est désormais dans le camp du gouvernement" et de la "majorité présidentielle, son aile gauche en particulier".

Le ton contraste nettement avec celui du président du groupe LR Olivier Marleix. Mardi, ce dernier s'est dit opposé à toute mesure de régularisation des travailleurs clandestins dans les métiers en tension - une mesure prévue à l'article 3, devenu 4 bis à la faveur de la réécriture du Sénat - et a fait d'une réforme constitutionnelle sur le sujet un préalable à un accord avec LR.

Les auteurs de la tribune saluent pour leur part le "remarquable travail de la majorité sénatoriale", jugeant que le "nouvel article 4 bis est une réponse ferme qui ne crée pas un droit opposable" et préserve le "pouvoir discrétionnaire des préfets".

Quant à la réforme constitutionnelle, s'ils la jugent effectivement "nécessaire", cela ne "saurait justifier" à leurs yeux de "rejeter des améliorations législatives concrètes, plébiscitées par la très grande majorité des Français, sauf à tomber dans des postures contraires au bien commun".

Interrogé sur BFMTV dimanche soir, le patron de LR Eric Ciotti a minimisé les divergences au sein de son groupe, reconnaissant "seulement des nuances d'appréciation" et appelé sa famille politique à "l'unité".

La majorité a sans surprise accueilli favorablement cette tribune, qui laisse présager selon un conseiller ministériel "d'un débat parlementaire responsable et apaisé".

Transformer l'essai du Sénat

"Je félicite ces 17 parlementaires qui décident de privilégier leur pays à leur parti", a réagi sur France Info le président de la commission des lois Sacha Houlié, représentant de l'aile gauche de la majorité, tout en appelant également les socialistes à "faire œuvre utile" et "aider" le camp présidentiel.

Sur le flan droit de la majorité, le président du groupe Horizons Laurent Marcangeli a estimé que le texte confortait la stratégie consistant à rechercher un accord avec la droite. "Cela valide l'idée que ce texte peut passer avec une majorité à l'Assemblée nationale, du côté de ceux qui ont signé cette tribune", a-t-il dit à l'AFP.

Pour le rapporteur général du texte Florent Boudié, la tribune démontre que "la stratégie de rupture absolue du groupe LR à l'Assemblée avec le projet de loi n'est pas unanimement partagée... voire s'avère une impasse".

S'il révèle des fractures au sein de LR, le texte a aussi pour effet de faire pression sur la majorité, et notamment son aile gauche, qui peut se voir freinée dans ses velléités de détricoter le texte.

"Une partie du groupe LR se place du côté de l'intérêt général et du dialogue. A nous de transformer l'essai du Sénat: sur un texte si largement plébiscité, nous devons trouver davantage de convergences que de divergences. Les Français ne comprendraient pas que chacun ne fasse pas un pas vers l'autre", a souligné la députée Maud Bregeon (Renaissance), proche du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

La majorité est quoi qu'il en soit encore loin de voir le bout du tunnel. Un des auteurs de la tribune assure à l'AFP que "potentiellement 25" députés sur les 62 du groupe LR pourraient se placer dans une optique constructive. Mais leur attitude dépendra "vraiment du texte final". Et compte tenu du "détricotage" prévisible du texte, ils pourraient pencher davantage du côté de l'abstention que du vote pour.

"Cette lecture-là de dire c'est 17 pour, elle est objectivement erronée", prévient-il.

Forte de 250 députés, la majorité espère le soutien des 21 députés du groupe Liot. Il lui manquera encore 18 députés pour atteindre les 289 voix de la majorité absolue.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.