Gaza: Berlin s'engage à fournir une aide financière à l'armée libanaise

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock rencontre le Premier ministre par intérim du Liban Najib Mikati et le ministre par intérim des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, à Beyrouth, le 10 janvier 2024 (Photo, Reuters).
La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock rencontre le Premier ministre par intérim du Liban Najib Mikati et le ministre par intérim des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, à Beyrouth, le 10 janvier 2024 (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Jeudi 11 janvier 2024

Gaza: Berlin s'engage à fournir une aide financière à l'armée libanaise

  • L'aide servira notamment à l'achat de carburant ainsi qu'à la formation des troupes libanaises à la surveillance des frontières, a indiqué Mme Baerbock
  • Les troubles transfrontaliers ont suscité la crainte d'un conflit régional plus vaste, ce qui a conduit plusieurs diplomates occidentaux à se rendre à Beyrouth

BEYROUTH: La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a promis mercredi une aide de 15 millions d'euros à l'armée libanaise, dans un contexte d'inquiétude croissante concernant les tensions à la frontière avec Israël, sur fond de guerre dans la bande de Gaza.

L'armée doit être en mesure d'exercer un "contrôle efficace" sur la région afin de "contenir les milices armées et les organisations terroristes", a déclaré la ministre en visite à Beyrouth, ajoutant qu'il s'agissait d'aider l'armée libanaise à mieux sécuriser la frontière méridionale avec Israël.

L'aide servira notamment à l'achat de carburant ainsi qu'à la formation des troupes libanaises à la surveillance des frontières, a indiqué Mme Baerbock.

L'armée israélienne et le Hezbollah, puissant mouvement chiite libanais allié du Hamas palestinien, échangent des tirs quotidiennement de part et d'autre de la frontière israélo-libanaise depuis le début de la guerre meurtrière entre Israël et le Hamas déclenchée le 7 octobre après une attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien.

Les troubles transfrontaliers ont suscité la crainte d'un conflit régional plus vaste, ce qui a conduit plusieurs diplomates occidentaux à se rendre à Beyrouth pour appeler à la retenue et discuter de solutions politiques.

Mme Baerbock, qui s'est entretenue avec le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a déclaré qu'une escalade du conflit "serait une catastrophe pour les deux pays".

Elle a appelé le Hezbollah à se retirer de la région frontalière, où le mouvement soutenu par l'Iran est majoritairement actif, comme l'exige la résolution 1701 des Nations unies, adoptée pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006.

"La guerre à Gaza contre le Hamas ne doit pas servir de prétexte pour ouvrir un autre front et provoquer une guerre régionale", a dit la ministre allemande lors d'une visite d'une frégate allemande dans le port de Beyrouth.

Les soldats allemands font partie de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), chargée de surveiller la zone située à la frontière israélo-libanaise.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.