La France réitère son soutien à la modernisation du secteur de la santé en Arabie saoudite

Le CAFS en collaboration avec ESL & Network, pionnier de l’information économique a organisé le 4 décembre la Journée française de la santé au sein de la Fédération des chambres de commerce saoudiennes à Riyad (Photo, Samia Hanifi).
Le CAFS en collaboration avec ESL & Network, pionnier de l’information économique a organisé le 4 décembre la Journée française de la santé au sein de la Fédération des chambres de commerce saoudiennes à Riyad (Photo, Samia Hanifi).
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Publié le Samedi 09 décembre 2023

La France réitère son soutien à la modernisation du secteur de la santé en Arabie saoudite

  • ben Laden, président de la CAFS a déclaré que cet événement vise à développer la coopération économique
  • Le ministère de la Santé a lancé de nombreux projets visant à fournir des solutions de santé en ligne

Riyad : Le Conseil d’affaires franco-saoudien (CAFS) en collaboration avec ESL & Network, pionnier de l’information économique a organisé le 4 décembre la Journée française de la santé au sein de la Fédération des chambres de commerce saoudiennes à Riyad.

Cet événement a été organisé avec le soutien du Parlement français, de l’Ambassade de France accréditée en Arabie Saoudite, Business France, BPI France, Revington et Medef International.    

La délégation française comprenant des élus du Parlement français et une quarantaine d’entreprises françaises actives dans le secteur de la santé a rencontré des représentants du ministère saoudien de la Santé, de l’ambassade de France et plus de cinquante membres du Conseil d’affaires franco-saoudien. 

Cette journée consacrée exclusivement au secteur de la santé a été inaugurée par M. Ben Laden, Président de la CAFS. Lors de son intervention, il a déclaré que cet événement vise à développer la coopération économique, favoriser les échanges entre les entreprises françaises et saoudiennes en santé, secteur prioritaire du partenariat stratégique franco-saoudien lancé en 2020, pour signer de nouveaux partenariats.

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Le CAFS en collaboration avec ESL & Network, pionnier de l’information économique a organisé le 4 décembre la Journée française de la santé au sein de la Fédération des chambres de commerce saoudiennes à Riyad (Photo, Samia Hanifi).

L’ambassadeur de France a déclaré que la France a reconnu des capacités d’innovation et d’excellence dans de nombreuses spécialités : santé numérique et télémédecine, financement de la santé, services d’imagerie et biologie médicale, cancer, maladies métaboliques et cardiovasculaires, vieillissement, santé mentale, génétique et maladies rares. 

Amelia Lakrafi, Présidente du Groupe d’amitié franco-Le Parlement français a réitéré le soutien du gouvernement et du parlement pour accompagner le Royaume dans la réalisation des objectifs de la Vision 2030 pour moderniser le secteur de la santé. 

Parmi les représentants des organes du gouvernement saoudien présents à la réunion figuraient le Dr Ibrahim AlOmar, sous-ministre adjoint de la Transformation, et le Dr Adel Munshi, porte-parole du ministère saoudien de la Santé pour « Investir dans les soins de santé en Arabie saoudite », a mis en avant les projets déjà réalisés, leurs stratégies et leurs attentes auprès de leurs homologues français.    

Ils ont également discuté des ambitions et des stratégies pour les années à venir concernant la privatisation du système de santé, la e-santé et le lieu de production des vaccins et des médicaments, ainsi que de la pertinence de l’expertise française sur ces sujets.

Ibionext, présent à cette rencontre, est un constructeur d’entreprise ou Company Builder, dédié à la création, au développement et au financement de start-ups innovantes en Health Tech à la convergence des disciplines scientifiques.

Ibionext illustre le pouvoir et le potentiel de la convergence des disciplines scientifiques pour produire des innovations révolutionnaires. Avec l’intégration de l’ingénierie, de la physique, de l’informatique et des sciences de la vie, les innovations perturbatrices ont la capacité d’améliorer la santé et la qualité des soins.

De son côté, Dedalus, leader européen des logiciels de santé, accompagne la transformation numérique de 6300 établissements de santé publics et privés et 5700 laboratoires et centres de diagnostic dans le monde, soit plus de 540 millions de personnes touchées par ses solutions.

L’offre de Dedalus soutient l’ensemble du continuum de soins, offrant des solutions basées sur des normes ouvertes au service de chaque acteur de l’écosystème de la santé pour fournir de meilleurs soins sur une planète plus saine.

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Cet événement a été organisé avec le soutien du Parlement français, de l’Ambassade de France accréditée en Arabie Saoudite, Business France, BPI France, Revington et Medef International (Photo, Samia Hanifi).
Sanofi

Sanofi, leader pharmaceutique mondial, est présent depuis longtemps dans le Royaume. Elle compte plus de trois cent quatre-vingt employés en Arabie saoudite, dont deux cent sept Saoudiens ou 50% de son personnel répartis en plusieurs départements. 

