Otages depuis 100 jours à Gaza: l'attente angoissée des familles en Israël

Un Israélien avec des drapeaux passe devant un mur arborant des portraits d'otages israéliens détenus à Gaza (Photo, AFP).
Un Israélien avec des drapeaux passe devant un mur arborant des portraits d'otages israéliens détenus à Gaza (Photo, AFP).
Un manifestant tient une pancarte faisant référence à l'américain-israélien Hersh Goldberg-Polin parmi ses proches et ses partisans lors d'une manifestation appelant à la libération des otages israéliens détenus à Gaza (Photo, AFP).
Un manifestant tient une pancarte faisant référence à l'américain-israélien Hersh Goldberg-Polin parmi ses proches et ses partisans lors d'une manifestation appelant à la libération des otages israéliens détenus à Gaza (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 10 janvier 2024

Otages depuis 100 jours à Gaza: l'attente angoissée des familles en Israël

  • Sylvia Cunio a posé sur un fauteuil un T-shirt où sont imprimés les visages de ses fils
  • Certains exhortent le gouvernement à ne pas dévier de la manière forte

KIRYAT GAT: “Je les attends. Je veux les serrer dans mes bras". Silvia Cunio refuse de perdre espoir presque cent jours après la capture de ses deux fils qui comptent parmi les otages retenus à Gaza depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre en Israël.

Quelque 250 personnes ont été enlevées le 7 octobre et emmenées à Gaza lors de l'attaque inédite du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien. Fin novembre, 105 ont été relâchées à la faveur d'une trêve.

Selon les autorités israéliennes, 132 manquent à l'appel, des Israéliens en immense majorité, civils et militaires: parmi eux, vingt-cinq sont morts sans que leurs corps aient été restitués tandis que les dépouilles de onze autres sont en Israël.

"Bring them home now" ("Ramenez les maintenant à la maison"). Ces absents hantent la société israélienne, leurs visages sont partout, accueillant les voyageurs dès l'arrivée à l'aéroport Ben Gourion à Tel-Aviv.

Au compte-gouttes, peu à peu, d'anciens otages racontent leur épreuve, font parfois état de violences, y compris sexuelles, qu'ils racontent avoir vécues ou vues.

Organisés en collectif, les proches multiplient les conférences de presse, interpellent les autorités, rebaptisent symboliquement "place des otages" une grande place de Tel-Aviv.

Sans dissimuler leur désarroi, leur douleur, ils refusent de baisser les bras et de sombrer dans le désespoir.

«Film d'horreur»

Ce traumatisme national est aussi un drame intime pour Silvia Cunio, 63 ans: neuf membres ou proches de sa famille ont été enlevés au matin du 7 octobre, en plein shabat, dans le petit kibboutz de Nir Oz.

Quatre restent otages: deux de ses fils David, 33 ans, et Ariel, 26 ans; la petite amie d'Ariel, Arbel Yehud, 28 ans; et le frère de celle-ci, Dolev, 35 ans, père de quatre enfants.

A moins de trois kilomètres de la bande de Gaza, le petit village agricole de Nir Oz fut le théâtre de l'un des pires massacres commis ce jour-là dans le sud d'Israël.

Inédites par leur nature et leur violence contre des civils depuis la fondation d'Israël en 1948, ces attaques du Hamas ont tué quelque 1.140 personnes, en majorité civiles, selon un décompte de l'AFP à partir du bilan israélien.

En représailles, l'armée israélienne a immédiatement lancé des bombardements massifs contre la bande de Gaza avant une offensive terrestre le 27 octobre. Selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 23.200 personnes ont été tuées depuis dans le territoire palestinien assiégé.

Israël s'est fixé comme objectif l'éradication du Hamas, mais aussi le retour des otages.

Dans son nouvel appartement de la petite ville de Kyriat Gat (sud), Sylvia Cunio a posé sur un fauteuil un T-shirt où sont imprimés les visages de ses fils. Elle relit et écoute sans cesse les derniers échanges sur WhatsApp.

