Des responsables arabes et islamiques discutent du cessez-le-feu à Gaza lors de leur visite à Oslo

Les membres du Comité ministériel désigné par le Sommet extraordinaire conjoint arabo-islamique s'entretiennent en Norvège. (Photo, SPA)
Les membres du Comité ministériel désigné par le Sommet extraordinaire conjoint arabo-islamique s'entretiennent en Norvège. (Photo, SPA)
Les membres du Comité ministériel désigné par le Sommet extraordinaire conjoint arabo-islamique s'entretiennent en Norvège. (Photo, SPA)
Les membres du Comité ministériel désigné par le Sommet extraordinaire conjoint arabo-islamique s'entretiennent en Norvège. (Photo, SPA)
Short Url
Publié le Samedi 16 décembre 2023

Des responsables arabes et islamiques discutent du cessez-le-feu à Gaza lors de leur visite à Oslo

  • Ils ont rencontré leurs homologues de Norvège, du Danemark, de Suède, de Finlande, d'Islande, des Pays-Bas, de Belgique et du Luxembourg
  • Ils ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et complet et à assurer la protection des civils

RIYAD: Des responsables arabes et islamiques se sont entretenus vendredi à Oslo avec le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, et les ministres des Affaires étrangères des pays nordiques et du Benelux, a annoncé le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Les membres du Comité ministériel désigné par le Sommet extraordinaire conjoint arabo-islamique sous la présidence du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, comprenaient les ministres des Affaires étrangères du Qatar, de la Jordanie, de la Palestine, de la Turquie et le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique.

Ils ont rencontré leurs homologues de Norvège, du Danemark, de Suède, de Finlande, d'Islande, des Pays-Bas, de Belgique et du Luxembourg.

 Au cours des discussions, ils ont abordé les développements dangereux dans la bande de Gaza et la poursuite de l’escalade militaire israélienne contre des civils non armés, renouvelant leur position unifiée contre l’agression continue d’Israël contre le peuple palestinien dans l’enclave assiégée.

Ils ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et complet et à garantir la protection des civils, comme le stipule le droit international humanitaire.

Les membres du comité ont également appelé à remédier à toutes les violations flagrantes commises par les forces d'occupation israéliennes contre le peuple palestinien, qui aggravent la tragédie humanitaire et entravent l'entrée de l'aide humanitaire d'urgence dans la bande de Gaza assiégée.

Ils ont souligné l'importance de tenir Israël pour responsable des violations en cours dans la bande de Gaza, en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, qui violent le droit international et le droit humanitaire international.

Les membres du comité ont souligné l'importance de prendre des mesures sérieuses et urgentes afin d’assurer la sécurisation des couloirs sûrs pour l'acheminement de l'aide humanitaire, alimentaire et médicale d'urgence vers la bande de Gaza, exprimant leur refus de restreindre l'entrée de l'aide humanitaire de manière rapide et sûre. 

Les membres du comité ont réitéré la nécessité de créer des conditions politiques sérieuses conduisant à la création d'un État palestinien, exprimant leur rejet de compartimenter la question palestinienne et de discuter de l'avenir de la bande de Gaza séparément de la question palestinienne globale.

Le prince Faisal ben Farhane s'est ensuite entretenu avec son homologue norvégien Espen Barth Eide, lors de sa visite à Oslo, où ils ont discuté des relations entre l'Arabie saoudite et la Norvège et des moyens de renforcer la coopération dans divers domaines.

Ils ont également abordé les récents développements dans la bande de Gaza et l'importance de prendre des mesures urgentes pour mettre en œuvre un cessez-le-feu.

Les ministres ont discuté de l'importance de créer un environnement politique propice à la réalisation d'une paix globale et juste. Cela implique de garantir les droits légitimes du peuple palestinien et de contribuer à la sécurité et à la paix internationales.


 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Short Url
  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.

 

 


Le Koweït attaqué par des missiles et des drones 

L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
Short Url
  • "Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens"
  • L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones

KOWEIT: L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.

Six personnes ont été blessées lundi au Koweït après des attaques de missiles et de drones iraniens, ont annoncé les autorités du pays, alors que Téhéran poursuit ses frappes contre ses voisins du Golfe.

Les secours sont intervenus à l'aube "après la chute de projectiles et des débris sur une zone résidentielle dans le nord du pays", soignant six personnes, dont une a été transportée à l'hôpital, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

L'armée koweïtienne avait fait état dans la nuit de plusieurs attaques de missiles et de drones.

"Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens", a indiqué, sur le réseau X, l'armée, qui avait déjà fait part de deux autres alertes dans la nuit de dimanche à lundi.

L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.


Liban: frappe israélienne à proximité du principal hôpital de Beyrouth

 Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé
  • La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale

BEYROUTH: Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer.

Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé.

La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale.

Une équipe de l'AFP a vu une vingtaine de personnes, certaines en pleurs, devant l'entrée de l'hôpital, alors que des ambulances, sirènes hurlantes, transportaient des blessés.

"Nous avons perdu nos maisons, où pouvons-nous aller?", s'écriait Nancy Hassan, 53 ans, une habitante du quartier visé. "Ma fille qui avait 23 ans a été tuée" lors de la précédente guerre avec Israël, "et aujourd'hui, ses voisines et amies ont été tuées", a-t-elle ajouté.

Deux Soudanais ont été tués, ainsi qu'une adolescente de 15 ans, a indiqué à l'AFP le docteur Zakaria Tawbé, directeur adjoint de l'hôpital, où sont soignés 31 des blessés.

"La frappe a été très violente" et des "malades ont fait des crises de panique", a-t-il raconté, ajoutant que l'établissement n'a subi que des dégâts mineurs.

"Ils ont frappé une zone totalement civile, il y a surtout des migrants, des Soudanais... Les gens étaient chez eux, et ils les ont frappés. C'est ça leurs objectifs militaires?", s'insurgeait Abou Qassem, un habitant du quartier.

Médecins sans Frontières (MSF) a condamné cette frappe sur X, rappelant que "des frappes aussi proches d'un hôpital suscitent la peur et peuvent dissuader les gens de se faire soigner".

"Lorsque des frappes touchent sans avertissement des zones résidentielles densément peuplées, les conséquences sont graves, tant en termes de pertes humaines que de capacité des hôpitaux à faire face", a dénoncé l'ONG.

Stations-service visées 

Une frappe a en outre visé un appartement d'un immeuble d'habitation à Aïn Saadeh, ville à l'est de Beyrouth, faisant trois morts dont deux femmes, selon le ministère libanais de la Santé.

Un responsable local des Forces libanaises, un parti chrétien opposé au Hezbollah pro-iranien, serait mort dans cette frappe, selon l'Agence nationale d'informations (Ani).

Les frappes israéliennes ont fait 1.467 tués et près de 4.500 blessés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale début mars, et plus d'un million de déplacés.

L'aviation israélienne, qui a survolé la capitale à basse altitude, a également mené huit frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, désertée par une grande partie de ses habitants et dont s'élevaient d'épaisses colonnes de fumée.

L'armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes à Beyrouth "sur des centres de commandement du Hezbollah", et a affirmé avoir touché "plus de 15 stations-service" de la compagnie Al-Amana depuis le début de la guerre, qu'il accuse d'être "contrôlée" par la formation pro-iranienne.

Depuis le sud du Liban où Israël poursuit son invasion, le chef d'état major israélien Eyal Zamir a promis d"intensifier" les opérations contre le Hezbollah, selon un communiqué militaire.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Ces bombardements interviennent alors que le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie a fermé après des menaces israéliennes de le viser samedi soir. Israël l'avait déjà bombardé en 2024 lors de sa précédente guerre contre le Hezbollah.

Famille décimée 

Dans le sud du pays, où l'aviation israélienne a continué de bombarder, six membres d'une même famille ont été tués dans la localité de Kfar Hatta. Ils n'avaient pas pu évacuer à temps, malgré un avertissement samedi sur ce village à une quarantaine de kilomètres au nord de la frontière.

Cette famille, déjà déplacée d'un village plus au sud et sans moyen de transport, attendait un proche venu les évacuer, selon la Défense civile. Cet homme a également été tué, portant le bilan à sept morts, dont une fillette de quatre ans.

A Toul, toujours dans le sud du Liban, une autre frappe a tué un couple et blessé leurs deux enfants, selon le ministère de la Santé.

Alors que l'armée israélienne progresse dans la zone frontalière du sud, provoquant de larges destructions sur son passage, le président libanais Joseph Aoun a renouvelé son appel à des négociations directes avec Israël pour éviter que le sud du pays ne devienne "un nouveau Gaza".

"Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (...) sauver ce qui reste de maisons qui n'ont pas encore été détruites?", a-t-il dit dans un discours.