Sanofi soutient fermement l’initiative 2030 en travaillant en étroite collaboration avec le ministère saoudien de la Santé et en offrant aux professionnels de la santé un large éventail de programmes d’éducation et de formation.  Au cours des cinq dernières années, il a offert des programmes éducatifs et de la formation à des milliers de professionnels de la santé de la région, dont de nombreux Saoudiens.

Sanofi a pour objectif de réduire le fardeau des médicaments importés, de créer des emplois hautement qualifiés, d’assurer la sécurité pharmaceutique nationale, d’augmenter les investissements directs étrangers et de contribuer à positionner le Royaume en tant que centre régional pour la pharmacie biologique et la fabrication de vaccins. 

Les dirigeants du Royaume attachent une grande importance à la numérisation. À cette fin, le ministère de la Santé a lancé de nombreux projets visant à fournir des solutions de santé en ligne. 

Il est vrai que les services de santé numériques ont déjà un impact dans le Royaume et aident à connecter plus facilement les patients et les fournisseurs. Ces dernières années, le gouvernement saoudien a mis en place un système de pointe dans les hôpitaux pour améliorer l’efficacité des soins et fournir aux patients des traitements médicaux hautement qualifiés.

 


Talc et cancer : Johnson & Johnson propose 5,5 milliards de dollars pour clore la bataille judiciaire

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  • J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020
  • J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers

NEW YORK: Johnson & Johnson (J&J) est prêt à payer 5,5 milliards de dollars pour régler des dizaines de milliers de procédures judiciaires liées à des produits à base de talc accusés de provoquer des cancers ovariens, a annoncé le géant pharmaceutique américain lundi.

La proposition d'accord vise à mettre un terme à des années de bataille judiciaire en couvrant 76.000 plaintes, soit presque tous les recours liés à ces produits qui pèsent encore sur le groupe basé dans le New Jersey, selon la même source.

J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020.

Pour Erik Haas, vice-président du groupe chargé du contentieux, les plaintes "manquent de fondement scientifique".

La proposition sur la table "permet à l’entreprise de tourner la page de cette affaire et de rester concentrée sur sa mission: développer des médicaments et des dispositifs qui sauvent des vies", a-t-il déclaré dans un communiqué.

J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers.

Le géant américain est également visé par une plainte au Royaume-Uni, déposée en 2025 sur la base d'accusations similaires.

Le cabinet qui a engagé cette procédure devant la Haute Cour de Londres dit représenter plus de 3.000 plaignants et estime que le montant du dédommagement réclamé pourrait s'élever "à plus d'un milliard de livres" (1,3 milliard d'euros).

Les plaignants affirment qu’eux-mêmes ou un membre de leur famille ont développé différents types de cancer de la plèvre, du péritoine ou des ovaires après avoir utilisé la poudre pour bébé de J&J.

Le produit incriminé avait été retiré du marché britannique en 2023, trois ans après les Etats-Unis et le Canada

 

 


Devoir de vigilance : TotalEnergies fait appel de la décision lui enjoignant d'intégrer les émissions CO2 de ses clients

TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
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  • Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027
  • Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement

PARIS: TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance.

"Imposer à des entreprises du secteur de l'énergie ou de la défense, de l'aéronautique ou de l'automobile… un contrôle des risques résultant de l'utilisation de leurs produits par leurs clients n'apparaît pas conforme aux objectifs de la loi, ni aux principes de sécurité juridique et de liberté d'entreprendre", fait valoir le géant français de l'énergie dans son communiqué.

Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027.

Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement liés à leurs activités et à celles de leurs partenaires commerciaux, et de mettre en oeuvre des "mesures de vigilance raisonnable" pour les prévenir.

L'injonction du tribunal a été assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie que le groupe doit s'y conformer immédiatement, et que son appel ne suspend pas la décision.

TotalEnergies précise avoir décidé de faire appel "après délibération de son conseil d'administration".

Dans son communiqué, le groupe s'appuie sur la décision du ministère public, qui a "estimé que le changement climatique est un phénomène mondial qui est +l'affaire de tous mais essentiellement une responsabilité de la communauté internationale des Etats+".

TotalEnergies argue également que "la loi sur le devoir de vigilance vise à responsabiliser les entreprises sur les risques d'atteinte résultant de leurs activités, de celles de leurs filiales et de leurs fournisseurs et sous-traitants, mais ne vise pas les activités de leurs clients sur lesquelles l'entreprise ne dispose pas de contrôle".

"Ce n'est pas TotalEnergies qui décide si un automobiliste choisit de rouler à l'essence, au biodiesel ou avec un véhicule électrique", ajoute le géant pétrogazier.

Ce dossier s'inscrit dans une vague mondiale de contentieux climatiques visant les multinationales.

Dans une affaire similaire, la Cour suprême des Pays-Bas doit notamment se prononcer en dernière instance sur le groupe Shell, après l'annulation en appel d'un jugement historique de 2021 qui lui ordonnait de réduire ses émissions de 45% d'ici 2030.

