Les bombardements israéliens menacent les trésors archéologiques de Gaza

Saint Hilarion, au centre de Gaza, est une ancienne nécropole romaine emblématique des trésors archéologiques inexploités de l'enclave côtière (Photo, AFP).
Saint Hilarion, au centre de Gaza, est une ancienne nécropole romaine emblématique des trésors archéologiques inexploités de l'enclave côtière (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 28 novembre 2023

Les bombardements israéliens menacent les trésors archéologiques de Gaza

  • Le conflit Israël-Hamas n'a pas seulement tué des civils innocents, il a aussi endommagé des sites historiques anciens et modernes
  • L'enclave est située à proximité des lieux saints du christianisme, de l'islam et du judaïsme et sur les anciennes routes commerciales entre l'Égypte et le Levant

DUBAÏ: Imprégnée de plus de 5 000 ans d'histoire, Gaza est depuis longtemps un trésor archéologique. Les ouvriers travaillant sur les chantiers de construction y trouvent régulièrement des joyaux antiques.

Des découvertes telles que le monastère de Saint-Hilarion et Tel Umm el-Amr, sans doute le plus grand site archéologique de Gaza, ne surprennent pas compte tenu de la proximité de Gaza avec les lieux saints du christianisme, de l'islam et du judaïsme, trois des principales religions du monde.

Gaza doit également son importance historique à son emplacement stratégique sur les anciennes routes commerciales entre l'Égypte et le Levant.

Mais les sept dernières semaines de bombardements israéliens suscitent des inquiétudes croissantes quant à l'avenir des sites découverts et de ceux qui restent à découvrir.

Les archéologues français Dominique M. Cabaret et Jean-Baptiste Humbert au dépôt archéologique franco-palestinien dans la ville de Gaza (Photo d'archives de Fadel al-Utol, 2021)

Selon le ministère des Dotations et des Affaires religieuses, basé à Gaza, plus de 31 mosquées ont été détruites et plus de trois églises ont été gravement endommagées depuis le début des combats, à la suite du raid meurtrier mené par le Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël.

«Les vies humaines sont plus importantes que les artefacts», confie à Arab News Jean-Michel de Tarragon, archiviste de l'École biblique de Jérusalem, ancien professeur d'histoire à la Sorbonne et archéologue ayant effectué des fouilles à Gaza de 1995 à 2005.

La pause observée depuis 2005 n'est pas le fruit du hasard. Alors que les accords de paix d'Oslo de 1993 avaient facilité le travail des archéologues, M. de Tarragon explique que la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes de 2006 a conduit son équipe à quitter l'enclave.

Les combattants du Hamas ont pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007 aux mains des responsables du Fatah de l'Autorité nationale palestinienne, ce qui a entraîné la division de facto des territoires palestiniens occupés en deux entités.

Selon M. de Tarragon, la guerre actuelle, qui a vu le bord de mer «lourdement bombardé, semble avoir complètement détruit l'Anthédon grecque».

Située sur la côte méditerranéenne au nord-ouest de Gaza, Anthédon a été le premier port maritime de la région et a été habitée de 800 avant J.-C. à 1100 après J.-C., abritant diverses cultures depuis la période babylonienne jusqu'au début de la période islamique.

«D'un point de vue historique, à la fin de l'Antiquité, Gaza était le port maritime du réseau commercial nabatéen. C'était le port de Petra, aujourd'hui en Jordanie, et aussi d'AlUla, en Arabie saoudite, pour les navires qui se dirigeaient vers Rome et l'Empire romain», explique-t-il.

Hazem Harb, artiste né à Gaza et basé à Dubaï, devant une œuvre d'art (Photo fournie).

«En tant que ville secondaire de Gaza, Anthédon était très importante. Un autre port, appelé Maioumas, existait au sud, mais nous n'y avons pas fait de fouilles. Nous avons découvert Anthédon, qui était alors un camp de plage, à l'extrémité nord.»

La richesse de l'histoire d'Anthédon est telle que l'Unesco l'a placée sur une liste indicative de sites palestiniens susceptibles d'être inscrits au patrimoine mondial de l'humanité.

Le site n'est cependant pas le seul à connaître un sort incertain après la guerre. M. de Tarragon signale qu'une église byzantine du Ve siècle, Mkheitim, a été détruite lors des combats, même si le sol en mosaïque semble avoir survécu.

«Désormais, aucun travail archéologique n'est envisagé à Gaza, seulement des travaux de restauration», révèle-t-il.

La fragilité de la vie à Gaza, région en proie à la guerre, et l'intensité du dernier conflit empêchent de déterminer le nombre de sites archéologiques détruits et l'étendue des dégâts subis par ceux qui tiennent encore debout.

Quant à savoir ce qu'il faudra faire pour les ramener à la vie, l’avenir le dira. Pour l'heure, les sites ont une autre fonction: celle de servir de refuge en temps de guerre.

Parmi eux se trouve l'une des plus anciennes églises en activité de l'enclave palestinienne: l'église Saint-Porphyre.

Frappée dans la nuit du 20 octobre, elle abritait au moins 500 chrétiens et musulmans, dont 16 ont été tués, selon les autorités palestiniennes.

La maison familiale du gardien de dépôt francophone, et archéologue à Gaza, Fadel al-Utol (Photo fournie).

Dans un communiqué, le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem a exprimé «sa plus ferme condamnation de la frappe aérienne israélienne qui a touché l'enceinte de son église dans la ville de Gaza».

Des témoins ont déclaré à l'agence de presse AFP que la frappe avait endommagé la façade de l'église et provoqué l'effondrement d'un bâtiment adjacent.

