Gaza: Le CICR insiste sur sa neutralité malgré les critiques

Du bois de chauffage est déposé à l'entrée d'une tente où sont assis des enfants, dans un camp abritant des Palestiniens déplacés (Photo, AFP).
Du bois de chauffage est déposé à l'entrée d'une tente où sont assis des enfants, dans un camp abritant des Palestiniens déplacés (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 20 décembre 2023

Gaza: Le CICR insiste sur sa neutralité malgré les critiques

  • La présidente du CICR s'est rendue la semaine dernière en Israël et en Cisjordanie, après s'être rendue début décembre à Gaza
  • La responsable a rappelé qu'un convoi humanitaire du CICR avait été la cible d'une récente attaque meurtrière à Khartoum

GENEVE: Le Comité international de la Croix-Rouge, accusé de ne pas faire assez pour les otages et les prisonniers à Gaza, n'entend pas abandonner sa neutralité, a affirmé sa patronne mardi, de retour de la région.

"La pression que nous subissons aujourd'hui dans le contexte de Gaza et d'Israël est bien plus forte que celle que nous avons subie il y a un an à propos de l'Ukraine et de la Russie" pourtant "déjà très intense", a déclaré Mirjana Spoljaric lors d'une rencontre avec des journalistes au siège du CICR à Genève.

"Mais renoncer à la neutralité et adopter une pratique de dénonciations publiques nous rendrait inutiles", a-t-elle dit.

La présidente du CICR s'est rendue la semaine dernière en Israël et en Cisjordanie, après s'être rendue début décembre à Gaza.

Elle a notamment rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui, dans une vidéo de la rencontre que les autorités israéliennes ont publié sur le réseau X, lui a demandé "d'exercer une pression publique sur le Hamas".

"Les dénonciations publiques ne servent pas" mais entraînent de "nombreuses critiques", a fait valoir Mme Spoljaric.

"Et avec les niveaux élevés de médiatisation et l'impact des campagnes sur les réseaux sociaux, combinées à l'intelligence artificielle, ces critiques deviennent de plus en plus problématiques pour la sécurité de notre personnel sur le terrain", a-t-elle indiqué aux journalistes.

La responsable a rappelé qu'un convoi humanitaire du CICR avait été la cible d'une récente attaque meurtrière à Khartoum, alors que les véhicules devait évacuer plus de 100 civils de la capitale soudanaise.

"Ce qui se passe au Soudan n'est pas sans rapport avec ce qui se passe à Gaza. (...) Nous ne pouvons pas, dans un certain contexte, renoncer à un peu de notre neutralité", a-t-elle dit.

"Sans neutralité, nous ne pourrions pas fonctionner. Sans la confidentialité, nous ne réussirions pas", a-t-elle insisté, déplorant que ces deux principes fassent l'objet des critiques les plus virulentes.

Le CICR a d'ailleurs fait de la réaffirmation de sa neutralité l'un des axes clés de sa nouvelle stratégie institutionnelle, publiée mardi, alors que l'organisation traverse des moments difficiles financièrement en raison de la multiplication des conflits à travers le monde.

Ces difficultés financières vont se traduisent par la suppression de 4.000 postes en 2023-2024, a détaillé Mme Spoljaric, en poste depuis plus d'un an.

Uber 

Il s'agissait de sa première visite dans la région depuis la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par l'attaque sanglante et inédite perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza.

Les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza ont fait plus de 19.600 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas.

L'attaque du 7 octobre a fait environ 1.140 morts essentiellement des civils et environ 250 otages, selon des données officielles israéliennes.

Une centaine de personnes ont été libérées dans le cadre d'une trêve fin novembre en échange de 240 prisonniers palestiniens incarcérés par Israël. Plusieurs dizaines de ces otages et prisonniers ont été transportés dans des véhicules du CICR, en tant qu'intermédiaire neutre.