A 8h28 ce matin là, Ariel écrit: "Nous sommes dans un film d'horreur." "Depuis ce message aucun signe de vie", dit-elle.

Paradis perdu 

L'attaque passée, un quart des 400 habitants de Nir Oz ne répondront pas aux appels éperdus des proches: 25 y auront été tués, 75 emmenés de force dans la bande de Gaza, dont Kfir Ibas, le plus jeune otage répertorié, qui aura un an le 18 janvier et est retenu avec ses parents et son frère Ariel, 4 ans.

Durant la semaine de trêve fin novembre, cinq des proches de Silvia Cunio comptaient parmi la centaine d'otages libérés en échange de prisonniers palestiniens: ses petites-filles jumelles Emma et Yuli (3 ans), leur mère Sharon, la soeur de celle-ci et sa fille.

Certains otages de Nir Oz ont été déclarés morts par Israël mais Mme Cunio est convaincue que ses fils sont en vie. Elle raconte que David a joué avec son jumeau Eitan dans un film israélo-allemand (Youth, 2013). Ils interprétaient deux frères qui kidnappent une jeune fille pour aider leur père en difficulté financière.

Arrivée d'Argentine en Israël avec son mari en 1986, Silvia Cunio décrit la vie à Nir Oz comme "le paradis". Mais, assure-t-elle en larmes, elle ne reviendra pas dans le kibboutz où elle travaillait à la blanchisserie et comme coiffeuse et manucure.

«Place des otages»

Sur la "place des otages" à Tel-Aviv, une longue table a été dressée, avec des chaises, symboles de l'attente. Des concerts et des manifestations y sont organisés. Des tentes y ont été installées, des T-shirts sont vendus. Une horloge égrène l'absence, heures, minutes et secondes...

Les familles sont unies dans la douleur mais aussi dans l'objectif, la libération des êtres aimés. Mais dans la méthode pour ramener leurs proches à la maison, les fissures apparaissent, répliques de celles qui traversent la société israélienne.

Certains exhortent le gouvernement à ne pas dévier de la manière forte. Ainsi ces Israéliens qui se rendent au point de passage de Kerem Shalom, à la frontière égyptienne, pour demander aux autorités, malgré la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza, de bloquer les convois d'aide tant que les otages ne sont pas libérés.

D'autres réclament une nouvelle trêve, comme Silvia Cunio ou comme Sharon Sharabi, 48 ans, frère de deux otages, Eli et Yossi Sharabi. "On compte les jours, mais mes frères comptent les secondes", dit cet homme, dont une belle-soeur et deux nièces adolescentes ont été tuées dans le kibboutz de Beeri.

Il a quitté l'entreprise financière où il était cadre pour se consacrer à plein temps à la libération de ses frères. A ses yeux, la trêve de novembre a fait ses preuves: "La guerre contre le Hamas, on pourra la faire quand on veut mais maintenant, il faut les ramener en vie et en bonne santé."

Le 9 janvier, le collectif des familles a publié un rapport s'inquiétant de la santé d'otages, dont certains ont été blessés ou souffrent de maladies chroniques. "Le temps presse", abonde le porte-parole du gouvernement Eylon Levy.

"Je demande qu'on me les rende, il faut arrêter cette guerre, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, ce sont des souffrances pour les otages... J'ai le coeur brisé", dit Silvia Cunio.


