Biden parle à Netanyahou de «la nécessité absolue de protéger les civils» à Gaza

Le président américain Joe Biden (Photo, Reuters).
Le président américain Joe Biden (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 08 décembre 2023

Biden parle à Netanyahou de «la nécessité absolue de protéger les civils» à Gaza

  • Dans son premier échange téléphonique avec Netanyahou depuis le 26 novembre, Biden a insisté sur le fait qu'«une aide beaucoup plus importante devait être autorisée»
  • Biden a également appelé le Hamas à permettre au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d'avoir accès aux otages détenus par le mouvement islamiste palestinien

WASHINGTON: Le président américain Joe Biden a affirmé jeudi au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qu'il était essentiel de protéger les civils alors que de violents combats urbains font rage dans et autour des plus grandes villes de Gaza, a annoncé la Maison Blanche.

"Le président a insisté sur la nécessité absolue de protéger les civils et de séparer la population civile du Hamas, notamment par le biais de couloirs permettant aux gens de se déplacer en toute sécurité hors de zones de combats délimitées", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Dans son premier échange téléphonique avec M. Netanyahou depuis le 26 novembre, le président a insisté sur le fait qu'"une aide beaucoup plus importante devait être autorisée", a ajouté la Maison Blanche.

Les Etats-Unis soutiennent fermement Israël depuis l'attaque du 7 octobre menée par le Hamas, au cours de laquelle 1.200 personnes ont été tuées, selon les autorités israéliennes.

Mais l'administration Biden s'inquiète de plus en plus des conséquences sur les civils de la riposte israélienne sur la bande de Gaza, bombardée et assiégée pendant plusieurs semaines.

«Paix durable»

Le ministère de la Santé à Gaza, dirigé par le Hamas, affirme que l'offensive israélienne a fait plus de 17.000 morts, en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents.

Selon la Maison Blanche, le président américain a également souligné auprès d'Israël, qui opère désormais aussi dans le sud de la bande de Gaza, que le nombre de victimes et de déplacements ne devrait pas être aussi élevé que lors de l'assaut initial sur le nord du territoire palestinien.

Jeudi, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a lui aussi incité Israël à en faire plus  pour permettre l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza et protéger les civils, dans un appel au ministre israélien des Affaires stratégiques Ron Dermer, selon une source diplomatique.

M. Biden a également appelé le Hamas à permettre au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d'avoir accès aux otages détenus par le mouvement islamiste palestinien.

M. Biden s'est entretenu séparément avec le roi Abdallah II de Jordanie, alors que les efforts se poursuivent pour rétablir une pause dans le conflit après la courte trêve qui a volé en éclats la semaine dernière, selon la Maison-Blanche.

Les deux dirigeants ont convenu d'œuvrer en faveur d'une "paix durable au Moyen-Orient, qui inclurait la création d'un Etat palestinien", a précisé la Maison-Blanche.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.