Egypte: Des ambassadeurs auprès de l'ONU vont visiter le point de passage vers Gaza

Une photo prise dans le sud d'Israël, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 11 décembre 2023, montre des chars de l'armée israélienne roulant au milieu des bombardements israéliens continus (Photo, AFP).
Une photo prise dans le sud d'Israël, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 11 décembre 2023, montre des chars de l'armée israélienne roulant au milieu des bombardements israéliens continus (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 11 décembre 2023

Egypte: Des ambassadeurs auprès de l'ONU vont visiter le point de passage vers Gaza

  • Une dizaine d'ambassadeurs de pays tels que la Russie et le Royaume-Uni participent à la visite
  • Mais les Etats-Unis n'ont pas envoyé un représentant, tout comme la France

AL-ARISH: Des ambassadeurs auprès du Conseil de sécurité des Nations unies sont arrivés lundi en Egypte pour visiter le poste-frontière de Rafah, point de passage vers la bande de Gaza, quelques jours après un veto des Etats-Unis à une résolution en faveur d'un cessez-le-feu.

Cette visite informelle d'une journée, organisée par les Emirats arabes unis et l'Egypte, intervient alors que la crise humanitaire s'aggrave dans la bande de Gaza assiégée, soumise à d'intenses bombardements d'Israël dans la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas. Le territoire palestinien a été qualifié de "cimetière pour les enfants" par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Une dizaine d'ambassadeurs de pays tels que la Russie et le Royaume-Uni participent à la visite. Mais les Etats-Unis n'ont pas envoyé un représentant, tout comme la France.

"Je suis anéanti", a déclaré à l'AFP l'émissaire de l'Equateur, José de la Gasca, après avoir visité un hôpital soignant les blessés palestiniens dans la ville d'El-Arish, près de Rafah.

"Je viens de rencontrer une jeune mère qui a perdu un enfant et dont une autre petite fille est blessée, je ne veux plus jamais voir ce que je viens de voir, c'est horrible", a-t-il ajouté.

 

Gaza: le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 18.205 morts

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé lundi que les bombardements israéliens dans la bande de Gaza avaient fait 18.205 morts depuis le début de la guerre le 7 octobre entre le mouvement islamiste palestinien et Israël.

Le gouvernement du Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007, estime que 49.645 personnes ont également été blessées, d'après un communiqué du porte-parole du ministère, Ashraf al-Qodra.

Les diplomates doivent se rendre au point de passage de Rafah, la seule porte d'entrée dans l'étroit territoire palestinien où une grave crise humanitaire plonge la population dans le désespoir.

Avant la visite, Lana Nusseibeh, émissaire des Emirats arabes unis auprès du Conseil de sécurité, a déclaré que les ambassadeurs participaient à ce voyage "à titre personnel".

«Comprendre la souffrance»

Cette visite a pour but de les aider à "comprendre non seulement la souffrance et les destructions vécues par les habitants de Gaza, mais aussi leur espoir et leur force", a-t-elle ajouté.

Le directeur de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a informé les ambassadeurs de la situation humanitaire désastreuse à Gaza avant de se rendre dans le territoire assiégé pour sa troisième visite depuis le début de la guerre le 7 octobre.

Il y a "une profonde frustration, de la déception et un peu d'indignation aussi parce que nous ne pouvons même pas parvenir à un consensus pour un cessez-le-feu", a déclaré M. Lazzarini à l'issue de la réunion.

"Il n'y a pas d'endroit vraiment sûr dans la bande de Gaza, même les locaux de l'ONU (...) ont été touchés", a-t-il ajouté.

Selon M. Lazzarini, la situation des Palestiniens est désespérée à Gaza. "De plus en plus de personnes n'ont pas mangé depuis un jour, deux jours, trois jours... les gens manquent de tout."

Selon l'ONU, plus de la moitié des habitations ont été détruites ou endommagées par la guerre dans ce territoire où 1,9 million de personnes ont été déplacées, soit 85% de la population.

La bande de Gaza est pilonnée par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque d'une ampleur sans précédent lancée le 7 octobre par des commandos du Hamas infiltrés en Israël depuis Gaza, durant laquelle 1.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées, selon les autorités.


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.