La candidature saoudienne pour l’Expo 2030 présentée lors de la 173e Assemblée générale du BIE

La présentation de la candidature de l’Arabie saoudite a été conclue par l’intervention de la princesse Haifa al-Mogrin, déléguée de l’Arabie saoudite au BIE (Photo, fournie).
La présentation de la candidature de l’Arabie saoudite a été conclue par l’intervention de la princesse Haifa al-Mogrin, déléguée de l’Arabie saoudite au BIE (Photo, fournie).
Short Url
Publié le Mardi 28 novembre 2023

La candidature saoudienne pour l’Expo 2030 présentée lors de la 173e Assemblée générale du BIE

  • «L'ère du changement: ensemble pour un avenir clairvoyant» est le titre de la thématique choisie pour la présentation de la candidature saoudienne présentée lors de cette session de la 173e Assemblée générale du BIE
  • Pour le ministre saoudien des Affaires étrangères: «Riyad Expo 2030 représente l’intersection de trois événements majeurs: l’Exposition 2030, les objectifs de durabilité, ainsi que les objectifs de la vision du Royaume pour 2030»

C’est lors de la seconde session de la 173e Assemblée générale du Bureau international des expositions (BIE) qu’ont été présentés les programmes des trois pays candidats pour l’organisation de l’Exposition universelle 2030: Busan (Corée du Sud), Rome (Italie) et Riyad (Arabie saoudite).

Pour le projet «Transformer notre monde, naviguer vers un avenir meilleur», le programme de candidature de la Corée du Sud vise à «offrir de l’espoir et une vision aux générations futures», a déclaré l’ancien secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon. La Corée du Sud propose que l’Expo 2030 à Busan soit «une nouvelle ère de coopération» et que Busan soit «l’épicentre où la jeunesse mondiale convergera, partagera des idées et façonnera une communauté mondiale plus forte».

Dans sa proposition pour l’Expo 2030, l’Italie appelle les pays du monde entier à se réunir à Rome, une ville qui peut être la maison de tous et qui a toujours été «le laboratoire qui régénère la coexistence des identités».

La candidature saoudienne pour une ère de changement

«L'ère du changement: ensemble pour un avenir clairvoyant », tel est l’intitulé de la thématique choisie pour la présentation de la candidature de l’Arabie saoudite. «Notre vision et notre plan visent à faire de Riyad 2030 une réalité qui concrétise ses promesses et engagements en matière d’opportunités, d’inclusivité, d’accessibilité et de durabilité. Nous réaffirmons l’engagement résolu et indéfectible du Royaume à collaborer avec toutes les nations pour réaliser une exposition construite par le monde, pour le monde», a souligné Faisal ben Farhane, le ministre saoudien des Affaires étrangères, en précisant que «le Royaume assurera des complexes et des sites, ainsi que des enveloppes de 348 millions de dollars [1 dollar = 0,91 euro] à un ensemble de 100 pays éligibles». Selon lui, Riyad Expo 2030 «représente l’intersection de trois événements majeurs: l’Exposition 2030, les objectifs de durabilité, ainsi que les objectifs de la vision du Royaume pour 2030».

 

«Notre vision et notre plan visent à faire de Riyad 2030 une réalité qui concrétise ses promesses et engagements en matière d’opportunités, inclusivité, accessibilité et durabilité. Nous réaffirmons l’engagement résolu et indéfectible du Royaume à collaborer avec toutes les nations pour réaliser une exposition construite par le monde, pour le monde.» 

Faisal ben Farhane, le ministre saoudien des Affaires étrangères

De son côté, Ghida al-Shibl, membre de la délégation de Riyad Expo 2030, a indiqué que l’Arabie saoudite compte créer «un site d'exposition de classe mondiale correspondant à vos priorités nationales et aspirations, offrant des choix et proposant différentes options de pavillons. L’organisation de Riyad Expo 2030 donnera aux entreprises internationales une position équitable avec les entreprises saoudiennes», a-t-elle affirmé. Selon elle, ce programme sera le plus accessible au monde, avec une participation complète et équitable de toutes les nations: «tous les pavillons seront non regroupés», poursuit-elle, en rappelant que Riyad Expo sera la première exposition ayant un impact positif sur l'environnement, avec des pavillons réaménagés, réutilisés et recyclés, et contribuera à donner une seconde vie aux pavillons dans leur pays d'origine».