Israël et le Liban conditionnent un cessez-le-feu à l'arrêt des tirs du Hezbollah

Cette photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe israélienne ayant visé le village de Kfar Tibnit le 3 juin 2026, quelques heures avant que le Liban et Israël ne conviennent de renouveler leur fragile cessez-le-feu. (AFP)
Cette photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe israélienne ayant visé le village de Kfar Tibnit le 3 juin 2026, quelques heures avant que le Liban et Israël ne conviennent de renouveler leur fragile cessez-le-feu. (AFP)
Short Url
  • Israël et le Liban ont accepté un projet de cessez-le-feu, conditionné à l’arrêt des attaques du Hezbollah et à son retrait du sud du Litani
  • Les combats se poursuivent malgré les discussions, avec de nouvelles frappes israéliennes et attaques du Hezbollah

BEYROUTH: Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de conditionner un cessez-le-feu à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et de créer des "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise.

Ce développement intervient après de nouvelles frappes israéliennes qui ont fait au moins 10 morts mercredi au Liban et après de nouveaux tirs revendiqués par le Hezbollah contre Israël, qui a menacé de frapper la banlieue sud de Beyrouth en cas d'attaque contre son territoire.

Jeudi matin, l'infiltration d'un aéronef jugé hostile a conduit l'armée israélienne à sonner l'alerte à Kfar Yuval, un village du nord d'Israël. "Une cible aérienne suspecte a été identifiée. L'incident est terminé. Aucun blessé n'a été signalé", a écrit l'armée sur les réseaux sociaux, sans plus de précisions.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban sont convenus de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", peut-on lire dans une déclaration commune entre les trois parties aux négociations de Washington.

Il sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah" - qui rejette ces discussions - et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement libanais du secteur situé au sud du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a-t-on ajouté.

Les parties sont aussi "convenues de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", une référence au Hezbollah, selon la même source.

Israël et le Liban sont également convenus de participer à une nouvelle session de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

C'est la quatrième fois que des délégations des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se réunissaient à Washington pour des négociations directes.

- Cessez-le-feu bafoué -

Un cessez-le-feu est censé être en vigueur entre Israël et le Hezbollah depuis le 17 avril mais il a été largement bafoué. Et Israël a intensifié et étendu ces derniers jours son offensive, suscitant des risques que ces combats ne contribuent à un nouvel embrasement de la guerre au Moyen-Orient au moment où les négociations entre Washington et Téhéran patinent.

Mercredi, le président américain Donald Trump, qui a eu cette semaine un échange houleux avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le sujet, a insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran.

Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi prévenant que toute attaque contre la capitale libanaise entraînerait "une reprise à grande échelle de la guerre" dans la région.

Selon les autorités libanaises, le Hezbollah avait accepté lundi une proposition américaine prévoyant dans un premier temps qu'Israël s'abstienne de frapper la banlieue de Beyrouth en échange de l'engagement du mouvement à arrêter ses attaques sur Israël.

Mais un haut responsable de la formation a indiqué mardi à l'AFP que son groupe n'accepterait pas de "cessez-le-feu partiel".

- Secouristes tués -

Le Hezbollah a indiqué mercredi avoir visé des militaires dans le nord d'Israël. Et tôt jeudi, le mouvement pro-iranien a affirmé avoir lancé des roquettes contre l'armée israélienne à Al-Qantara, dans le sud du Liban, puis avoir visé avec deux drones un poste de commandement israélien situé à proximité du château historique de Chqif, dans le sud du Liban.

Mercredi matin, une frappe israélienne a visé Khaldé, à l'entrée sud de la capitale, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

D'autres bombardements se sont succédé dans le sud du pays, tuant un soldat et en blessant deux autres, tandis que quatre Syriens et deux Palestiniens ont été tués près de Tyr, une ville côtière millénaire pilonnée depuis plusieurs jours, selon les autorités.

Dans la même région, une frappe israélienne a visé "directement" une ambulance, tuant deux secouristes et blessant grièvement un troisième, a annoncé le ministère de la Santé.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'ANI a annoncé qu'un secouriste avait été tué et un autre blessé dans une nouvelle attaque israélienne à Zebdine, dans le district de Nabatieh, portant à au moins 130 le nombre de secouristes et personnels médicaux tués depuis le début de la guerre.

