Gaza: Les bombardements israéliens causent une panne de communication

Des Palestiniens fouillent les décombres des bâtiments détruits par les bombardements israéliens, jeudi à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, AFP).
Des Palestiniens fouillent les décombres des bâtiments détruits par les bombardements israéliens, jeudi à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 15 décembre 2023

Gaza: Les bombardements israéliens causent une panne de communication

  • «Gaza est à nouveau plongée dans le black-out», a déclaré la société de télécommunications palestinienne Paltel
  • Israël a poursuivi ses tirs de barrage sur la bande de Gaza, alors qu'une recrudescence de maladies mortelles touche les habitants déplacés

DJEDDAH: Les services Internet et téléphoniques ont été coupés dans la bande de Gaza, déchirée par la guerre, jeudi, alors que les bombardements israéliens ont fait de nouvelles victimes parmi les Palestiniens.

«Nous avons le regret d'annoncer que tous les services de télécommunications dans la bande de Gaza ont été interrompus en raison de l'offensive en cours... Gaza est à nouveau plongée dans le black-out», a déclaré la société de télécommunications palestinienne Paltel.

Israël a poursuivi ses tirs de barrage sur la bande de Gaza, alors qu'une recrudescence de maladies mortelles touche les habitants déplacés.

Le ministre israélien de la Défense a prévenu que la guerre avec le Hamas durerait «plus que plusieurs mois» lors de sa rencontre avec le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, à Tel Aviv.

Le président américain, Joe Biden, a déclaré cette semaine que les «bombardements aveugles» d'Israël sur Gaza sapaient le soutien international.

Cette guerre, qui en est à son troisième mois, a commencé après les attaques sans précédent du groupe palestinien Hamas contre Israël, le 7 octobre, qui ont fait environ 1 200 morts selon les autorités israéliennes.

En réponse, Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé une offensive militaire implacable qui a laissé des zones entières de Gaza en ruines.

Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que 18 787 personnes ont été tuées, principalement des femmes et des enfants.

Solution à deux États

Dans la ville de Khan Younès, au sud de Gaza, de la fumée s'élève d'un paysage gris de décombres que les gens ratissent à la pelle et à mains nues après une frappe. Un homme s'est assis sur le béton brisé, s'essuyant les yeux.

«Environ quatre personnes sont toujours coincées sous les décombres» après qu'un avion a bombardé le bâtiment «sans avertissement», a déclaré Hassan Bayyout, 70 ans.

Les troupes israéliennes ont tué 12 Palestiniens en trois jours de raids à Jénine, en Cisjordanie occupée, dont un jeune abattu dans un hôpital.

Le Premier ministre palestinien, Mohammed Chtayyeh, a déclaré que l'administration Biden devait maintenant «passer à l'action» et prendre des mesures spécifiques pour parvenir à une solution à deux États hors de portée, notamment en exerçant des pressions sur Israël.

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a rejeté les déclarations de l'ambassadrice d'Israël à Londres selon lesquelles son pays ne veut pas d'une solution à deux États pour régler le conflit avec les Palestiniens.

«Notre position de longue date reste qu'une solution à deux États est la bonne solution», a précisé Sunak, ajoutant être «incroyablement préoccupé» par les souffrances des civils à Gaza.

Les tirs d'artillerie israéliens se sont par ailleurs intensifiés sur plusieurs villes frontalières libanaises où le Hezbollah est actif. Des correspondants de guerre ont signalé «l'utilisation de bombes au phosphore par l'armée israélienne lors du bombardement de la périphérie de la ville de Khiam».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.