Blinken affirme que l’intégration régionale au Moyen-Orient n’est possible qu’avec un État palestinien

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, participant à la 54e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse. (Reuters)
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, participant à la 54e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse. (Reuters)
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Publié le Mercredi 17 janvier 2024

Blinken affirme que l’intégration régionale au Moyen-Orient n’est possible qu’avec un État palestinien

  • Le secrétaire d'État américain a souligné à Davos que la mentalité des dirigeants du monde arabe et musulman évoluait, ces derniers étant plus ouverts à l’intégration régionale d’Israël
  • Anthony Blinken a également appelé à une Autorité palestinienne «plus forte et remaniée» travaillant de pair avec le gouvernement israélien

DAVOS: Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a déclaré que la «voie vers un État palestinien» était impérative pour parvenir à une véritable intégration régionale, et garantir la sécurité à long terme d’Israël.

S’exprimant lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos mercredi, Blinken a déclaré qu’Israël «n’obtiendra pas une véritable intégration ni une véritable sécurité en l’absence d’un État palestinien».

Il a souligné l’évolution de la mentalité des dirigeants du monde arabe et musulman qui, selon lui, sont plus ouverts à l’intégration d’Israël dans la région, et s’est interrogé sur la société israélienne. «Est-elle prête à s’engager sur ces questions? Est-elle prête à avoir cet état d’esprit?»

Il a mis l’accent sur «l’importante opportunité de régionalisation au Moyen-Orient», appelant à une action rapide en faveur de l’intégration face à la tragédie humaine à laquelle sont confrontés «tant les Israéliens que les Palestiniens».

Blinken a déclaré que l’intégration, avec un État palestinien, unifierait la région et isolerait l’Iran et ses supplétifs, notamment les milices houthies du Yémen qui ont attaqué et saisi des navires commerciaux dans la mer Rouge.

Il a toutefois insisté sur le fait qu’«une Autorité palestinienne plus forte et remaniée, capable de répondre plus efficacement aux besoins de son peuple, doit faire partie de l’équation» et doit fonctionner avec l’aide d’Israël plutôt qu’avec son opposition.

«Même l’autorité la plus efficace aurait beaucoup de problèmes si elle rencontrait l’opposition active d’un gouvernement israélien», a-t-il soutenu.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, se trouve à la tête d’un gouvernement de droite opposé à la création d’un État palestinien. Netanyahou lui-même a dernièrement affirmé que ses actions au fil des ans avaient empêché la formation d’un tel État.

Blinken a indiqué qu’il appartenait aux Israéliens de décider si le pays pouvait «saisir une opportunité que nous estimons pouvoir exister».

Il a indiqué que «les Palestiniens réfléchissaient sérieusement à la manière dont ils pouvaient mettre en place une gouvernance plus efficace qui réponde aux attentes du peuple», tout en rappelant que l’Autorité palestinienne s’efforçait de résoudre des problèmes fondamentaux, notamment l’élimination de la corruption et l’amélioration de la transparence.

Lorsqu’on lui a demandé si la vie des Juifs comptait plus que celle des Palestiniens, Blinken a répondu: «Non, point final.»

Il a qualifié les scènes de Gaza de «déchirantes». «La souffrance que nous voyons parmi des hommes, des femmes et des enfants innocents me brise le cœur», a-t-il ajouté. «La question est de savoir ce qu'il faut faire», a-t-il indiqué.

Israël a commencé sa dernière guerre contre Gaza – après que le Hamas a lancé une série d’attaques le 7 octobre – tuant plus de 24 000 Palestiniens et en blessant plus de 61 000, tandis qu’un grand nombre d’entre eux sont ensevelis sous les décombres.

Les bombardements intensifs ont réduit en ruines la plus grande partie de Gaza et mis sa population au bord de la famine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com