Les frappes israéliennes ont tué 3.516 personnes depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et en ont déplacé plus d'un million, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.


Liban: frappes israéliennes près de Beyrouth et dans le sud, au moins six morts

Une frappe a touché mercredi les environs de Beyrouth, Israël poursuivant ses raids également dans le sud du Liban où six personnes ont été tuées, au moment où se tiennent des pourparlers entre les deux pays à Washington. (AFP)
Une frappe a touché mercredi les environs de Beyrouth, Israël poursuivant ses raids également dans le sud du Liban où six personnes ont été tuées, au moment où se tiennent des pourparlers entre les deux pays à Washington. (AFP)
Short Url
  • Un correspondant de l'AFP a vu une ambulance sur le lieu et des passants rassemblés sur cette autoroute côtière qui relie Beyrouth au sud du pays
  • Dans le même temps, l'armée israélienne dit avoir intercepté un "aéronef ennemi" en provenance du Liban, pour la première fois en plus de 24 heures, alors que le Hezbollah pro-iranien n'avait pas revendiqué d'attaques contre Israël depuis lundi soir

BEYROUTH: Une frappe a touché mercredi les environs de Beyrouth, Israël poursuivant ses raids également dans le sud du Liban où six personnes ont été tuées, au moment où se tiennent des pourparlers entre les deux pays à Washington.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), la frappe a visé une voiture sur la route de Khaldé, au sud de la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu une ambulance sur le lieu et des passants rassemblés sur cette autoroute côtière qui relie Beyrouth au sud du pays.

Dans le même temps, l'armée israélienne dit avoir intercepté un "aéronef ennemi" en provenance du Liban, pour la première fois en plus de 24 heures, alors que le Hezbollah pro-iranien n'avait pas revendiqué d'attaques contre Israël depuis lundi soir.

Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, avait averti mardi que l'armée frapperait la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah, si ce dernier visait son territoire.

L'Ani a par ailleurs fait état de frappes sans avertissement sur une vingtaine de localités dans le sud du pays mercredi, l'armée israélienne adressant des ordres d'évacuation aux habitants de plusieurs villages.

Quatre ressortissants syriens et deux Palestiniens ont été tués près de la ville millénaire de Tyr, a précisé une source médicale à l'AFP.

Mardi, l'armée israélienne avait affirmé que des membres du Hezbollah pro-iranien se cachaient dans le quartier chrétien de la ville jusque là épargné.


Pays arabes et du Golfe condamnent les récentes attaques iraniennes contre le Koweït et Bahreïn

Le Golfe et les pays arabes condamnent les nouvelles attaques iraniennes visant le Koweït et Bahreïn. Des bateaux passent devant les tours du Koweït, sur le front de mer le long du Golfe, à Salimiyah, le 2 juin 2026. (AFP)
Le Golfe et les pays arabes condamnent les nouvelles attaques iraniennes visant le Koweït et Bahreïn. Des bateaux passent devant les tours du Koweït, sur le front de mer le long du Golfe, à Salimiyah, le 2 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis ont fermement condamné les attaques iraniennes contre le Koweït et Bahreïn
  • Bader Al-Asaker, chef du bureau privé du prince héritier d'Arabie saoudite, a déclaré dans un post sur X.com : "Ô Dieu, protège notre peuple au Koweït et à Bahreïn et préserve notre Golfe de tout mal"


DUBAI : Les pays du Golfe et les pays arabes ont condamné les nouvelles attaques iraniennes visant le Koweït et Bahreïn plus tôt dans la journée de mercredi.

Le ministère des Affaires étrangères d'Arabie saoudite a exprimé la condamnation et la dénonciation les plus fermes du Royaume à l'égard des attaques répétées et odieuses de l'Iran contre le Koweït et le Bahreïn.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que le Royaume réitère son rejet catégorique de ces attaques qui portent atteinte à la souveraineté des États frères et qui constituent une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies.
Le bureau de Mohammed bin Salman d'Arabie saoudite a réagi par un post quelques heures après les attaques de l'Iran qui ont visé Bahreïn et le Koweït.

