Gaza est «un cimetière pour les enfants», déclare une responsable de l’Unicef à Davos

Kitty van der Heijden (2ème en partant de la droite), directrice exécutive adjointe des partenariats à l'Unicef (Capture d'écran/FEM).
Kitty van der Heijden (2ème en partant de la droite), directrice exécutive adjointe des partenariats à l'Unicef (Capture d'écran/FEM).
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Publié le Mercredi 17 janvier 2024

Gaza est «un cimetière pour les enfants», déclare une responsable de l’Unicef à Davos

  • Kitty van der Heijden signale qu'une action urgente est nécessaire pour remédier à la situation «catastrophique»
  • Un homme d'affaires palestinien propose que les hôpitaux de Gaza soient gérés par des médecins européens

DAVOS: La situation humanitaire à Gaza, en particulier pour les enfants, est «catastrophique», a prévenu une haute responsable de l'Unicef lors d'une table ronde au Forum économique mondial (FEM) de Davos, mardi.

Kitty van der Heijden, directrice exécutive adjointe des partenariats à l'Unicef, a déclaré que rien n'était sûr pour les personnes piégées au milieu des combats entre le Hamas et les forces israéliennes.

Les enfants de Gaza faisaient face à la menace de «trois fléaux» a-t-elle déclaré: la mort par les airs, les maladies par l’eau sale et la privation de produits de première nécessité tels que la nourriture.

«Nous avons besoin d'une action collective urgente pour remédier réellement à la situation des enfants sur le terrain», a-t-elle indiqué.

«Comme nous l'avons déjà dit à l'Unicef, Gaza est un cimetière pour les enfants», a-t-elle souligné.

Propositions humanitaires

L'homme d'affaires palestinien Samer Kouhry, qui dirige la principale compagnie d'électricité de Palestine, a déclaré que Gaza ne pouvait pas compter uniquement sur l'aide internationale, mais que le secteur privé palestinien devait également s'impliquer.

Parmi les nombreuses propositions visant à résoudre la crise humanitaire, il a proposé que les pays européens, après avoir conclu un accord avec le gouvernement israélien, pourraient gérer et doter en personnel des hôpitaux avec des volontaires à Gaza afin que les traitements urgents puissent être fournis.

«Choisissez un hôpital au nord et un au sud, laissez entrer des médecins et du personnel européen, et surtout des médicaments européens, et laissez-les gérer les hôpitaux», a-t-il suggéré. «De cette façon, les Israéliens ne pourront pas prétendre qu'il s'agit d'une opération militaire.»

Khoury a également recommandé qu'une équipe spéciale des Nations unies devrait être constituée pour travailler avec les responsables israéliens et palestiniens afin de garantir un approvisionnement régulier en eau à Gaza et, si cela est autorisé, l'Égypte pourrait travailler avec les Israéliens et les Palestiniens pour rétablir l'électricité dans l'enclave.

Mirak Dusek, directeur général du FEM, qui présidait le panel, a rejeté les allégations selon lesquelles la conférence ne prenait pas la crise palestinienne suffisamment au sérieux par le biais de sa sélection d'orateurs et de délégués, et a souligné qu'un groupe représentatif arabe important faisait de la crise de Gaza sa principale priorité à Davos.

«C'est un moment très brutal, je peux vous assurer que pour nous cette situation est extrêmement importante», a-t-il soutenu.

«Je suis très heureux que de nombreuses parties prenantes parmi les Palestiniens et les Israéliens se soient engagées à nos côtés.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com