 


TotalEnergies double son bénéfice, porté par les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient

Le logo de TotalEnergies dans une station-service à Genech, dans le nord de la France, le 5 octobre 2022. (AFP)
Le logo de TotalEnergies dans une station-service à Genech, dans le nord de la France, le 5 octobre 2022. (AFP)
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  • TotalEnergies double son bénéfice net trimestriel à 5,4 milliards de dollars grâce aux prix élevés des hydrocarbures
  • Ces profits relancent le débat sur une taxe des superprofits pétroliers en France

PARIS: Après un début d'année euphorique, le géant français pétro-gazier TotalEnergies est de nouveau dans le viseur des partisans d'une surtaxe des superprofits pétroliers après avoir annoncé jeudi un doublement en un an de son bénéfice net du 2e trimestre, à 5,4 milliards de dollars, dopé par les prix élevés des hydrocarbures liés au conflit au Moyen-Orient.

"Dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification pour afficher au deuxième trimestre un résultat net ajusté (indicateur suivi par les analystes) de 6 milliards de dollars", s'est félicité le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, dans un communiqué.

Avec un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars sur l'ensemble du premier semestre, en progression de 73% sur un an, TotalEnergies fait mieux que les 10,6 milliards de dollars enregistrés au premier semestre 2022, année du déclenchement de la guerre en Ukraine.

Son bénéfice net du 2e trimestre, en hausse de 100% (contre 2,7 milliards un an plus tôt), reste cependant en deçà des attentes des investisseurs. Le groupe a connu "une baisse significative" dans son secteur stratégique du gaz naturel liquéfié (GNL), "du fait d’une contreperformance" dans le négoce (achat-vente) dans un marché faible en Europe, a expliqué l'entreprise.

TotalEnergies avait déjà annoncé en avril un bond de 51% son bénéfice net pour les trois premiers mois de l'année, portés par l'envolée et la volatilité des prix du pétrole et du gaz, au début de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.

Cette performance exceptionnelle avait relancé les appels à la taxation des "super-profits" pétroliers, alors que le groupe est souvent critiqué pour la faiblesse, voire l'absence, de son impôt sur les sociétés en France au regard de ses énormes bénéfices mondiaux.

"TotalEnergies n’aura jamais aussi bien +capturé+ les bénéfices de guerre sur le dos des consommateurs", a ironisé jeudi sur X le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le député de gauche Eric Coquerel (LFI), tandis que la porte-parole du gouvernement français et ministre déléguée à l'Energie Maud Bregeon a répété qu'elle refuserait "toujours de rentrer dans le +Total bashing+".

"C'est une chance d'avoir en France un grand énergéticien mondial capable d'assurer l'approvisionnement des Français" et de "nous aider à tirer les prix vers le bas", a-t-elle dit sur RMC/BFMTV en référence au plafonnement des prix des carburants relancé mercredi par le groupe.

- "Faire payer les pollueurs" -

Au moment où "la France suffoque sous des canicules successives, causées par le changement climatique dont l’industrie du pétrole et du gaz est largement responsable, ces profits apparaissent particulièrement indécents", ont critiqué une coalition d'ONG (Greenpeace France, 350.org, CCFD-Terre Solidaire, Notre Affaire à Tous, Réseau Action Climat, Oxfam France), soulignant "l’urgence de taxer les profits des multinationales du pétrole et du gaz".

"Alors que les gouvernements se réuniront à New York en août pour négocier une Convention fiscale de l’ONU, ils ont une occasion historique de faire payer les pollueurs et de financer la protection dont les populations ont désespérément besoin", a commenté aussi Fanny Petitbon, directrice pays France de 350.org.

Entre avril et juin, la production de pétrole et de gaz de TotalEnergies a progressé de plus de 4% sur un an, grâce à la montée en puissance de projets au Brésil, aux Etats-Unis et en Libye, qui ont "compensé pour partie l’impact des pertes de production au Moyen-Orient" de l’ordre de 210.000 barils équivalent pétrole par jour, "en moyenne sur le trimestre".

Bien qu'une partie de cette production n'ait pas pu être expédiée, "compte tenu des difficultés d’accès au détroit d’Ormuz", la branche reine de l'exploration-production est restée en croissance, selon le groupe.

Son pôle de raffinage, pétrochimie et négoce a lui aussi profité de la hausse des prix des produits raffinés et des activités très rentables de négoce de brut, dans un contexte de forte instabilité des cours. Ce segment "aval" a ainsi dégagé un résultat opérationnel net ajusté à 2,3 milliards de dollars au 2e trimestre (+24%).

Le groupe a confirmé ses "priorités données au dividende et au désendettement de l’entreprise". Il distribuera à ses actionnaires un deuxième acompte sur le dividende de l'année 2026, d’un montant de 0,90 euro par action, en hausse de 5,9% par rapport à 2025.