«Cibler les églises et leurs institutions, ainsi que l'abri qu'elles offrent pour protéger les citoyens innocents, en particulier les enfants et les femmes qui ont perdu leur maison à cause des frappes aériennes israéliennes sur les zones résidentielles au cours des treize derniers jours, constitue un crime de guerre qui ne peut pas être ignoré», a déclaré le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem.

«Les artefacts sont tout aussi importants que les humains parce qu'ils ont été fabriqués par nous», confie, pour sa part, l'artiste Hazem Harb, né à Gaza et basé à Dubaï, à Arab News.

Son travail se concentre, en effet, sur la représentation et l'intégration des principaux sites de son pays d'origine, la Palestine.

Faisant écho à une phrase qu’il a publiée sur le réseau Instagram au sujet de la guerre, Hazem Harb poursuit: «Comme je travaille avec des photographies d'archives, tout mon travail est censé poser l'histoire d'un point de vue différent.»

«Une grande partie de cette photographie a été exclue de l'histoire et il en va de même aujourd'hui avec la destruction et l'héritage de ces sites archéologiques.»

EN BREF

- En janvier dernier, des archéologues français ont découvert 60 tombes anciennes dans un cimetière de l'époque romaine au nord de Gaza. 

- Ces découvertes, dont deux sarcophages en plomb découverts en septembre, sont survenues lors de la construction d'un projet immobilier à Jabaliya.

- Compte tenu de la rareté des tombes en plomb, les archéologues palestiniens estiment que les élites sociales sont enterrées dans ce cimetière.

Le 25 octobre, le Conseil international des musées (Icom) a déclaré dans un communiqué:  «Le Conseil international des musées exprime sa profonde inquiétude face à la violence qui touche actuellement les civils israéliens et palestiniens et déplore les conséquences humanitaires importantes engendrées par le conflit au cours des dernières semaines. L’Icom présente ses plus sincères condoléances et exprime sa solidarité à toutes celles et ceux qui ont perdu des membres de leur famille, des amis ou de leur communauté à cause de la violence.»

«L’Icom affirme son engagement à préserver le patrimoine culturel et rappelle l’impératif pour toutes les parties de respecter le droit international et les conventions, y compris la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et ses deux protocoles.»

En effet, les musées deviennent souvent des lieux de contrebande et de pillage dans un contexte de destruction et de violence en temps de guerre.

En octobre, l'Icom a mis en garde contre l'augmentation potentielle des pillages et de la destruction de monuments et d'objets culturels, en soulignant les obligations juridiques internationales qui visent à empêcher l'importation, l'exportation et le transfert illicites de biens culturels, telles que la Convention de l'Unesco de 1970 et la Convention d'Unidroit de 1995.

Face à la violence et à l'effondrement de l'administration à Gaza, ces obligations ne semblent pas respectées.

Gaza abrite une douzaine de musées qui contiennent environ 12 000 artefacts. Nombre de ces musées ont subi des bombardements et des tirs d'artillerie pendant la guerre.

Parmi les musées qui auraient été détruits figure le musée culturel Al-Qarara, près de Khan Younis.

Fondé en 2016, il présente l'archéologie et l'histoire de la région, recueillies et préservées par ses fondateurs et les membres de la communauté locale.

Le musée, qui a obtenu une licence privée du ministère palestinien du Tourisme et des Antiquités, a été conçu pour sensibiliser le public au patrimoine culturel palestinien. Il abritait 3 500 objets archéologiques et historiques provenant de Gaza et remontant jusqu'à 4 000 ans avant J.-C.

Une autre institution gravement endommagée est le musée d'Akkad, qui présentait des archives permanentes de pièces archéologiques découvertes en Palestine. Il a été fondé en 1975 et a travaillé pendant de nombreuses années, selon son site web, en secret «en raison de la présence de l'occupation israélienne».

Le musée d'Akkad comprend environ 2 800 objets datant de la préhistoire à l'époque moderne.

Un autre site important a été endommagé: le musée du palais du Pacha, construit à l'époque des Mamelouks et devenu un musée en 2010.

Parmi les autres monuments importants situés à Gaza figure le monastère Saint-Hilarion, qui n'a pas été détruit selon M. de Tarragon, citant ses sources. Il s'agit du plus grand monument chrétien connu de l'enclave, situé dans une zone appelée Tel Umm el-Amer, au centre de Gaza.

Il porte le nom d'Hilarion, fondateur du monachisme palestinien vers l'an 300. Il y a aussi le Hammam al-Sammara, ou bain samaritain, situé dans l'ancien quartier Zaytoun de la ville de Gaza. Il s'agit d'un bain de style turc nommé en référence à la communauté samaritaine, une ancienne ramification du judaïsme. Hammam al-Sammara date de 1320 après J.-C.

L'église orthodoxe grecque Saint-Porphyre dans la vieille ville de Gaza en 1920 (Photo du père Savignac, École biblique, Jérusalem).

Selon M. de Tarragon, la communauté archéologique ignore ce qu’il est advenu de bon nombre de ces structures. Seul le temps le dira.

Les guerres du passé ont déjà détruit une grande partie du patrimoine autrefois étincelant de Gaza. Les photographies, les articles et les œuvres d'art qui en perpétuent le souvenir en témoignent aujourd'hui.

Même si la violence continue de faire de plus en plus de victimes civiles et de détruire les structures restantes, la contribution de Gaza à l'histoire mondiale, tout comme les milliers de vies qui ont été perdues, ne doit pas être oubliée.

Comme l’affirme M. Harb, «je pense qu'il n'y a aucune différence entre l'être humain et nos maisons, parce que nos maisons ne sont pas de simples pierres».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com