Gaza: Le chef du Hamas est arrivé en Egypte pour des discussions sur une trêve

Un véhicule militaire israélien roule près de bâtiments endommagés dans la bande de Gaza, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, le 19 décembre 2023 (Photo, Reuters).
Un véhicule militaire israélien roule près de bâtiments endommagés dans la bande de Gaza, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, le 19 décembre 2023 (Photo, Reuters).
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Publié le Mercredi 20 décembre 2023

Gaza: Le chef du Hamas est arrivé en Egypte pour des discussions sur une trêve

  • Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh doit se rendre mercredi en Egypte pour des discussions sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et d'un échange de prisonniers palestiniens avec Israël
  • Selon la source du Hamas, les pourparlers en Egypte porteront sur «l'acheminement de l'aide humanitaire, le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza et le retour des déplacés vers leurs villes et villages dans le nord»

JERUSALEM: Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est arrivé mercredi au Caire pour des discussions sur la situation à Gaza, a indiqué le mouvement islamiste palestinien, alors que le Hamas et Israël multiplient les signaux en faveur d'une nouvelle trêve dans la guerre.

Basé au Qatar, M. Haniyeh est arrivé au Caire "pour des discussions avec les responsables égyptiens sur les développements de l'agression sioniste (israélienne, NDLR) sur la bande de Gaza et de nombreux autres dossiers", a affirmé le Hamas dans un communiqué.

Mardi, une source au sein du mouvement a indiqué à l'AFP que M. Haniyeh devait notamment voir le chef du renseignement égyptien, Abbas Kamel, pour des discussions "sur l'arrêt de l'agression et de la guerre, pour préparer un accord de libération de prisonniers et la fin du siège imposé à la bande de Gaza".

Une source au sein du Jihad islamique palestinien a indiqué mercredi à l'AFP que le chef de ce mouvement armé, le second plus important de la bande de Gaza, Ziad al-Nakhala, se rendrait également au Caire au début de la semaine prochaine pour des discussions.

Côté israélien, le président Isaac Herzog a déclaré mardi qu'Israël était "prêt à une nouvelle pause humanitaire et à une aide humanitaire supplémentaire pour permettre la libération des otages".

De son côté, le président israélien Isaac Herzog a déclaré mardi qu'"Israël est prêt à une nouvelle pause humanitaire et à une aide humanitaire supplémentaire pour permettre la libération des otages".

Israël a promis de détruire le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, après l'attaque menée par le mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre qui a fait environ 1.140 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir des derniers chiffres officiels israéliens.

Quelque 250 personnes ont été prises en otage lors de cette attaque, dont 129 sont toujours à Gaza, selon les autorités israéliennes.

Dans le territoire palestinien, 19.667 personnes, en majorité des femmes, des enfants et des adolescents, ont été tuées par les bombardements israéliens, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas.

Tractations en coulisses 

Une première trêve, mise en place du 24 novembre au 1er décembre, avait permis la libération de 105 otages à Gaza, dont 80 en échange de 240 Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes.

Lors d'une rencontre avec les familles des otages mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a expliqué avoir récemment envoyé "deux fois le chef du Mossad en Europe pour promouvoir un processus de libération".

"Notre devoir est de les ramener tous", a-t-il insisté.

D'autres tractations semblent avoir lieu en coulisses.

Selon le site Axios, Israël a proposé par l'intermédiaire du Qatar - qui avait déjà servi de médiateur pour parvenir à la première trêve - une nouvelle pause d'au moins une semaine dans les combats à Gaza pour organiser la libération de plusieurs dizaines d'otages.

Jusqu'à présent, le Hamas a posé l'arrêt des combats comme préalable à toute nouvelle négociation à ce sujet.

Mardi, le Jihad islamique, allié du Hamas, a accentué la pression en publiant une vidéo de deux otages en vie, plaidant pour un compromis qui leur permette de rentrer en Israël.

D'âpres négociations doivent également se poursuivre mercredi aux Nations unies: depuis lundi, le Conseil de sécurité est incapable d'adopter une résolution permettant d'accélérer l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza.

Le vote a été reporté par deux fois et les membres cherchent la bonne formule pour éviter un veto des Etats-Unis, principal allié d'Israël. Le texte, qui réclamait initialement une "cessation urgente et durable des hostilités" à Gaza, évoque désormais une "suspension" des combats.

Crise humanitaire 

Sur le terrain, les bombardements se poursuivent.

Des sources gouvernementales du Hamas ont fait état mercredi de frappes israéliennes à Rafah, Khan Younès (sud), Deir el-Balah (centre), dans le secteur nord de la ville de Gaza, qui ont fait au moins 11 morts, d'après de premières estimations.

L'armée israélienne a expliqué intensifier ses opérations à Khan Younès. Elle a aussi indiqué avoir découvert des explosifs dans un centre médical de Choujaiya, dans la banlieue de la ville de Gaza, détruit des tunnels du Hamas et tué des cadres du mouvement, lors de récentes opérations.

