L'actrice Isabelle Adjani condamnée pour fraude fiscale

Absente du délibéré, lsabelle Adjani, révélée au grand public en 1974 dans "La Gifle" de Claude Pinoteau alors qu'elle n'avait pas vingt ans, a été reconnue coupable de tous les faits qui lui étaient reprochés entre 2013 et 2017 (Photo, AFP).
Absente du délibéré, lsabelle Adjani, révélée au grand public en 1974 dans "La Gifle" de Claude Pinoteau alors qu'elle n'avait pas vingt ans, a été reconnue coupable de tous les faits qui lui étaient reprochés entre 2013 et 2017 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 15 décembre 2023

L'actrice Isabelle Adjani condamnée pour fraude fiscale

  • Isabelle Adjani a été condamnée jeudi à Paris pour fraude fiscale et blanchiment à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 250000 euros d'amende
  • L'artiste aux cinq César, qui clamait son innocence, a été reconnue coupable de s'être frauduleusement domiciliée au Portugal en 2016 et 2017, éludant ainsi 236000 euros d'impôt sur le revenu

PARIS: Une actrice "au talent incontestable" mais aussi "une contribuable": Isabelle Adjani a été condamnée jeudi à Paris pour fraude fiscale et blanchiment à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 250.000 euros d'amende, un jugement dont elle va faire appel.

Absente du délibéré, l'actrice de 68 ans, révélée au grand public en 1974 dans "La Gifle" de Claude Pinoteau alors qu'elle n'avait pas vingt ans, a été reconnue coupable de tous les faits qui lui étaient reprochés entre 2013 et 2017. Des faits qui, pour le tribunal, "démontrent (sa) volonté de dissimulation vis-à-vis de l'administration fiscale" et "portent gravement atteinte à l'égalité des citoyens devant l'impôt".

L'artiste aux cinq César, qui clamait son innocence, a été reconnue coupable de s'être frauduleusement domiciliée au Portugal en 2016 et 2017, éludant ainsi 236.000 euros d'impôt sur le revenu.

Elle a en outre été condamnée pour une somme de deux millions d'euros transférée en 2013 par Mamadou Diagna NDiaye, un influent homme d'affaires et ami de l'actrice, président du Comité national olympique et sportif sénégalais et aussi membre du Comité international olympique.

Pour le tribunal, cette somme, déclarée comme un prêt, était une "donation déguisée", ce qui a permis à la prévenue, alors en difficulté financière, d'éluder 1,2 million d'euros en droits de mutation.

Enfin, Isabelle Adjani a été reconnue coupable de blanchiment pour avoir transféré via un compte "non-déclaré" aux États-Unis 119.000 euros vers le Portugal - le tribunal ayant estimé que "les conditions matérielles et juridiques de cette opération ne pouvaient avoir d'autre justification que de dissimuler l'origine et la destination de ces fonds".

Ses avocats, Mes Stéphane Babonneau, Olivier Pardo et Laurence Dauxin-Nedelec, ont déclaré avoir pris connaissance "avec consternation" de la décision, "ce d'autant qu'Isabelle Adjani n'a pas pu s'expliquer devant le tribunal (et) que le principal témoin des faits avait dit de longue date qu'il ne pouvait être là".

Le procès le 19 octobre s'est tenu sans l'actrice, connue notamment pour ses rôles dans "L'été meurtrier" (1983), "Camille Claudel" (1988), "La Reine Margot" (1994) ou récemment "Mascarade" (2022), qui se trouvait aux Etats-Unis, et sans M. Diagna NDiaye, cité comme témoin.

Sa défense a demandé le report de l'audience en invoquant en particulier une "pathologie aiguë", mais le tribunal a rejeté cette requête, affirmant douter de son "intention réelle" de venir à la barre.

«Erreur»

"Si Isabelle Adjani, qui a toujours affirmé son innocence, ne demande pas - compte tenu de sa notoriété - d'être jugée mieux que d'autres justiciables, il n'y a pas lieu qu'elle soit jugée moins bien, sans moins de droits", a ajouté Me Pardo. "C'est donc avec confiance et détermination que nous allons l'inviter à immédiatement interjeter appel".

Dans la soirée, sur ses comptes certifiés Instagram et Facebook, l'actrice a posté un message: "ma dédicace du jour à tous ceux qui savent. La vérité est lente mais ne s'arrête jamais. Emile Zola".

Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet national financier (PNF), qui avait demandé lors du procès 18 mois de prison avec sursis et 250.000 euros d'amende, ainsi que deux ans d'interdiction des droits civiques - une peine complémentaire qui n'a néanmoins pas été prononcée par le tribunal.

La défense avait affirmé qu'elle avait commis une "erreur" dans sa déclaration d'impôt en se domiciliant au Portugal, ayant été "mal conseillée" à l'époque.

Concernant la somme virée par M. Diagna NDiaye, les avocats avaient fait valoir la bonne foi de la prévenue, qui avait signé une "convention de prêt sous la supervision d'un avocat fiscaliste". Enfin, ils avaient soutenu que les 119.000 euros transférés visaient à "faire un don à la famille de sa gouvernante, afin qu'elle puisse acquérir un bien au Portugal".

L'artiste a régularisé sa situation en payant 723.000 euros au fisc pour l'impôt sur le revenu, mais elle doit encore 2,5 millions d'euros avec les pénalités pour l'autre volet.

L'enquête avait été ouverte en 2016 après l'apparition du nom d'Isabelle Adjani dans les Panama Papers, comme détentrice d'une société aux îles Vierges britanniques. Les investigations n'ont mené à aucune poursuite sur ce volet mais elles ont mis au jour d'autres soupçons.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.