Bader Al-Asaker, chef du bureau privé du prince héritier d'Arabie saoudite, a déclaré dans un post sur X.com : "Ô Dieu, protège notre peuple au Koweït et à Bahreïn et préserve notre Golfe de tout mal".

Le Qatar, par le biais d'un communiqué du ministère des affaires étrangères, a déclaré qu'il "rejetait totalement le fait de viser des cibles civiles et des installations vitales, et soulignait la nécessité d'épargner à la région les conséquences d'attaques injustifiées et d'œuvrer à la désescalade afin de rétablir la sécurité et la stabilité régionales et internationales".

Doha a également réitéré son entière solidarité et son soutien au Koweït et à Bahreïn pour "toutes les mesures qu'ils prennent pour préserver leur souveraineté et leur sécurité".

Le ministère des affaires étrangères des Émirats arabes unis a également condamné fermement les attaques iraniennes contre le Koweït et le Bahreïn. Dans un communiqué, le ministère affirme que ces attaques constituent une violation flagrante de la souveraineté des deux pays et une infraction au droit international.

Anwar Gargash, conseiller présidentiel des Émirats arabes unis, a appelé à une position ferme et unifiée du Golfe contre l'agression iranienne répétée.

"Face à l'agression iranienne répétée contre l'État frère du Koweït et le Royaume de Bahreïn, le Golfe doit adopter une position ferme, unifiée et cohérente", a écrit Anwar Gargash sur X.

"Aucun État du Golfe ne devrait être laissé seul face à la cible, car la sécurité des États arabes du Golfe est interconnectée, leurs intérêts sont partagés et leur destin est commun.

Le ministère des affaires étrangères du Koweït a condamné le ciblage de Bahreïn par l'Iran, déclarant qu'il s'agissait d'une "escalade dangereuse qui constitue une violation flagrante des règles du droit international et une menace pour la sécurité et la stabilité de la région".

L'Égypte a fermement condamné ce qu'elle a qualifié d'"odieuse attaque iranienne" qui "constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Koweït et représente une escalade dangereuse menaçant la sécurité et la stabilité de la région du Golfe et de l'ensemble de la zone".

La Jordanie, dans une déclaration de son ministère des affaires étrangères, a condamné les "attaques iraniennes brutales qui ont visé des installations civiles et vitales" au Koweït et à Bahreïn, ajoutant que ces attaques constituaient une violation "flagrante" de leur souveraineté.

Le Conseil de coopération du Golfe a également condamné les attaques continues de l'Iran contre le Bahreïn et le Koweït, les qualifiant de "politique hostile inacceptable".

Le CCG a déclaré que les frappes contre des cibles civiles et des missions diplomatiques représentaient une escalade dangereuse et sans précédent.

Jasem Mohamed Albudaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, a déclaré dans un communiqué que l'agression iranienne en cours contre le Koweït et le Bahreïn "révèle la détermination du régime iranien à poursuivre des politiques hostiles rejetées qui sapent la sécurité et la stabilité des pays de la région et menacent la paix régionale et internationale".

Les actions de l'Iran, a-t-il ajouté, "requièrent une position internationale ferme pour mettre fin à ces pratiques agressives dangereuses de l'Iran".

Mercredi, l'Iran a revendiqué les nouveaux attentats visant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, notamment le quartier général de la cinquième flotte américaine.

Le Koweït a déclaré plus tôt qu'il avait suspendu les vols à l'aéroport international du Koweït après que son bâtiment ait subi des "dommages matériels importants" en raison de "l'agression criminelle iranienne".

Kuwait Airways a repris ses vols depuis le terminal 4 de l'aéroport mercredi après-midi après que les autorités aient évalué les dommages subis par l'installation.