L’armée israélienne avoue: trois otages tués par erreur lors de «vifs combats» à Gaza

Le Premier ministre israélien a déploré "une insupportable tragédie" après la mort vendredi dans la bande de Gaza de trois Israéliens otages du Hamas, "identifiés par erreur" comme une "menace" et abattus par des soldats (Photo, AFP).
Le Premier ministre israélien a déploré "une insupportable tragédie" après la mort vendredi dans la bande de Gaza de trois Israéliens otages du Hamas, "identifiés par erreur" comme une "menace" et abattus par des soldats (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 16 décembre 2023

L’armée israélienne avoue: trois otages tués par erreur lors de «vifs combats» à Gaza

  • Les faits se sont produits à Choujaiya, dans le nord de la bande de Gaza, lorsque «l'armée a identifié par erreur trois otages israéliens comme une menace»
  • Dans la soirée, le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahou, a dit regretter «une insupportable tragédie»

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien a déploré "une insupportable tragédie" après la mort vendredi dans la bande de Gaza de trois Israéliens otages du Hamas, "identifiés par erreur" comme une "menace" et abattus par des soldats.

Les faits se sont produits à Choujaiya, dans le nord de la bande de Gaza, lorsque "l'armée a identifié par erreur trois otages israéliens comme une menace", a annoncé le porte-parole de l'armée, Daniel Hagari, à la télévision.

"Les soldats ont alors ouvert le feu dans leur direction et ils ont été tués", a-t-il expliqué, ajoutant que les otages s'étaient "soit échappés, soit avaient été abandonnés" par leurs geôliers.

Dans la soirée, le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahou, a dit regretter "une insupportable tragédie" qui plonge "tout l'Etat d'Israël dans le deuil".

Les victimes sont Yotam Haïm, un batteur de Heavy Metal de 28 ans, et Samer al-Talalqa, un Bédouin de 25 ans, tous deux enlevés au kibboutz Nir Am lors de l'attaque meurtrière du Hamas dans le sud d'Israël le 7 octobre, précise un communiqué de l'armée.

Le troisième otage tué est Alon Lulu Shamriz, 26 ans, habitant du kibboutz Kfar Aza, selon la même source.

Leurs corps ont été rapatriés en Israël.

L'armée souligne qu'ils ont trouvé la mort "dans une zone de combat active" dans laquelle ses soldats livrent "une bataille continue depuis plusieurs jours" face aux combattants du Hamas.

Elle a fait part de ses "profonds regrets" aux familles, soulignant que sa mission consistait à "localiser les disparus et ramener les otages chez eux".

Tirs «amis»

Ces décès portent à 22 le nombre d'otages dont la mort a été confirmée, sur les quelques 250 personnes emmenées de force par le Hamas dans la bande de Gaza le 7 octobre. 110 ont été libérées, et 129 restent captives sans qu'il soit possible de savoir si elles sont vivantes.

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée en riposte à l'attaque le 7 octobre, sans précédent dans l'histoire d'Israël, menée par le Hamas, qui a fait quelque 1.140 morts, en majorité des civils, selon les autorités.

Israël a promis de "détruire" le Hamas et lancé une offensive sur la bande de Gaza. Près de 18.800 personnes, à 70% des femmes, des enfants et adolescents, ont été tuées par les bombardements israéliens, d'après le ministère de la Santé du Hamas, au pouvoir à Gaza.

Après avoir intensément bombardé le petit territoire côtier gouverné depuis 2007 par le mouvement islamiste palestinien, Israël a lancé le 27 octobre une offensive terrestre.

Depuis, 119 soldats israéliens ont été tués, dont environ 20% ont été victimes de frappes ou tirs dits "amis", autrement dit provenant de leurs propres forces armées, selon les données des autorités militaires.

Des associations de familles réclament un cessez-le-feu tant que tous les otages n'ont pas été libérés, craignant qu'ils ne soient tués par leurs ravisseurs ou victimes collatérales des combats.

Il y a une semaine, l'armée israélienne a reconnu l'échec d'une opération visant à libérer des otages, durant laquelle deux soldats ont été grièvement blessés. Le Hamas a de son côté affirmé qu'un otage israélien, Sahar Baruch, 25 ans, avait trouvé la mort lors de cette opération, diffusant des images de sa dépouille. Sa famille a confirmé qu'il s'agissait bien du jeune homme.


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.