Mais au lieu que son travail soit salué, le CICR a été critiqué sur les réseaux sociaux et qualifié de un simple service de "taxi" ou à "Uber", une comparaison que Mme Spoljaric a jugé "inacceptable et outrageante".

Elle a également noté la reprise des discussions à Doha sur la libération des otages et des prisonniers palestiniens.

Le CICR ne prend pas part aux négociations, son rôle étant de contribuer à faciliter l'accord en tant qu'intermédiaire neutre, mais l'organisation reste en contact quotidien avec les autorités israéliennes et le Hamas "pour être ensuite prêts à rendre opérationnel l'accord".

"Nos discussions avec le Hamas sont très concrètes, très détaillées, très directes et se poursuivent quotidiennement. Et c'est la même chose avec les autorités israéliennes", a-t-elle expliqué.


Soudan: deux enfants tués et 12 blessés dans une frappe de drones sur une école 

Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR

KHARTOUM: Deux enfants ont été tués mercredi et 12 blessés dans une frappe de drone au Soudan sur une école située dans une ville de la région du Kordofan tenue par l'armée, a déclaré une source médicale à l'AFP.

La frappe de drone a touché une école coranique de la ville d'Al-Rahad, selon un témoin qui affirme avoir vu 12 blessés, attribuant l'attaque aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le Kordofan, vaste région fertile et riche en pétrole, est aujourd'hui le front le plus disputé du conflit qui déchire le Soudan depuis près de trois ans, opposant l'armée régulière et les FSR.

Al-Rahad se trouve près d'El-Obeid, ville stratégique sur la route reliant l'ouest du pays à la capitale Khartoum, et dont les FSR cherchent désormais à s'emparer, après la prise en octobre d'El-Facher, dernier bastion de l'armée dans la région occidentale du Darfour.

Plus de 115.000 personnes ont depuis fui le Kordofan, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".


Le prince William explore AlUla et la réserve de Sharaan

Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne en visite à la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne et le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, en compagnie d’un garde du programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
Le prince William de Grande-Bretagne aux côtés du prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, lors d’une visite à AlUla. (Reuters)
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  • Le prince William a terminé sa visite en Arabie saoudite par une étape à AlUla, où il a visité la réserve naturelle de Sharaan et rencontré des gardes engagés dans la protection de la biodiversité
  • AlUla, qui abrite le site UNESCO de Hégra, est au cœur des efforts saoudiens pour développer le tourisme culturel et de luxe

RIYAD : Le prince William de Grande-Bretagne a achevé la dernière journée de sa visite officielle en Arabie saoudite par une tournée à AlUla, où il s’est rendu au programme de conservation de la faune et de protection de la biodiversité dans la réserve naturelle de Sharaan.

Le prince Badr ben Abdullah ben Farhane, ministre saoudien de la Culture, a accompagné l’héritier du trône britannique, âgé de 43 ans et fervent défenseur de l’environnement, durant cette visite. Le prince William a également rencontré des gardes œuvrant à la préservation de la faune locale.

AlUla abrite le site archéologique de Hégra, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et réputé pour ses tombes nabatéennes antiques disséminées au cœur de montagnes et vallées de grès préservées.

Ces dernières années, les autorités saoudiennes ont redoublé d’efforts pour faire d’AlUla une destination de premier plan pour le tourisme de luxe et les expositions artistiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince William arrive à AlUla pour la prochaine étape de sa tournée en Arabie saoudite

Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
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  • Accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine

ALULA : Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Il a été accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine.

Le comité d’accueil comprenait également le général de division Yousef ben Abdullah Al-Zahrani, directeur de la police régionale, Ibrahim ben Abdullah Barri, directeur du Bureau du protocole royal, ainsi que d’autres hauts responsables.

Plus tôt mardi, le prince William s’était rendu à Riyad, où il a rencontré des joueuses de football, joué aux jeux vidéo et échangé avec des clients dans un café.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com