Liban: le Hezbollah dit avoir visé une base israélienne après la mort d'un de ses chefs

La voiture attaquée utilisée par le haut commandant du Hezbollah, Wissam Tawil, qui a été tué lundi, dans le village de Kherbet Selem, au sud du Liban, le mardi 9 janvier 2024 (Photo, AP).
La voiture attaquée utilisée par le haut commandant du Hezbollah, Wissam Tawil, qui a été tué lundi, dans le village de Kherbet Selem, au sud du Liban, le mardi 9 janvier 2024 (Photo, AP).
De la fumée s'élève à la suite de ce que les forces armées israéliennes considèrent comme une frappe aérienne contre des cibles du Hezbollah dans un endroit indiqué comme étant le Liban, dans cette capture d'écran obtenue à partir d'une vidéo publiée le 8 janvier 2024 (Photo, Reuters).
De la fumée s'élève à la suite de ce que les forces armées israéliennes considèrent comme une frappe aérienne contre des cibles du Hezbollah dans un endroit indiqué comme étant le Liban, dans cette capture d'écran obtenue à partir d'une vidéo publiée le 8 janvier 2024 (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Mercredi 10 janvier 2024

Liban: le Hezbollah dit avoir visé une base israélienne après la mort d'un de ses chefs

  • Le mouvement islamiste libanais a déclaré dans un communiqué avoir ciblé "le centre de commandement de la région nord de l'armée" israélienne à l'aide de "plusieurs drones suicides"
  • Samedi, le Hezbollah avait tiré des dizaines de roquettes vers une base militaire à Meron dans le nord d'Israël, une attaque présentée comme sa première riposte à cette frappe

BEYROUTH: Le Hezbollah libanais a affirmé avoir ciblé mardi une base militaire dans le nord d'Israël, en représailles à l'élimination d'un haut responsable militaire de la formation pro-iranienne et du numéro deux du mouvement islamiste palestinien Hamas au Liban.

Les échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah à la frontière, quasi quotidiens depuis le début de la guerre en Israël et le Hamas le 7 octobre à Gaza, ont gagné en intensité depuis la frappe attribuée à Israël le 2 janvier, qui a tué le numéro deux du Hamas, Saleh al-Arouri, et six autres responsables et cadres du mouvement.

Cette frappe sur le bureau du Hamas dans un fief du Hezbollah en banlieue de Beyrouth a alimenté les craintes d'un débordement régional de la guerre.

Le Hezbollah a dit dans un communiqué avoir ciblé "le centre de commandement de la région nord de l'armée" israélienne dans la ville de Safed à l'aide de "plusieurs drones suicides".

Il a affirmé agir en "réponse" à l'élimination d'un haut responsable militaire de la puissante formation libanaise, Wissam Tawil, tué lundi dans le sud du Liban, et de l'assassinat de Arouri.

L'armée israélienne a confirmé qu'"un appareil aérien ennemi" était tombé sur sa base, mais "sans faire de blessé ni de dégâts".

Samedi, le Hezbollah avait déjà tiré des dizaines de roquettes vers une base militaire à Meron, dans le nord d'Israël, une attaque présentée comme sa première riposte à la mort du numéro deux du Hamas.

Mardi, le numéro deux du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré que ces frappes israéliennes allaient encourager sa formation à "aller de l'avant avec plus de détermination".

Combattants du Hezbollah tués

Il a décrit Wissam Tawil comme "un commandant de la force al-Radwan", l'unité d'élite du Hezbollah.

Des centaines de membres du Hezbollah ont participé mardi aux funérailles de Tawil dans son village de Kherbet Selm, où il a été tué dans une frappe israélienne sur sa voiture, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Il s'agit du plus haut responsable militaire du Hezbollah tué depuis que le mouvement libanais a débuté, le 8 octobre, ses tirs contre Israël pour soutenir le Hamas palestinien.

Peu avant le début des funérailles, un drone israélien a visé une voiture stationnée dans le village, selon l'Agence officielle libanaise Ani et des témoins.

Une autre frappe israélienne avait visé plus tôt dans la matinée une voiture dans une autre localité du sud du Liban, Ghandouriyyé, selon l'Ani. L'attaque a fait "trois morts au sein du Hezbollah", a déclaré à l'AFP une source de sécurité.

Dans l'après-midi, le Hezbollah a annoncé que quatre de ses combattants avaient été tués par Israël, sans donner de détails.

Mardi soir, l'armée israélienne a dit avoir tué Ali Burji, le présentant comme le "commandant de l'unité aérienne du Hezbollah dans le sud du Liban" et responsable de l'attaque contre une base militaire israélienne plus tôt dans la journée.

Le Hezbollah a confirmé que Burji a été tué par une frappe israélienne. Il a toutefois affirmé dans un communiqué que le commandant "de l'unité des drones n'a pas été la cible d'une tentative d'assassinat".

Cela porte à 140 le nombre des combattants du Hezbollah tués depuis le 8 octobre, selon un décompte de l'AFP. Au total, 186 personnes ont péri dans le sud du Liban dans les affrontements transfrontaliers.

Dans le nord d'Israël, neuf soldats et cinq civils ont été tués, selon les autorités israéliennes.

Quelque 10.000 soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont déployés dans le sud du Liban pour faire tampon avec Israël.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.