Enfin, la présentation de la candidature saoudienne a été conclue par l’intervention de la princesse Haifa al-Mogrin, déléguée de l’Arabie saoudite au BIE. Elle a souligné que «l’exposition par le monde, pour le monde est la fondation de la candidature qui incarne le partenariat de l'Arabie saoudite avec le monde et son engagement envers vous».

«Mesdames et Messieurs, avec votre soutien, nous aurons l'opportunité de créer des solutions et de forger des partenariats qui favorisent le développement humain. Le monde n'est pas tel qu'il devrait être aujourd'hui, ni tel que nous le voudrions. C'est pourquoi Riyad Expo 2030 encouragera des actions qui contribuent aux objectifs mondiaux de développement. Riyad 2030 sera une plate-forme mondiale qui accélérera les progrès face aux défis les plus urgents et aux plus grandes opportunités que nous rencontrons aujourd'hui: santé et éducation, climat et environnement, commerce et investissement, paix et prospérité, avec la jeunesse à la tête du mouvement de changement. Mesdames et Messieurs, choisissez le changement, choisissez Riyad», conclut-elle.


Liban: l'armée israélienne déclare que toute la zone au sud du fleuve Zahrani est une «zone de combat»

Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
Short Url
  • L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban
  • "A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier

JERUSALEM: L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban.

Dans un message sur les réseaux sociaux semblant acter la fin du cessez-le-feu plus que précaire entre Israël et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans cette région à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

"A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier.

"Au Liban, nous intensifions nos opérations afin de porter des coups toujours plus sévères à l'organisation Hezbollah", a déclaré de son côté le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, lors d'une cérémonie de réception d'un nouvel avion ravitailleur pour l'armée de l'Air.

"Cette mission est conduite de manière méthodique, sur tous les fronts — dans les airs comme au sol — avec responsabilité et détermination, face à un ennemi affaibli et durement éprouvé", a-t-il dit selon une vidéo de la cérémonie diffusée par le service de presse de l'armée.

"Le Hezbollah déploie contre nous une large gamme de menaces, notamment celle des drones" explosifs, a-t-il ajouté promettant de poursuivre "sans relâche [les] efforts [pour infliger] à l'ennemi un coût élevé, tant sur la ligne de front qu'en profondeur".


Liban: le Hezbollah dit mener des combats directs avec des forces israéliennes dans le sud

Des soldats israéliens se mettent à l'abri près de la frontière israélo-libanaise, à la suite d'une attaque par drone du Hezbollah qui a frappé la frontière nord. (AFP)
Des soldats israéliens se mettent à l'abri près de la frontière israélo-libanaise, à la suite d'une attaque par drone du Hezbollah qui a frappé la frontière nord. (AFP)
Short Url
  • Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" à Zawtar el-Charqiyé, au nord du fleuve Litani, a écrit mercredi le groupe pro-iranien dans un communiqué
  • Le Hezbollah avait revendiqué depuis la veille à l'aube des tirs et attaques au drone contre des forces israéliennes qui tentaient de s'infiltrer dans la localité

BEYROUTH: Le Hezbollah a indiqué mercredi mener des combats avec des forces israéliennes dans une localité située à la lisière de la "ligne jaune" établie dans le sud du Liban par Israël, qui étend ses opérations terrestres dans le pays.

L'armée israélienne avait élargi et intensifié ses frappes mardi sur des villes et villages dans le sud du Liban et dans des zones de l'est du pays limitrophes du sud, faisant au moins 31 morts selon les autorités.

Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" à Zawtar el-Charqiyé, au nord du fleuve Litani, a écrit mercredi le groupe pro-iranien dans un communiqué.

Le Hezbollah avait revendiqué depuis la veille à l'aube des tirs et attaques au drone contre des forces israéliennes qui tentaient de s'infiltrer dans la localité.

Ce village, situé au nord du fleuve Litani, revêt une importance stratégique pour sa proximité avec la ville de Nabatiyé, grande ville du sud visée par un nouvel appel à évacuation israélien avant des frappes, le deuxième depuis mardi.