L'armée a annoncé mercredi la mort d'un nouveau soldat. Au total, 133 militaires israéliens ont été tués depuis le début de son offensive terrestre à Gaza le 27 octobre.

Soumis par Israël à un siège total depuis le 9 octobre, le territoire palestinien est confronté à une profonde crise humanitaire: la plupart de ses hôpitaux sont hors service et 85% de sa population, soit 1,9 million de personnes, a fui les destructions au nord de l'enclave pour se réfugier au sud.

Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU publié mercredi, la moitié de la population souffre de faim extrême ou sévère, et 90% est régulièrement privée de nourriture pendant une journée entière.

Même si 127 camions d'aide et de marchandises sont encore entrés dans le territoire mardi par les points de passage de Rafah, via l'Egypte, et de Kerem Shalom, dans le sud d'Israël, ces ravitaillements sont très loin de répondre aux besoins les plus élémentaires de la population.

Seules 10% des denrées alimentaires actuellement nécessaires sont entrés dans la bande de Gaza au cours des 70 derniers jours, selon le rapport.

"Sans l'eau potable, la nourriture et les installations sanitaires que seul un cessez-le-feu humanitaire peut apporter, les décès d'enfants dus à la maladie pourraient dépasser ceux qui ont été tués dans les bombardements", a averti mardi un porte-parole de l'UNICEF.

«Ni eau, ni nourriture»

"Nous ne savons pas où aller. Aujourd'hui, il n'y a ni eau, ni nourriture, il n'y a rien", a confié à l'AFP Nizar Chahine, un adolescent de 15 ans déplacé par les combats à Rafah, ville du sud où s'entassent des centaines de milliers de personnes.

A Deir el-Balah, dans le centre du territoire, Youssef Journi se désespère devant les rayons vides des épiceries.

"Si la guerre continue, vous ne trouverez rien dans les magasins, les gens ne trouveront même pas un grain de farine à consommer", soupire-t-il.

Outre la situation à Gaza, la communauté internationale redoute également une extension du conflit au Proche-Orient.

Mardi, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé des positions du Hezbollah, l'allié islamiste du Hamas au Liban, après avoir intercepté des tirs en provenance du pays voisin. Deux réservistes ont été légèrement blessés après des tirs contre une position israélienne près de la frontière, a-t-elle rapporté dans un communiqué.

Au Yémen, les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, ont eux juré de continuer leurs attaques sur les navires commerciaux en mer Rouge, qu'ils estiment "liés à Israël", malgré le lancement d'une nouvelle force multinationale de protection maritime incluant 10 pays.

Ces attaques "menacent" la libre circulation des marchandises, s'est inquiété mardi le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, lors d'une réunion virtuelle avec de hauts représentants de 43 pays organisée avec l'espoir de mobiliser d'autres partenaires.


L'ONU exige qu'Israël empêche un «génocide» à Gaza

Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
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  • Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza
  • Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites"

GENEVE: Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".

Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.

Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".

Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".

Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.

L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.

Meurtres "illégaux" 

Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.

Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".

Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".

Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.

Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".

"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.

Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.

Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".

Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.

"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".

 


Le président libanais promet de faire «l'impossible» pour arrêter la guerre avec Israël

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  • Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.
  • Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

BEYROUTH: Le président libanais a promis lundi de faire "l'impossible" pour arrêter la guerre avec Israël qui poursuit ses frappes, faisant plus de 3.000 morts depuis mars, malgré une trêve et de nouvelles négociations bilatérales en vue.

"Il est de mon devoir et de ma responsabilité de faire l'impossible (...) pour arrêter la guerre contre le Liban et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué.

Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.

Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

Et le département d'État américain a indiqué qu'il organiserait un nouveau cycle de discussions les 2 et 3 juin.

Malgré la trêve, Israël a poursuivi lundi ses frappes contre plusieurs localités dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a appelé à l'évacuation de trois localités dans les régions de Tyr et de Nabatiyé en prévision de bombardements, et réitéré plus tard son appel pour l'une de ces localités.

Dimanche, des frappes israéliennes près de Baalbeck, dans l'est du pays, ont tué sept personnes dont un chef du Jihad islamique palestinien, allié du Hezbollah.

La formation, qui rejette les négociations directes entre le Liban et son ennemi juré, a revendiqué lundi deux attaques contre des objectifs militaires en Israël.

"En riposte à la violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a visé "une plateforme du Dôme de fer", le système de défense aérienne israélienne, dans un camp militaire, "au moyen d'un drone d'attaque", a déclaré le mouvement dans un communiqué, ajoutant par ailleurs avoir visé un véhicule militaire dans le nord d'Israël.

Le Hezbollah a aussi revendiqué lundi des attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", avait déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Les négociations parrainées par Washington portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, que le groupe refuse.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban, dont 211 enfants ou mineurs et 116 membres du personnel médical, selon un nouveau bilan officiel lundi.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

 


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.