Israël dit cibler le Hezbollah, qu'il accuse de violer le cessez-le-feu.

Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" que l'armée israélienne a établie dans le sud du Liban à une dizaine de kilomètres de la frontière, zone qu'elle interdit d'accès aux habitants et où elle mène de larges opérations de démolition.

Parallèlement à cette avancée, Israël a annoncé mardi étendre ses opérations terrestres contre le Hezbollah au-delà de la "ligne jaune", malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

"Nous intensifions notre action au Liban" et "nous renforçons la zone de sécurité afin de protéger les localités du nord" d'Israël, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.


L'Iran juge peu probable la reprise de la guerre avec les Etats-Unis

L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
Short Url
  • Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis
  • Et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran continue, faisant flamber les prix du pétrole, tout comme les échanges de menaces

TEHERAN: L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, et sur fond de laborieuses tractations diplomatiques pour mettre fin durablement à la guerre.

Dans le même temps, comme une étape de plus vers un retour à la normale, l'accès à internet a été partiellement rétabli en Iran, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks. Et dans le ciel, le trafic a désormais pleinement repris dans 10 aéroports du pays.

Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis. Et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran continue, faisant flamber les prix du pétrole, tout comme les échanges de menaces.

"La probabilité d'une guerre est faible en raison de la faiblesse de l'ennemi", a lancé mercredi Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales des Gardiens, cité par l'agence de presse Tasnim. Mais "les forces armées se tiennent en alerte, leurs chargeurs pleins", a-t-il ajouté, jurant de "transformer la zone" allant de l'est à l'ouest du Golfe en "un cimetière pour les agresseurs".

La veille, la République islamique avait déjà menacé de riposter à tout "acte malveillant", accusant Washington d'avoir violé le cessez-le-feu dans le sud du pays.

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé plus tôt avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des sites de lancement de missiles.

L'Iran n'a pas officiellement confirmé l'information, mais les médias d'Etat ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas.

Alors que les pays musulmans célèbrent l'Aïd al-Adha, fête majeure de l'islam, le président iranien Massoud Pezeshkian a délivré à cette occasion un message contre "les tyrans de notre époque".

 "Globalement positives"

Mercredi, les cours du pétrole fléchissaient de nouveau et les Bourses européennes ont ouvert en petite hausse.

Si l'enthousiasme des marchés est retombé après les signaux positifs du weekend, "il subsiste un air d'optimisme prudent quant à la signature et aux détails d'un protocole d'accord (MoU) entre les Etats-Unis et l'Iran", commente Chris Weston, responsable de la recherche chez le courtier Pepperstone.

Car le dialogue n'est pas rompu: l'agence iranienne Isna a fait état de "négociations globalement positives" après la visite de hauts responsables au Qatar, une première depuis le début des hostilités.

Ce déplacement avait pour but de discuter des "modalités d'accès" aux fonds gelés à l'étranger, dont une partie au Qatar, en raison des sanctions américaines. Téhéran exige le déblocage de 24 milliards d'avoirs, "avec mise à disposition de la moitié dès l'annonce du protocole d'accord", selon Isna.

C'est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l'Iran souhaite aborder dans un second temps. Washington, qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique, réclame la destruction du stock d'uranium hautement enrichi, dont le sort est incertain depuis de précédentes frappes, en juin 2025.

Au-delà de la "ligne jaune" 

Donald Trump, qui doit réunir mercredi son gouvernement, cherche de son côté une issue à cette guerre impopulaire qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

"Si le mémorandum est signé (...), Trump revendiquera un succès diplomatique, les prix du carburant devraient baisser et l'Iran aura obtenu ce qu'il recherchait depuis le début: la fin des hostilités actives et un répit économique, avant d'être contraint de faire des concessions sur la question nucléaire", écrit sur son site le groupe de réflexion International Crisis Group.

A condition que son allié israélien, désireux de renverser la République islamique, ne fasse pas dérailler les discussions.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé une intensification de l'offensive de l'armée israélienne au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.

De nouvelles frappes mardi ont fait 31 morts, selon le gouvernement libanais. Et Israël a dit étendre ses opérations terrestres au-delà de la "ligne jaune" qu'elle a établie dans le sud du pays.